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Revue de presse du 15 juin 2013

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Photo : niger24Les suites de l’affaire opposant les deux ténors de la CDS, la lutte contre l’insécurité, plus que jamais, et les déboires du 1er gouvernement de la 7ème république sur fond d’insécurité, justement ! Tels sont entre autres, les sujets traités par les confrères de la presse écrite cette semaine.

Il vous souviendra que le 6 juin dernier, la Cour de cassation à rendu un jugement annulant le congrès des 3 et 4 septembre 2011 du parti qui s’est tenu à Zinder et qui avait consacré l’exclusion de plusieurs ténors dont, notamment, le vice président, Abdou Labo qui, contrairement au mot d’ordre du parti, qui était de soutenir le candidat du MNSD, M. Seini Oumarou – aujourd’hui chef de file de l’opposition –, a préféré soutenir celui du PNDS, Issoufou Mahamadou, actuel président de la république.

Ce jugement en a fait réagir plus d’un. A savoir, les concernés mêmes, mais également les confrères de la presse dont L’Evénement du 10 juin 2013 qui estime qu’avec ce verdict, on ne peut que constater un « Retour à la case départ », sans plus, tandis que Le Républicain constate pour sa part que : « La ligne de démarcation entre les deux camps se précise davantage ». Ce qui n’a d'ailleurs pas empêché certains de commenter et de voir la victoire de l’une ou l’autre des partis. C’est le cas, notamment, du Monde d’aujourd’hui, qui estime que : « Le vrai CDS n’est pas dans l’opposition mais à la majorité ». En somme, du côté d’Abdou Labo. Pour appuyer ces propos, L’Actualité va plus loin en énumérant « Les 4 points de non respect de la parole donnée imputable à Mahamane Ousmane » et qui auraient été cause de son échec. Vous l’aurez compris, la tendance est du côté de Labo. Toutefois nous apprend La Griffe, dans sa publication de la semaine, même si Mahamane Ousmane dit prendre acte de ce verdict, celui-ci n’est pas pour autant prêt à laisser tomber. C’est pourquoi explique-t-il, « Désavoué par la justice, Mahamane Ousmane veut porter son différend avec Abdou Labo devant la cour de la CEDEAO ».

En somme, pour Le Canard déchaîné, le verdict de la Cour d’Etat dans cette affaire ne fait certes pas l’affaire de Mahamane Ousmane, mais il fait encore moins celle de Issoufou Mahamadou. D’où ce titre : « Le président Issoufou toujours dans l’embarras ». En effet, celui-ci est d’autant plus dans l’embarras que dans cette affaire, les dissidents en question ont été exclus à cause du soutien qu’ils lui ont apporté lors de la dernière présidentielle. Ce pourquoi, poursuit notre confrère, celui-ci hésite à « lâcher un ami politique ». Ce qui, non seulement, ne donnera pas une bonne image de lui, mais surtout, amènerai d’autres à beaucoup réfléchir avant de le soutenir. Pour  Le Canard déchainé, « les relations privilégiées que le parti du Président Issoufou tente d’avoir avec l’opposition ne peuvent se construire sans le CDS de Mahamane Ousmane, lequel n’acceptera pas un quelconque deal sans ‘’la tête’’ du ministre Labo dans la balance ». Du coup, conclue notre confrère, « le cas Abdou Labo reste donc une patate chaude entre les mains du Chef de l’Etat ».

De toute évidence, cette affaire CDS, n’est certainement pas la seule qui cause des soucis au président de la République. Surtout en ces temps de psychose, due à la situation sécuritaire difficile que vit notre pays depuis un certain temps. Ce qui donne un peu de grain à moudre à certains journaux, qui ne se sont pas du tout gênés pour critiquer. C’est le cas du Monde d’aujourd’hui qui trouve que « Le ‘’guri système’’ est en panne » tandis que L’Evénement du 10 juin 2013 va plus loin en proposant : « La cohabitation ou recomposition comme alternative ». Dans cette affaire, Le Canard déchainé lui, nous annonce même comme ont dit, qu’à quelque chose malheur est bon, puisque selon lui, au moment même où se sont déroulés les attentats d’Agadez et d’Arlit, du 23 mai dernier, une motion de censure était en gestation en vue de renverser le gouvernement de Brigi Rafini. Une motion qui devait être déposée le 31 mai. Une arme qui est brandie chaque fois qu’une partie veut créer une nouvelle majorité et imposer une cohabitation comme ce fut le cas en 1996 et le 31 mai 2007 et qui, aux dire des analystes politiques aurait eu toutes les chances d’aboutir, eu égard aux résultats du récent vote du statut autonome de la Douane qui a recueilli 54 voix pour et 40 contre. Toutefois, face aux attentas précités, et à la psychose naissante dans le pays, « la motion fut rangée dans les tiroirs mais certainement pas abandonnée », conclue Le Canard.

