Niger 24

jeudi 20 juin 2013

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Examens de fin d’études primaires : 265.681 candidats à l’assaut du CFEPD et du CEPE/FA

Après deux jours d’épreuves, c’est en principe ce mardi 18 juin 2013, que prennent fin les examens scolaires du Certificat de fin d'études du premier degré (CFEPD) et du Certificat d'études primaires élémentaires franco-arabe (CEPE/FA).

Ils sont au total 265.681 candidats à passer leur premier examen scolaire cette année contre 238.385 en 2012, soit une évolution de 10,26%. Cette progression traduit d'après la ministre en charge de l'Education nationale, Mme Ali Mariama Elhadj Ibrahim, les efforts consentis par l'Etat et ses partenaires.

A la veille de la tenue de ces examens, la ministre de l’Education Nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales, Mme Ali Mariama El hadji Ibrahim a annoncé que toutes les dispositions sont prises pour le bon déroulement de cet examen.

« Le ministère a pris toutes les dispositions financières et matérielles nécessaires à l'organisation des examens », a-t-elle indiqué. Toutefois, la ministre de l'Education nationale a attiré l'attention des différents intervenants dans l'organisation desdits examens.

A cet effet, elle demande aux acteurs intervenant dans la préparation de cet examen de respecter les règles d’éthique et de déontologie  pour une meilleure crédibilité de cet examen.

Mme Ali Mariama El hadji Ibrahim a également saisi cette occasion pour exhorter les candidats à plus de rigueur dans le traitement des épreuves avant d’attirer leur attention sur les fraudes et leurs conséquences.

La ministre de l’Education Nationale, a mis à profit cette veille d’examen pour remercier les partenaires techniques et financiers  intervenant dans l’éducation avant de rendre un vibrant hommage aux enseignants titulaires comme contractuels pour avoir créer des conditions pour une meilleure poursuite des cours durant toute l’année et aussi les parents d’élèves pour leur implication sans faille pour la bonne marche de l’éducation au Niger.

Au Conseil des ministres : Le gouvernement adopte plusieurs projets de textes

Le Conseil des ministres s'est réuni, le vendredi 14 juin 2013, dans la salle habituelle des délibérations, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur Issoufou Mahamadou, Président de la République, Président du Conseil des ministres. Après examen des points inscrits à l'ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes :
Au titre du ministère des Affaires Etrangères, de la Coopération , de l'intégration africaine et des Nigériens à l'extérieur.
Le Conseil des ministres a examiné et adopté le Projet d'ordonnance autorisant la ratification de l'Accord de crédit n° 5238-NE signé le 07 juin 2013 à Niamey entre la République du Niger et l'Association Internationale de Développement (AID) d'un montant de trente trois millions cent mille (33.100.000) Droits de Tirage Spéciaux, soit l'équivalent de vingt quatre milliards sept cent vingt deux millions cinq cent mille (24 722 500 000) FCFA relatif au financement du Programme d'Appui à la croissance partagée
Le 07 juin 2013 a été signé à Niamey l'Accord de crédit n°5238-NE entre la République du Niger et l'Association Internationale de Développement (AID) d'un montant de trente trois millions cent mille (33.100.000) Droits de Tirage Spéciaux — DTS (contre valeur de 50 millions de dollars) soit l'équivalent de vingt quatre milliards sept cent vingt deux millions cinq cent mille (24.722.500.000) francs CFA relatif au financement du Programme d'Appui à la croissance partagée.


Ce programme a été initié par le gouvernement en 2011 dans le cadre du financement des réformes de politiques de croissance et a pour objectif global de soutenir les réformes engagées dans les trois (03) domaines prioritaires suivants : l'amélioration du cadre de l'activité économique ; le développement agricole et rural et l'amélioration de l'efficacité de la dépense publique. Ce projet d'ordonnance a été adopté après l'avis n° 021 de la Cour Constitutionnelle en date du 13 juin 2013. Il est pris dans le cadre de la loi n° 2013-27 du 12 juin 2013, habilitant le Gouvernement à prendre des ordonnances.