De la sécurité, parlons-en ! En effet, de l’avis de plusieurs de nos confrères, l’heure n’est plus à relater les faits, encore moins au bilan mais à la mobilisation. Ainsi, pendant que Le Monde d’aujourd’hui annonce que dans ces affaires d’attentats, les Nigériens attendent encore des réponses, pour L’Evénement du 10 juin, cette question est dépassée et on serait plutôt : « A l’heure de la mobilisation générale » tandis que L’Actualité appelle à « Un sursaut patriotique » et que dans la même foulée, La Griffe nous annonce que le générale de division Seini Garba, chef d’état major général des forces armées nigériennes, en visite dans les casernes de l’intérieur du pays appelle les militaires à la vigilance face à la menace terroriste. C’est d’ailleurs dans ce contexte que L’Evénement du 13 juin 2013 annonce en Une que dans le cadre des attaques d’Agadez et Arlit le téléphone portable pris sur la dépouille de l’un des assaillants livre ses secrets. Un téléphone portable de marque Nokia, répondant au numéro 91 18 63 89 qui avait appelé plusieurs numéros au Niger et à l’extérieur notamment en Algérie et au Mali. Ce qui aurait fait considérablement avancé l’enquête et conduit à l’arrestation d’un individu dans la dite localité.

Autrement, la vie suit son cours au pays, avec les petites révélations comme cette interpellation de Me Lirwan Abdourahamane, rapportée par La Griffe qui précise que celui-ci a passer 48 heures dans les locaux de la police, du jeudi 6 au samedi 8 juin. Selon l’intéressé, qui s’est exprimé dans les colonnes du journal, il aurait été interrogé sur la répartition de la première tranche de l’argent destiné aux populations dont les terres ont servi à la construction de l’usine et de l’administration de la Société de raffinage de Zinder (SORAZ). Selon La Griffe, « l’argent en question a été versé après une longue procédure que le jeune avocat avait engagé pour ramener l’Etat du Niger à dédommager les populations expropriées de leurs terres ».

En somme, il serait accusé de détournement de deniers publics. Une poursuite qui serait selon lui, l’œuvre de l’un de ses collègues avocat, aujourd’hui bien placé dans les rouages du pouvoir. Une affaire sur laquelle L’Actualité donne un peu plus de détails en expliquant que suite à sa désignation comme membre de la Cour constitutionnelle, ce dernier estimant que vis-à-vis de sa position, ne pouvait être en même temps juge et arbitre dans cette même affaire, décida de confier la gestion du dossier à son confrère et ami Me Illo Issoufou. Pour L’Actualité, il n’y a pas de doute, cette affaire sent la manipulation ! D’où ce titre quelque peu expressif : « Interpellation de Me Lirwan Abdourahamane : Me Illo Issoufou aurait jeté une peau de banane à son confrère ? »

Cette semaine, il faut également noter la tenue de deux événements sportifs majeurs au Niger. Il s’agit en l’occurrence du déroulement de la 9ème édition du Tournoi de lutte africaine de la communauté (TOLAC) et du match Niger/Burkina Faso entrant dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde Brésil-2014. Pour le premier événement nous apprend Le Républicain, le Niger s’en sort en arrachant une difficile 6ème place en équipe. Toutefois, chose inadmissible pour ce confrère, il n’a glané aucune médaille en or au cours de cette compétition. Une débâcle à domicile que Le Républicain justifie par le mauvais choix de nos ambassadeurs et aussi leur manque de préparation sérieuse. Pour ce qui est du match MENA/Etalons du Burkina, pour ce confrère, malgré sa défaite, le MENA a convaincu.

Un mot de culture avant de terminer, avec cette conférence de presse animée par le styliste Seidnaly Sidi Ahmed dit Alphadi. Une conférence de presse au cours de laquelle ce dernier a annoncé la tenue en novembre prochain de la 9ème édition du Festival international de la mode africaine (FIMA). Un festival qui se déroulera sous le thème : « La créativité au service de la paix en Afrique » et qui se propose comme vous l’aurez compris, en l'occurrence, de contribuer, en ces temps de trouble, à ramener la paix et la sérénité au Niger.

Revue de presse du 03 mars 2013

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Les suites du détournement des fonds publics au ministère de la Santé, le remplacement de Mahamane Hamissou à la vice-présidence de la HALCIA, les remous au sein des partis de la majorité mais également une pointe de nostalgie qui transparait dans les papiers de certains de nos confrères qui se prêtent à rêver d’un éventuel retour de l’ancien président Tandja Mamadou aux affaire… tels sont les principaux sujets traités par nos confrères de la presse écrite cette semaine.

« Qui va à la chasse perd sa place ! » C’est par ce titre que l’hebdomadaire L’Actualité évoque le remplacement de Mahamane Hamissou, président de l’association de défense des droits à l’éducation (ADDE), acteur notoire de la société civile ayant combattu la 6ème république, à la vice-présidence de la Haute autorité de lutte contre la corruption et infractions assimilées (HALCIA). En effet, explique L’Actualité, « pendant qu’il lorgnait de l’institution, et même celle du tout nouveau commissariat pour le Hadj et la Oumra, le voilà qui rate le tout puisqu’il est dégommé et remplacé à la vice-présidence de l’institution par Salissou Oubandoma – un autre acteur de la société civile – tandis qu’un autre candidat plus chanceux, Bello Garba, est nommé à la tête du Commissariat au hadj qu’il convoite ». Mahamane Hamissou est de fait rudement renvoyé à l’exercice de ses fonctions de subversif au sein de la société civile. « Adieu donc la voiture noire, le garde, le gros salaire et les fanfaronnades dans l’ordre de préséance au cours des cérémonies officielles », conclue-t-il.

Pour La Roue de l’histoire, avec cette démission, c’est, « La fin d’un quiproquo » car en signant ces deux décrets, le Président de la république, Issoufou Mahamadou a mis fin à la situation de démission annoncée depuis le mois d’août 2012, sans qu’aucune disposition ne soit prise dans l’affaire. Une situation assez longtemps imprécise même si par ailleurs Le Canard déchaîné lui, prétend connaître les raisons qui ont conduit à cette brouille dans un papier qui nous laisse néanmoins sur notre fin, sans pour autant donner plus de détails que ne connait le commun des nigériens.