II. AU TITRE DU MINISTERE DE L'ENERGIE ET DU PETROLE.
Le Conseil des ministres a examiné et adopté le Projet de décret portant approbation du changement de titulaire du Permis Ténéré. Le présent projet de décret a pour objet l'approbation du changement de titulaire du Permis relatif au bloc Ténéré (Permis Ténéré), détenu conjointement par les sociétés TG World Energy et CNPC International Ténéré (CNPCIT). Initialement ledit permis, auquel est rattachée la convention d'établissement du 07 novembre 2003 signée entre la République du Niger et CNPC International Limited (CNPCI Ltd), est détenu à 100% par la société CNPCI Ltd.
La société CNPC Ltd a cédé 20% de ses parts à la société TG World Energy et transféré les 80% à sa filiale : la société CNPCIT. Cette mutation a entrainé : la modification du détenteur unique du permis Ténéré ; la signature d'un Accord d'Exploitation Conjointe par les détenteurs.
Lesdites modifications et signature ont été approuvées par le décret n° 2004-274/PRN/MME du 14 septembre 2004 portant approbation de la modification des détenteurs du permis Ténéré. Après dix (10) ans de recherches, la société TG World Energy a décidé de se retirer du permis Ténéré. La société TG World Energy a adressé au Ministre de l'Energie et du Pétrole une demande d'autorisation de mutation du permis Ténéré au profit de la CNPCIT.


III. AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE.
Le Conseil des ministres a examiné et adopté les Projets de textes ci-après :
3.1. Projet de décret portant création d'un Musée des Armées du Niger.
L'Etat du Niger s'est engagé depuis l'indépendance dans une politique de valorisation de son patrimoine culturel. En effet, la mise en place des institutions muséales est l'une des actions prioritaires permettant la protection, la conservation et la mise en valeur du patrimoine culturel national. Ainsi, le conseil International des musées définit le musée comme étant une institution permanente au service de la société et de son développement, ouvert au public et à la recherche, de témoignages matériels et immatériels de l'homme et de son environnement, qu'il conserve, communique et expose à des fins d'étude, d'éducation et de délectation.
En raison de la spécificité des Forces Armées dans la société, beaucoup de pays ont songé à la création de Musées des Armées pour permettre au public de connaître et d'apprécier le passé et le présent de ce corps particulier souvent mal connu. Une telle institution permettra sans nul doute de découvrir davantage les Forces Armées et leur participation au développement national à travers leurs actions sécuritaires, éducatives et sociales. 3.2. Projet de décret relatif à la prise en charge des orphelins, veuves, veufs, ascendants directs, des militaires et gendarmes décédés en service commandé.
Le présent projet de décret intervient pour combler un vide juridique en ce qui concerne la prise en charge des orphelins, veuves, veufs, ascendants directs, des militaires et gendarmes qui ont fait don de soi jusqu'au sacrifice suprême. Il vient en application des dispositions de l'ordonnance n° 2010-75 du 09 décembre 2010, portant statut du personnel militaire des Forces Armées, modifiée par la loi n° 2011-35 du 28 octobre 2011, et fixe désormais un cadre juridique pour non seulement soutenir ces ayants droit sur le plan sanitaire, scolaire et social, mais également pour renforcer davantage le moral de ces militaires et gendarmes particulièrement lorsqu'ils sont engagés dans la défense de la nation.


IV. AU TITRE DU MINISTERE DES FINANCES.
Le Conseil des ministres a examiné et adopté le Projet de décret portant adoption de la Stratégie Nationale de Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme.
La lutte contre la criminalité financière, dont les formes les plus visibles sont le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, est devenue, de nos jours, un sujet de préoccupation majeure. Notre pays, à l'instar de la plupart des pays de la communauté internationale s'est impliqué dans la lutte contre ces fléaux, eu égard à leurs impacts socio-économiques et sécuritaires négatifs. C'est dans cette optique que l'Etat a créé la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF). Au plan sous-régional le Groupe inter gouvernemental d'action contre le blanchiment d'argent (GIABA) a formulé des recommandations relatives à la Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme à l'endroit des pays membres de la CEDEAO, notamment la recommandation portant sur l'adoption d'une stratégie nationale.
La lutte contre ces fléaux est devenue une priorité pour notre pays. A cet égard le Ministère des Finances a initié un projet de stratégie de LBC/FT dont l'élaboration a été faite de manière participative. Ce document de stratégie nationale est articulé autour des cinq points suivants :
1. le premier point intitulé objectifs de la stratégie nationale de LBC/FT définit l'objectif global qui est l'atteinte d'un système économique et financier performant, fiable et transparent et un objectif spécifique qui vise une meilleure coordination nationale des actions engagées, une législation complète et efficiente, des structures dotées de ressources suffisantes pour une mise en œuvre efficace, une coopération régionale et internationale développée ;
2. le deuxième point fait l'état des lieux de la LBC/FT au niveau international d'abord où la nécessité s'est fait sentir de mener des actions concertées pour protéger le secteur financier, lutter contre un pouvoir économique criminel grandissant en tarissant les sources de revenus et en développant la coopération internationale ; au niveau régional avec la création de la DIABA, structure de type GAFI chargée de coordonner dans notre sous région les actions de lutte contre ces fléaux, au niveau national, nous avons intégré dans notre ordonnancement juridique les lois uniformes sur le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme et mis en place une cellule de renseignement financier, la CENTIF
3. le troisième point traite des acquis et des vulnérabilités : parmi les acquis, il faut noter que la LBC/FT s'inscrit dans le Plan de Développement Economique et Social (PDES 2012-2015 du Niger ; il s'inscrit aussi dans le cadre d'une multitude d'instruments internationaux, de l'Union Africaine, de la CEDEAO et de l'UEMOA ;
4. le quatrième point décline les objectifs spécifiques et les actions à mener ;
5. le cinquième point concerne la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme qui nécessite la mise en place d'un dispositif de pilotage, la recherche du financement auprès des partenaires et un suivi évaluation annuel des résultats.
Avec l'adoption de ce document de stratégie, le Gouvernement dispose désormais d'un outil efficace de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.


V. COMMUNICATIONS.
Le Conseil des ministres a entendu plusieurs communications :
-  une communication du Ministre d'Etat, Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l'Intégration Africaine et des Nigériens à l'Extérieur sur les nominations :
- de Madame AICHATOU MINDAOUDOU en qualité de représentante spéciale du Secrétaire Général de l'Organisation des Nations Unies pour la Côte d'Ivoire et Chef de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI),
- du Général ABDOU KAZA en tant que Commandant en second de la Mission Internationale de Soutien au Mali (MISMA).
- une communication du Ministre de l'Energie et du Pétrole.
Suite à la chute de trois (3) pylônes au Nigeria sur la ligne de transmission 330 KWA Birni Kébi Niamey, l'approvisionnement en énergie électrique de la zone du fleuve (Dosso - Niamey-Tillabéri) est réduite à 32 MW. Depuis lors, la NIGELEC fait tourner en permanence sa réserve froide et les centrales de location agréées qui produisent 56 MW. Cependant, depuis quatre (04) jours, suite à la panne de deux (02) groupes produisant 18 MW, la disponibilité de la production est encore réduite à 38 MW pour des besoins de 103 MW ce qui explique les longues périodes de délestage à Niamey. Conscient des problèmes majeurs créés par cette situation, la NIGELEC a dépêché au Nigeria une équipe technique pour construire une ligne provisoire afin de rétablir rapidement l'approvisionnement.
Le ministre de l'Energie et du Pétrole a rendu une visite à cette équipe le jeudi 13 juin 2013 et est revenu avec des nouvelles réconfortantes. En effet, les travaux sont sur le point d'être achevés et la ligne sera incessamment mise en service.
L'ordre du jour étant épuisé, Son Excellence, Monsieur le Président de la République a levé la séance. ».

 

Niger : Le CODDAE s’insurge contre le délestage et l’iniquité dans la distribution de l’électricité

Photo DRLe Collectif pour la défense du droit à l’énergie (CODDAE), a rendu public, ce vendredi, une déclaration relative aux coupures intempestives d’électricité et à l’iniquité observée dans le programme du délestage à Niamey.

Dans cette adresse, lue par le Coordonnateur du CODDAE, Moustapha Kadi, le Collectif a indiqué que depuis trois semaines « des coupures d’électricité de longue durée et d’une ampleur exceptionnelle », interviennent sans cesse à Niamey.