« Ministère d la Santé : détournement de plus d’un milliard de Fcfa » titre en une La Roue de l’histoire en revenant sur cette affaire qui défraie la chronique depuis un certain temps. Une affaire qui porte sur le détournement de certains agents du ministère de la Santé, de plus d’un milliard de Fcfa provenant d’un fonds mis à la disposition des autorités sanitaires de notre pays par l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI). Ce scandale financier, nous révèle notre confrère, « a été révélé suite à des investigations faites par un auditeur indépendant courant de l’année 2011et qui a mis à jour des pratiques de fractionnement des marchés et des surfacturation ». Un rapport que Le Républicain qualifie de « Rapport accablant de l’Alliance mondiale » qui a conduit à l’arrestation de pas moins de 21 médecins. Des arrestations qui ont conduit selon Le Courrier à des protestations de la part du Syndicat unique de la santé et de l’action sociale (SUSAS) et du Syndicat national des médecins, pharmaciens dentistes (SYNPHAMED), les deux principaux syndicats du secteur de la santé, qui ont tenu, au cours d’une assemblée générale conjointe qui s’est déroulée le mardi 26 février dernier, à manifester toute leur désapprobation quant-à la manière dont cette inspection à été menée. Ce qui a conduit également, selon toujours ce confrère, à une réaction, dans la même soirée, à la télévision nationale, du ministre de la Justice, Porte-parole du gouvernement qui s’est exprimé sur le sujet, donnant ainsi la position du gouvernement.

Ce qui n’a pas empêché cette « Curieuse visite de Soumana Sanda, le ministre de la Santé, à la prison civile de Kollo », où sont détenus les médecins interpellés. Une visite, une fois de plus, rapportée par La Roue de l’histoire qui explique que ce dernier est parti les rassurer quant-aux dispositions que le ministère et…le parti Lumana, dont il est issue, entend prendre pour leur venir en aide. Le climat à cette rencontre n’était toutefois pas serein, nous rapport La Roue, « puisque plusieurs cadres de la santé ont jugé cette visite inopportune estimant que ce n’était pas le lieu pour les rencontrer ». Il aurait du les rencontrer avant leur incarcération au moment où ils étaient en mesure de produire les preuves et les justificatifs opposables aux conclusions de l’inspection d’État et de l’audit des partenaires de GAVI. Du coup, « l’échange n’a pas beaucoup prospéré quand certains détenus ont rejeté l’offre du ministre Soumana Sanda…certains lui ayant indiqué qu’ils ne sont pas là en tant que militants du Lumana, mais en tant que cadres de santé ». 

Le 15 février dernier, la ville de Gaya a été secouée par des événements qui se sont soldés par la mort d’un jeune lycéen et l’arrestation de plusieurs manifestants, sans compter les nombreux blessés tant du côté des forces de l’ordre que de la population. Tout serait parti, selon L’Actualité, d’une grève des conducteurs de taxi-motos communément appelés Kabou-kabous. Une grève consécutive au refus de ces derniers de se conformer à la réglementation en vigueur en ce qui concerne le dédouanement des véhicules, l’assurance et la vignette et autre port obligatoire du casque. Et celui-ci de titrer en Une : « Grève des taxi-motos à Gaya : un mort et plusieurs blessés », tout en prenant soin d’illustrer ce titre avec la photo du cadavre dépouille du jeune Zayanou, mortellement atteint par une balle perdue, probablement tirée, selon certaines explications par un groupe de policier en sous nombre, mal équipé et probablement dépassés par les événements.

Toutefois, précise notre confrères qui a dépêché un reporteur sur place pour constater de visu les faits il semblerait que ces événements seraient, selon les explications données par les autorités locales, « du fait de conducteurs de kabou Kabou interdits d’exercer au Nigeria qui auraient infiltré les manifestants ». Toujours est-il que selon d’autres sources, ils seraient biens survenus du fait de conducteurs de taxi-motos qui excédés par le « raquettage » de la police avec la complicité de leurs dirigeants syndicaux. Toujours est-il que pour notre confrère de La Griffe, ces événements de Gaya sont à mettre sur la liste des bavures qui entachent le régime de Issoufou Mahamadou, « L’étau se resserre autour des autorités de la 7ème république », même si par ailleurs L’Événement, dans sa parution du 25 février estime que les choses ne doivent pas en rester là et qu’il y a « nécessité de faire une enquête ».

Il parait que « La barque du Lumana prend l’eau ». En somme, rien ne va plus au sein de ce parti politique nigérien qui s’avère être le deuxième parti de la coalition au pouvoir actuellement. C’est du moins ce que semble affirmer L’Événement, dans sa livraison du 28 février qui, après avoir annoncé le 25 février que des grandes manœuvres sont en cours en vue de la « Recomposition du paysage politique », s’est penché sur la vie de ce grand parti au pouvoir en expliquant, en substance, que si le Lumana chavire, c’est en gros du fait défections et débauchages en série qui le laminent ou encore du fait de son inconséquences politique du fait de sa position mi figue mi raisin au sein de l’alliance au pouvoir. Une position qui, selon notre confrère, « est à mettre à l’actif de certains de ses dirigeants qui, au lieu de jouer franc jeu       avec leur allié, ont d’entrée de jeu voulu le faire chanter en diverses occasions ». À cela, il faut également ajouter, « les multiples contradictions relevées dans la gestion du pouvoir les multiples critiques du président dub Lumana, de surcroit président de l’Assemblée nationale, à l’encontre de la majorité à laquelle il appartient ». C’est donc la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Du coup, il semblerait que pour abattre ce dernier, ses alliés de la majorité sont en train de vouloir ressortir de vieux dossiers relatifs à sa gestion de la primature qui risque d’aboutir à une motion de défiance lors de la prochaine session de l’Assemblée nationale.