« Pire, ces derniers jours, la capitale du Niger est victime d’un black out presque total et les programmes de délestage se déroulent d’une manière peu professionnelle. Les organisations des consommateurs ne sont pas informées, les périodicités des délestages ne sont pas communiqués, les horaires ne sont jamais respectés pour permettre aux usagers de s’organiser en conséquence », précise la déclaration.

Conséquences selon, M. Kadi, aux grands centres, c’est le calvaire : marchés et commerces fonctionnent au ralenti ; les rues n’ont plus d’éclairage public ; l’eau coup à chaque instant ; plus de programmes télé ou radio ; plus de conservation au frais, plus d’ordinateur ; plus de productions dans les ateliers, l’administration est au ralenti ; les usines et les industries sont aux arrêts ; la santé des populations est menacée, la productivité et le business sont affectés,….Dans certains quartiers les coupures d’électricité durent entre 48 et 72 heures.

Face à cette situation le CODDAE estime qu’il y a urgence à créer les conditions opérationnelles pour assurer la continuité et la régularité des services, en attendant l’aboutissement des projets Kandadji en construction, la centrale thermique de Gorou Banda, la centrale à charbon de Salkadama et les futurs chantiers d’énergies renouvelables.

Par ailleurs, le CODDAE attire l’attention de l’Assemblée nationale sur la nécessité de convoquer d’urgence une session extraordinaire pour se pencher véritablement sur la question de la fourniture d’énergie électrique au Niger.

« Le CODDAE demande aux partenaires et aux investisseurs de venir en aide au Niger pour faire face à cette situation, car le développement c’est surtout les infrastructures énergétiques dans un pays », conclu M. Kadi.

 

Niger : Niamey passe une nuit de mardi sous haute tension

Hier mardi 12 juin, aux environs de 21 heures 30 minutes, des tirs nourris ont retenti dans le quartier Koira Tégui, situé au nord de Niamey, la capitale. Ces tirs d’origine non encore déterminée visait un camp de la gendarmerie, selon des témoins.

Selon un riverain dudit quartier : « Les tirs nourris ont commencé vers 21H30. Comme ses tirs persistaient, les gens ont eu peur et sont rentrés dare dare chez eux ».

Cette information a été confirmé par certains citadins, habitants pourtant loin du quartier Koira Tégui.

En effet, un des témoins explique qu’une heure plus tard, des tirs sporadiques se faisaient encore entendre.

‘‘Ce mardi après 21 heures, j’étais au niveau de la paierie du nouveau Marché, en plein centre ville, pour m’inscrire sur la liste afin de percevoir mon pécule, quand j’ai entendu au loin de nombreux coup de feux. Alors nous avons décidé de rentrer à la maison. Nous n’avons pas eu de Taxis et sur les grandes artères de Niamey nous avons croisé beaucoup de forces de défense et de sécurité entrain de patrouiller. Nous avons aussitôt pensé à une attaque terroriste. Mais nous attendons de voir plus claire’’, témoigne Nafissa Ousmane, une enseignante contractuelle à Niamey.

Au niveau du quartier Koira Tégui et Lazaret voisin les rues étaient quasiment désertes.

Certaines sources affirment avoir vu un véhicule 4X4, avec des gendarmes, sortir en trombe du camp pour se diriger vers le centre ville. D’autres sources parlent de deux voitures Pick-up.

Plusieurs axes de la route menant au nord de la capitale ont été barricadés par des gendarmes et obligeaient les usagers à reboursé chemin.

Jusqu’à ce mercredi matin il est impossible de savoir qui sont les assaillants ou encore si cette situation est liée aux récentes attaques islamistes.

Il faut rappeler que le 23 mai dernier, deux attentats suicide ont eu lieu à Agadez et à Arlit. En plus le 2 juin dernier, une évasion de plus de 20 prisonniers, dont 9 terroristes, a eu lieu à la maison d’arrêt de Niamey.

Tension entre Niamey et Tripoli : La Libye renvoie plusieurs centaines de Nigériens

Les déclarations de presses entre Niamey et Tripoli sont-elles entrain de faire de victimes. C’est du moins ce qu’on peut dire quand on sait qu’au cours de cette semaine, près d’un millier de nigériens sont refoulés, par camions de Libye jusqu’à la frontière de leur pays d’origine.