La seule alternative pour le Lumana aujourd’hui, explique L’Événement, reste et demeure la réconciliation avec son allié d’hier, Tandja Mamadou qui détient la clef de toute recomposition politique. À défaut, « il devra se plié ‘’dolé’’ aux desiderata du PNDS-Tarayya, ce d’autant plus que les Nigériens sont unanimes sur un point : une opposition au régime d’Issoufou serait suicidaire pour Hama Amadou et son parti ».    

C’est le 22 février dernier qu’avait débuté la 34ème édition du Championnat national de lutte traditionnelle dit désormais Sabre national. À cette occasion, plus de 80 lutteurs venus de toutes les régions du pays se sont affrontés dans l’Arène des jeux de Niamey. Malheureusement, malgré toutes les dispositions prise à cet effet, cette année encore, certains de nos confrères ont pu déceler ce qu’ils assimilent au truquage des combats. Ainsi constate L’Événement dans sa publication du 28 février, dès la cinquième journée de combat, « Le phénomène des combats truqués refaits surface ». Un phénomène qui se caractérise par des combats d’arrangement pour permettre aux combattants invaincus, lorsqu’ils sont opposés à des vaincus, d’accéder à un niveau supérieur de la compétition. Même constat chez Le Républicain, pour qui, « Les combats truqués assombrissent l’éclats de la fête ».

Revue de presse du 24 février 2013

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Une prétendue mésentente entre le Président Issoufou et Hama Amadou, les suites de la répression de la dernière marche des enseignants à Niamey, un soupçon de sabotage du régime de la 7ème république, sans oublier le troisième anniversaire de la prise du pouvoir par le CSRD dirigé alors par le commandant Salou Djibo. Voilà entre autres, les sujets traités à la Une des journaux de la semaine.

Ainsi nous apprend La Roue de l’histoire, Hama Amadou, le président de l’Assemblée nationale du Niger est en tournée dans la sous-région. Une tournée officieuse au Bénin, au Togo et au Ghana notamment, qui n’est pas sans rappeler sous d’autres cieux, une tournée que ce dernier effectuait pour dénoncer auprès de cette base arrière, qui lui est totalement acquise, et après sa disgrâce de la tête du gouvernement de Tandja Mamadou, les travers de ses ex alliés du MNSD, désormais versés dans le Tazarché.

Ce déplacement du président de l’Assemblée nationale, explique donc notre confrère, procède d’une stratégie qui, par petites touches, vise, de manière subtile, « à se remettre en scelle et se poser comme un connaisseur de la gestion des affaires d’État… ». Au cours de ce déplacement, Hama Amadou, selon toujours notre confrère, ne s’est pas fait prier pour critiquer le gouvernement de la MRN qui, selon lui, « n’a aucune solution aux questions de développement…on est en train de tourner en rond » devait-il confier à son auditoire. D’où l’idée de manœuvres politiques offshore dont il fait cas dans le titre de son article alors L’Événement, dans sa parution du 21 février se fait plus précis en rapportant en Une, que Hama Amadou aurait annoncé à Lomé, notamment, que rien ne va plus entre sa formation politique le Lumana et son allié au pouvoir, le PNDS. Du fait du climat tendu qui prévaut, celui-ci aurait affirmé être presque au divorce avec Issoufou même si par ailleurs, pour celui-ci, cette réaction du président du Lumana est due à la volonté réaffirmée de Issoufou Mahamadou, à lutter contre l’impunité et à n’épargner personne, qu’il soit de l’opposition mais également de la majorité.

Néanmoins, croit savoir l’hebdomadaire Le Courrier, les deux amis politiques, Hama et Issoufou, ont initié une rencontre de haut niveau afin de procéder à quelques mises au point et de se dire « les quatre vérités ». Une initiative toutefois, qui n’empêche pas les remous sociaux, notamment dans le secteur de l’éducation. Des mouvements qui se traduisent par des grèves perlées, autres marches et sit-in qui font dire au Républicain que : « L’École publique est dans la tourmente » tandis que pour La Griffe, « Avec la persistance de la crise scolaire : Un des engagements du Président Issoufou Mahamadou risque d’être compromis par le gouvernement de Brigi Rafini », à savoir son engagement maintes fois réaffirmé, depuis son discours de prestation de serment, de redonner à l’école nigérienne toutes ses lettres de noblesse. Cet engagement est d’autant plus compromis que cette fois-ci, les revendications risquent de prendre une nouvelle dimension avec la répression de la dernière marche organisée par le Cadre permanent de réflexion et d’actions des syndicats enseignants (CPRASE), le 15 février dernier. Un acte qui, rapporte Le Canard déchaîné, a amené l’Intersyndical des travailleurs du Niger (ITN), qui a pourtant soutenu la candidature du président Issoufou dans le cadre de la Coordination des forces pour la défense de la démocratie (CFDR) dans le cadre de la lutte anti Tazarché à sortir de sa réserve en apportant son soutien au CPRASE.