Selon des sources concordantes, ce rapatriement semble être la réponse du gouvernement Libyen au président Mahamadou Issoufou après ces virulentes sorties médiatiques de ces derniers jours, directement adressés à la Libye.

« Les assaillants, selon toutes les informations que nous avons eues, venaient de Libye, du Sud libyen », avait affirmé samedi le président Mahamadou Issoufou.

Et comme pour enfoncer le clou, le président du Niger a commenté : « Ces attaques confirment que notre voisin continue d’être une source de déstabilisation pour les pays du Sahel. »

Pour Niamey, la menace principale s’est, en effet, déplacée de la frontière malienne vers la frontière libyenne. Mahamadou Issoufou, qui a confirmé lors d’une cérémonie d’hommage aux victimes des attentats d’Agadez et d’Arlit perpétrés le 23 mai par des groupes djihadistes, que les assaillants étaient venus du Sud libyen, a également fait part lundi d’un complot terroriste contre le Tchad, toujours depuis ce Sud libyen.

Les auteurs des attentats au Niger contre un camp militaire à Agadez et le site nucléaire français à Arlit  ne venaient pas de Libye, a rétorqué le Premier ministre libyen aux présidents du Niger et du Tchad qui ont accusé son pays d’“exporter” le terrorisme.

« La nouvelle Libye ne tolère pas cela », a averti Ali Zeidan depuis Bruxelles, relevant que le fils de l’ancien dirigeant libyen, Saadi, et d’anciens dignitaires du régime Kadhafi bénéficiaient du droit d’asile au Niger.

S’adressant plus à l’Union européenne qu’à ses voisins, le numéro un de la Libye post-Kadhafi a garanti que son pays avait sécurisé ses frontières. « On ne laisse personne entrer ou sortir de Libye via le Mali », a-t-il indiqué.

C’est donc suite à ces échanges de déclarations que la Libye a entrepris depuis quelques jours de rapatriés des ressortissants nigériens de son sol.

Ainsi, ces rapatriés sont traqués, arrêtés et placés dans des centres de détention avant d’être acheminés par camions par les autorités Libyennes vers la frontière avec le Niger.

Deux personnes auraient trouvé la mort dans ce voyage, cependant il n’y a pas que des Nigériens dans ces convois, on y trouve aussi des Nigérians ainsi que des Maliens et des Sénégalais, mais les Nigériens sont visés en premier.

Sources : RFI, REUTERS et AFP

Diminution du stock fourrager au Niger : Forte pression en perspective sur le cheptel

photo : niger24Au moment où les yeux sont rivés vers le ciel, la situation du cheptel attire l’attention. Il faut penser à soutenir le secteur de l’élevage. L’hivernage 2012-2013 à permis de constituer un stocks fourrager relativement importants mais pas assez pour effacer la situation de déficit créée par des années successifs de sécheresse.

Selon Harouna Abarchi, responsable pastoralisme et environnement au niveau de l’Association pour la redynamisation de l’élevage au Niger (AREN), « au sortir de la précédente campagne pastorale, on était avec un excédant relativement bon, ce qui  ne voulait pas dire que tout était uniforme dans le pays puisque il y a des poches qui ont connu un déficit ». À cela, poursuit-il, « il y a eu des pluies qui ont donné dans certaines zones de petites pousses. Malheureusement, ces pousses n’ont pas fait long feu puisqu’il n’y a pas eu de poursuite de pluie ».

C’est pour dire que, le peu de paille qui restait en son temps a été détruit ou a pourri avec les pluies, à tel point, «  que l’herbe nouvelle n’a pas pu atteindre un niveau où les animaux peuvent le manger. C’est pour dire aussi que la situation pastorale a particulièrement besoin d’attention en ce moment ».

L’élevage au Niger est tributaire de la pluviométrie, mais même si la nature est peu clémente ces dernières années, la forte concentration de bétail, souvent en provenance de pays voisins, notamment le Mali, agit sur énormément sur nos maigres réserves.

Selon Harouna Abarchi, à cause de la crise qui sévie dans ce pays, les éleveurs nigériens qui avaient l’habitude de s’y rendre pour faire paître leurs animaux sont restés au pays. Mieux, ceux du Mali ont fui, craignant pour leur sécurité et celle de leur bien se sont rabattus sur les zones frontalières où, du fait de l’importante concentration de bétail, le pâturage commence déjà à manquer.