Dans cette sortie médiatique contre son ancien allié, l’ITN est partit jusqu’à demander que les coupable, autre que les policiers, qui, à son sens n’obéissent qu’à des ordres, soient identifiés et traduits en justice.

Le mot est donc lâché, et cette manifestation sera désormais liée à une précédente manifestation de conducteurs de taxi-motos qui a eu lieu à Gaya et à l’issue de la répression policière qui s’en est suivi, un jeune lycéen a trouvé la mort. Ces deux répressions policières ont suscité beaucoup de commentaires auprès de certains confrères qui ne sont pas passés par quatre chemins pour dénoncer un complot contre le régime de la 7ème république. C’est le cas notamment du Canard déchaîné qui se pose la question de savoir : Qui veut saboter le pouvoir de Zaki – entendez par là Issoufou Mahamadou – ou encore L’Événement dans parution du 18 février qui crie pour sa part à la « complotite ». Toujours est-il qu’aucun de ces confrères n’identifie clairement les présumés comploteurs, tout au plus se contentent ils de suggérer qu’ils sont tapis dans les rangs du pouvoir sans plus !

18 février 2010-18 février 2013 ! Cela fait donc trois ans que le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD), prenait le pouvoir en renversant le régime de Tandja Mahamadou qui avait pris sur lui de procéder à une rallonge de son mandat à travers ce que d’aucun avaient appelé le Tazartché. Trois ans plus tard, l’heure est au bilan quant-à cette œuvre de restauration de la démocratie qui a laissé chez beaucoup un sérieux goût d’inachevé. D’où ce constat de L’Actualité qui pensent que depuis lors, et ce malgré la tenue d’élections, dont la présidentielle a été remportée par Issoufou Mahamadou du PNDS, rien ne va toujours plus. Un constat qu’il fait à travers le titre : « 3 ans après le coup d’État de Salou Djibo : Le Niger toujours bloqué ! » Le Niger toujours bloqué car, selon lui, « Les belles promesses restent encore à être concrétisées »

Entre autres, c’est également le cas du Courrier qui est lui revenu sur l’une des affaires les plus sulfureuse de cette transition militaire à a savoir la soit disant tentative de coup d’État qui s’est en fin de compte révélé comme étant plutôt une tentative d’écartement de certains poids lourds du régime. Assertion que tente de justifier notre confrère en apportant cette fois-ci de nouveaux éléments de preuve notamment, les fac-similés de rapports erronés dont le maître d’œuvre n’est nul autre que M. Cissé Ousmane, le ministre de l’Intérieur de l’époque et qui accusaient plusieurs officiers membres du CSRD, notamment le n°2 du régime, le colonel Abdoulaye Badié de vouloir attenter à la vie du chef de la junet, Salou Djibo. La suite selon lui, on la connait, « comme le mensonge a toujours fini par rattraper la vérité, la justice a prononcé un non lieu dans cette affaire en faveur des officiers incriminés ».

Revue de presse du 20 janvier 2013

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La crise au Mali voisin et la conférence de presse/réponse du ministre des Mines Omar Hamidou Tchiana, tels sont, entre autres, les sujets qui ont retenus l’attention de nos confrères de la presse écrite cette semaine.

En effet, c’est par un vote de 100 voix pour et 4 contres et 0 abstention que l’assemblée nationale du Niger a approuvé hier, 16 janvier 2012, la demande du Président de la république d’envoyer des militaires nigériens au Mali dans le cadre de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA).

Par ce vote, le parlement nigérien donne ainsi le feu vert au Chef de l’État pour l’envoi d’une troupe qui combattra aux côtés des autres forces étrangères engagées dans la libération du Nord mali occupé depuis 10 mois par des groupes armés extrémistes. Dans cette optique, l’on peut dire que la palme du suivi peut valablement être attribuée à l’hebdomadaire Sahel Dimanche qui a consacré tout un dossier à cette question d’envoi de troupes nigériennes au Mali. Un dossier qu’il débute en saluant « L’union sacrée autour de nos vaillants soldats » – ils seront 500 – qui iront au Mali et qu’il poursuit avec des interviews et des témoignages de nigériens sur la question.

Mais auparavant, la plupart des hebdos se sont contentés d’annoncer cet accord. C’est le cas de L’Événement qui, dans sa parution du 17 janvier annonçait que l’assemblée autorise l’envoi de troupe au Mali, tandis que La Roue de l’histoire, titre assez sobrement : « Guerre au Mali : Le Niger s’engage ! » Toutefois, tandis que Le Républicain constatait que le processus d’envoi du contingent nigérien est bouclé, celui-ci se permet d’ajouter en fin de compte, que « Le cours des événements donne finalement raison au président Issoufou ». Toutefois, toujours par rapport à ce conflit au Mali, L’Événement du 14 janvier s’est permis de mettre en garde contre « Les risques d’Afghanisation du conflit ». En somme, celui-ci met en garde contre les risques d’enlisement.

La réponse du berger à la bergère ! C’est en substances ce qu’on peut dire par rapport à la conférence de presse animée par le ministre des Mines, Omar Hamidou Tchiana le 15 janvier dernier. Une conférence de presse au cours de laquelle, il s’est agit pour ce dernier de réagir sur la publication dans la presse des conclusions d’une discussion confidentielle qu’a eue le directeur de cabinet du président de la république et les responsables d’AREVA.