Certes, la situation n’est pas encore désespérée dit-on, mais plus la pluie tarde à tomber, plus la paille se raréfie et dans les deux mois à venir, si la situation reste telle, le scénario catastrophe est à redouter.

L’année dernière, il faut noter que le Niger a connu un important déficit fourrager qui s’élève à plus de 10 millions de tonnes de matières sèches. Soit 50% des besoins sur le plan national. Pour résorber ce déficit, les autorités en charge du secteur ont du inciter les éleveurs à procéder au déstockage qui constitue à abattre les animaux épuisés par la crise en contrepartie d’une aide financière versée aux propriétaires.

Le Niger qui est l’un des plus grands pays d’élevage de la sous région compte pas moins de 35 millions de têtes de bétails, toutes espèces confondues.

Sécurité alimentaire : OCHA redoute des pénuries alimentaires au Niger

Photo DRMalgré les bonnes récoltes de l'an dernier, 800.000 personnes ont besoin d'une aide alimentaire d'ici à la saison des pluies au Niger du fait de problèmes d'approvisionnement en céréales et de l'afflux de réfugiés maliens, avertit le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'Onu.

L'organisation, qui s'appuie sur une étude gouvernementale effectuée en mars, juge la situation critique dans 13 localités où 83.000 personnes ont besoin d'une aide d'urgence. La saison des pluies débute d'ordinaire en juillet.

Les problèmes de livraison en céréales, qui poussent les prix à la hausse, touchent notamment les régions minières d'Arlit et de Tahoua, dans le Centre, ainsi que celle de Tillabery dans l'Ouest.

Il y a 30 ans Boubou Hama nous quittait

29 janvier 1982-29 janvier 2012, voilà 30 ans que nous quittait Boubou  après 75 ans d’une vie bien remplie.

Coopération Niger/UE : Le chef des opérations civiles de l’UE fait point

photo : niger24Le commandant des opérations civiles de l’Union européenne, M. Hansjörg Haber, en visite au Niger, a animé hier après midi, une conférence de presse. Une conférence de presse qui s’est déroulée dans la salle de conférence du Grand-Hôtel de Niamey, et au cours de laquelle, il s’est agi pour ce dernier de faire le point sur la stratégie de l’UE en matière de sécurité dans la région du Sahel notamment, à travers la mission civile de l’UE au Sahel (EUCAP-Sahel).

D’entrée de jeu, en ce qui concerne les missions d’EUCAP au Niger, M. Haber a tenu à préciser que, comme son nom l’indique, cette mission est une mission civile qui se propose de renforcer les capacités des forces de défense et de sécurité (FDS) notamment, en organisant mieux la coopération entre les FDS. C’est donc un travail de conseil et d’assistance que cette mission aura à effectuer et ce, conformément aux directives de l’Union européenne.

Plusieurs questions des journalistes ont portées sur la lutte contre le terrorisme en l’occurrence, sur la contribution d’EUCAP en la matière et sur le rôle qu’elle a joué lors du double attentat d’Agadez et Arlit perpétrés le 23 mai dernier. Ce à quoi ce dernier a une fois de plus expliqué qu’en tant que mission civile EUCAP ne peu que s’en tenir à sa mission de conseil et d’assistance.

En ce qui concerne la question d’un éventuel élargissement des capacités et une nouvelle définition de nouvelles orientations pour faire face aux nouvelles donnes du terrorisme et ainsi transformer EUCAP en force d’intervention, le chef de mission de l’UE, a expliqué, là encore, que cette mission relève de la discrétion des État. Une prérogative dont s’est d’ailleurs prévalue la France lors de son intervention au Mali pour déloger les islamistes radicaux qui occupaient le Nord de ce pays, jusqu’à récemment.

M. Hansjörg Haber, a indiqué qu’EUCAP-Sahel, outre le Niger, a vocation à s’installer au Mali et éventuellement en Lybie où, reconnait-il toutefois, les réalités et le contexte étant différents, il serait plus judicieux d’attendre que les choses se calment un peu.

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