Ainsi, tandis que L’Actualité analyse les propos tenus par le ministre des Mines au cours de cette conférence de presse comme « Les vérités du ministre d’État Omar Hamidou Tchiana », Le Courrier est lui revenu, dans un premier papier, sur la conférence de presse de Hassoumi Massaoudou, en expliquant que : « Massaoudou s’enfonce dans des contradictions dangereuses pour le régime de Zaki », avant de faire le parallèle avec celui du ministre Tchiana en titrant : La leçon du ministre d’État Tchiana ». Un titre qui fait référence au ton apaisé mais ferme utilisé par ce dernier, contrairement à toute attente et surtout à la différence de Massaoudou Hassoumi qui, pour sa part avait multiplié les invectives et les allusions en direction de celui qu’il croyait être à la base de la fuite.

Tout ceci pour dire que dans son ensemble, la presse a plutôt semblé être acquise à la cause du ministre des Mines à qui elle donne un plus grand crédit dans cette affaire. C’est le cas notamment de L’Événement qui, dans sa parution du 17 janvier, titre « Mensonge d’État : La confirmation » en faisant écho à l’article qui a mis le feu aux poudres et qui est paru dans ses colonne la semaine dernière sous le titre, justement, « Accords secrets Niger/AREVA : Mensonge d’État ». Article à la suite duquel, dans sa publication du 14 janvier, il tournait en dérision les propos de Massaoudou par ce titre : « Conférence de presse de Hassoumi Massaoudou sur l’affaire AREVA : Bla bla bla bla… ». Toutefois, avec la réponse de Ladan Tchiana, pour La Roue de l’histoire, c’est clair, « Les supputation sont tombées ».

Toujours dans le sillage des activités minières liées à l’extraction de l’uranium au Niger, et toujours par rapport à la mise en exploitation de la mine d’Imouraren, par rapport à certaines informations à sa disposition, La Griffe se demande si bientôt, les Chinois ne vont pas intervenir à Imou ? Ce à quoi répond L’Événement, en affirmant effectivement que c’est AREVA même qui sollicite les Chinois à qui elle va céder 10% de cette mine pour environ 200 millions de d’euros à travers l’électricien chinois CNNC.

Décidemment, on ne finira pas de parler d’exploitation d’uranium, puisque cette fois-ci, ce sont les populations d’Agadez – région dans laquelle l’essentiel du l’uranium nigérien est exploité – qui ont décidé de réagir par rapport aux inconvénients de l’exploitation de ce minerai, tant sur les populations que sur l’environnement et les animaux. Cette réaction s’est faite à travers une déclaration qui s’est faite, nous apprend La Griffe, en présence des députés, des conseillers régionaux, des chefs traditionnels et des membres des associations de la société civile. En somme, toutes les couches représentatives de la région, qui demandent ainsi une plus juste redistribution des revenus miniers.

Une réaction, également, dans laquelle Le Républicain, voit « La grogne des habitants d’Agadez » alors que La Roue de l’histoire, préfère pour l’occasion « tirer la sonnette d’alarme sur les dangers de l’exploitation minière à Agadez ».

Pour terminer, cette querelle entre membres d’un même parti politique qui aurait bien pu passer pour un quelconque fait divers, si les protagonistes étaient des inconnus de la scène politique. En l’occurrence, il s’agit de Salah Habi Mahamadou, vice président du Lumana et non moins président de ce parti au titre de la région de Tahoua, et du député de la dite région, Mohamed Imbarek, élu sous la bannière du Lumana au titre de la circonscription de Tassara.

L’altercation a eu lieu le 10 janvier, à l’assemblée nationale où, selon L’Actualité où, la question du partage inéquitable des postes de responsabilité soulevée par le député en question a amené le vice-président du parti à faire le déplacement et à intervenir. En effet, selon le député Imbarek, Pendant que la commune d’Abalak a apporté plus de 30 000 voix au parti aux cours des élections passées, la commune de Tahoua n’en a apporté que 7 000 mais c’est quand même elle qui tire le mieux son épingle du jeu avec le plus de promus dans la répartition des postes.

Suite à l’intervention de Salah Habi, l’altercation verbale va tourner au pugilat. Ce qui inspire à L’Événement du 14 janvier ce titre : « Nominations des conseillers et chargés de mission : Pugilat autour du partage », ou encore ce constat de La Griffe qui déplore que des questions relevant des structures politiques, essentiellement, soient transposées à l’assemblée au lieu d’être débattues au niveau des sièges des partis. Mais le détail à ne pas oublié c’est que le vice-président était plus fort que son adversaire qui n’eut son salut qu’en mordant et en cherchant à arracher l’oreille de celui-ci. D’où donc ce titre de L’actualité, « conflit au MODEN-Lumana : quand un député broie l’oreille de son leader régional ».

Revue de presse du 6 janvier 2013

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Cette semaine, l’heure est au bilan pour la plupart de nos confrères de la presse écrite. Bilan diversement apprécié qui a donné lieu à la parution de formats spéciaux des organes de la place. C’est le cas notamment de l’hebdomadaire L’Actualité qui fait le point des grands événements qui ont marqué l’année 2012 tout en esquissant le bilan des réalisation de certains ministères dont, le ministère de l’Éducation Nationale et celui du ministère de la Santé tandis que Sahel dimanche pour sa part, en guise de bilan de l’année, faisait un dossier spécial sur les états généraux de la justice.

« Le cap développement », titre La Roue de l’histoire qui fait un zoom sur le message de nouvel an du président de la république. Un message dans lequel, après avoir fait le point sur les progrès réalisés en 2012, le Chef de l’État déclinait les objectifs à atteindre en matière de développement en 2013. Il a ainsi été question dans ce discours des grands chantiers de construction d’infrastructures routières mis en route au cours de l’année écoulée, de la mise en production de la SORAZ, la raffinerie de Zinder, du programme agricole de l’Initiative 3N mais également de la mobilisation de ressources financières pour l’exploitation de charbon de Sakadalma, du ciment de Kao et de la     réalisation de la boucle ferroviaire.

Toujours est-il que, pour La Griffe, « L’année 2013 risque d’être plus dure pour le régime de la 7ème république ». En effet, pour notre confrère, cette année sera marquée par une accentuation des revendications sociales, une crispation du climat politique et les conséquences de la probable intervention militaire des forces de la CEDEAO au Mali. Autant de sujets qui, selon cet hebdomadaire, ne manqueront pas de préoccuper les autorités de la 7ème république qui entrent dans leur troisième année de gestion du pouvoir.

Restons dans le même registre en parlant, effectivement, de gestion du pouvoir avec Le Républicain qui, dans sa rétrospective de l’année 2012, trouve que le gouvernement vogue entre succès et tâtonnements dans la mise en œuvre de certaines actions. Ce qui n’est pas pour convaincre Le Courrier qui croit savoir que le gouvernement de Brigi Rafini est sur le départ mais qu’un sursis de trois mois lui est quand même accordé car ce départ est programmé pour la date de la commémoration de l’An II de l’investiture du Président de la république Issoufou Mahamadou. Pour notre confrère, ce sursis est concédé au gouvernement actuel du fait du refus de l’opposition de renter dans un gouvernement d’union nationale, ce qui a quelque peu prolongé la longévité de cette équipe critiquée de toutes parts et dont le manque de résultats est patent selon toujours Le Courrier.

Mais dans tout ça, s’il est clair que cette équipe est incompétente, pourquoi alors reporter jusqu’à mars son départ ? Pour notre confrère, la réponse en est simple, c’est juste pour, « préparer l’embellie de l’événement,…et permettre à l’équipe actuelle de camoufler les tares dans les ‘’prouesses’’ réalisées ».

« Le Niger est désormais autorisé à soumettre un programme compact de développement au Millenium challenge corporation (MCC) », écrit l’hebdomadaire Le Républicain pour annoncer la désignation de notre pays pour accéder aux ressources mis à la disposition de certains pays en développement par le gouvernement des États-Unis via cette institution qu’est le MCC. 14 pays avaient alors déposé leurs dossiers de candidatures mais finalement, ils ne seront que 5, dont notre pays à être sélectionnés. Ce qui va désormais leur permettre de disposer d’un appui de 100 à 600 millions de dollars US, non remboursables échelonné sur une période de 5 ans.

Ainsi, pour Le Courrier, citant M. Ari Mala, coordonnateur du MCC au Niger, « la qualification du Niger à ce programme ne constitue que l’aboutissement d’un engagement politique des plus hautes autorités du pays ». Notamment, un travail gouvernemental et diplomatique sérieux, qui a été mené avec le soutien de l’ambassade des États-Unis au Niger. Et tandis que La Griffe poursuit sur la même lancée en estimant également que ce choix n’est que la récompense du mérite, Le Républicain de rappeler tout de même que pour passer du Programme seuil au programme compact, « le Niger se doit de présenter dans un délai de 27 mois, au plus tard, des projets porteurs de développement de haute facture, élaborés sur la base de ses priorités de développement, en mettant en avant la croissance économique et la lutte contre la pauvreté ».

« L’engagement des agents des douanes pour une mobilisation des recettes douanières dans un contexte de réformes et de modernisation », tel était le thème du 15ème congrès ordinaire du Syndicat national des agents des douanes (SNAD) qui s’est tenu du 26 au 28 décembre 2012 à Niamey. Un congrès au cours duquel il s’est agit, pour Le Canard déchainé, de « Redorer le blason des agents des douanes », mais surtout un congrès qui a donné une fois de plus, écrit La Griffe, aux douaniers nigériens, l’occasion de demander plus de sécurité, de moyens et surtout le départ de la société d’inspection, COTECNA, pour une meilleure mobilisation des ressources.

Néanmoins, au vue du contexte dans lequel se tient ce congrès, contexte caractérisé selon La Roue, par les tensions entre le SNAD et le ministère de Finances résultant de plusieurs affaires scabreuses dans lesquelles certains agents des douanes sont impliqués, et compte tenu du discours assez conciliant du ministre Jules Baillet lors de l’ouverture de ce congrès, ce confrère de se demander si on avait assisté à une « Paix des braves ou à une incompréhension différée ? » Tant la brouille était grande. Toujours est-il que, du côté de L’actualité qui fait une autre lecture du déroulement de ce congrès, il n’y a été question que de satisfecit, d’engagement et de mobilisation.

Bien d’autres sujets ont été également traités cette semaine à la une de nos confrères. C’est le cas du 38ème congrès du Syndicat national des enseignants du Niger (SNEN) qui s’est tenu du 25 au 28 décembre 2012 à Tahoua. Un congrès au sujet duquel titre La Roue de l’histoire, « Printemps arabe des enseignants », eu égard au « débarquement » de 13 membres de l’ancien bureau exécutif national – y compris la secrétaire générale, Mariama Chipkaou. En effet, à l’issue des débats houleux qui ont secoué ce congrès, les congressistes avaient jugé nécessaire de les remercier au terme d’un mandat jugé peu reluisant. En fin de compte, ce sera Abdou Abdourahamane, du CSR d’Agadez qui sera élu secrétaire général face au secrétaire général, 1er adjoint du bureau sortant.

Revue de presse du 1er décembre 2012

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Du 26 au 30 novembre, se sont déroulés à Niamey, les états généraux de la justice nigérienne. Une rencontre qui a réuni toutes les couches socioprofessionnelles de la société et au cours de laquelle il s’est agi pour les 500 participants de faire le point sur les problèmes qui minent le secteur afin d’y apporter les solutions appropriées.

La plupart des confrères se sont particulièrement intéressés au déroulement de cette grand-messe de la justice nigérienne. C’est le cas du Républicain qui annonce qu’avec ces états généraux, « La justice fait sa toilette » tandis que pour La Griffe, c’est surtout l’occasion de « crever l’abcès ». Toujours est-il que pour L’Actualité, ils vont promouvoir une justice crédible, indépendante et accessible. Ce qui ne l’empêche pas de se demander toutefois, dans un autre papier, si en matière de justice, « l’impunité zéro est possible ? ». Un papier qui sonne comme une réponse à La Roue de l’histoire pour qui, ces états généraux vont créer, justement, les conditions de l’impunité zéro.

Parlant de justice, il faut dire que cette semaine, à la veille de cet événement d’envergure que sont les états généraux de la justice, la justice nigérienne a quand même frappé un grand coup ! En effet, nous apprend L’Arbre à palabre : « Un magistrat et un colonel des douanes interpellés et emprisonnés ». Ce magistrat et ce douanier ce sont le colonel des douanes Assogba Claude Édouard et le magistrat Moussa Seybou Amadou, nous apprend le bi hebdomadaire L’Événement dans sa parution du 26 novembre 2012. L’Événement qui voit à travers ces arrestations, un signal fort du président Issoufou, « aux prédateurs des maigres ressources de l’État de même qu’aux esprits malveillants qui doutaient encore de sa capacité à faire rendre gorge à tous les vampires de la nation ».

En fait, pour revenir à cette affaire, il faut dire le dit colonel Assogba a été, il y a quelque temps, interpellé dans une affaire de corruption. Il a bénéficié d’une libération provisoire prononcée par le juge Seybou Amadou. Cette affaire, selon L’Événement, serait partie d’une plainte du même colonel Assogba contre son banquier. Banquier qui aurait à son insu effectué des opérations bancaires sur le compte de sa fille, âgée seulement de 7 ans mais dont le compte serait déjà crédité de pas moins de 100 millions de Fcfa.

Le juge Moussa Seybou Amadou, en charge du dossier a donc voulu en savoir un peu plus sur l’origine de la richesse du sieur Assogba. Une stratégie, selon notre confrère, pour effrayer le colonel des douanes en vue de lui soutirer quelque chose.

La stratégie paya et le juge qui se retrouva en fin de compte avec un joli pactole, ordonna la libération du douanier à 22 heures, « fait inédit dans les annales de la justice nigérienne », précise l’Événement.

C’est donc pour être conséquent avec son discours que le Président Issoufou ordonna que la Haute autorité de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HALCIA) de se pencher sur cette affaire. Ce qui a permis d’établir les faits et d’interpeller ces deux individus.

« Au Grand-marché de Niamey : Des boutiques cambriolées au nez et à la barbe des agents de sécurité », nous apprend L’Événement dans sa parution du 26 novembre 2012. Pour les faits, c’est dans la matinée du 24 novembre, que les commerçants du Grand-marché ont eu la surprise de trouver leurs boutiques cassées. Pendant que la direction générale de la Société de construction et de gestion des marchés (SOCOGEM) annonçait le nombre de 15 boutiques cambriolées, les commerçants quant-à eux dénombraient 26 boutiques visitées. D’ores et déjà nous rapporte notre confrère, les commerçants du marché crient déjà au complot car, « beaucoup ne comprenne pas comment ce vol a été commis en toute tranquillité, alors que plusieurs agents assurent la sécurité à l’intérieur comme à l’extérieur du marché ». Un marché qui, précise le bi hebdomadaire, ferme à 18h ou 18h30 et ouvre le lendemain à 8h.

Toutefois, pour L’Actualité, le plus important dans cette affaire, c’est de trouver impérativement qui sont les auteurs et les complices de ce forfait ? Même si par ailleurs, pour ce dernier, aujourd’hui, avec cette affaire, c’est la direction générale et à travers elle, la directrice générale qui est pointée du doigt. Elle qui est accusée de mauvaise gestion. C’est donc l’occasion que saisit L’Actualité pour faire le parallèle avec ce mouvement des commerçants qui avait valu à l’ancienne directrice générale, son poste.

Comme pour faire le parallèle avec cette affaire, cette semaine, Le Canard déchaîné à choisi de faire un papier sur … la police nigérien. Une police qui, dans cet article intitulé : « Amères vérités : La police sur la sellette », explique notre confrère, « …est sur une pente dangereuse. Avec une image presque par terre, elle est trainée dans la boue par le fait de brebis galeuses qui fourmillent dans ses rangs ».

En effet, selon ce dernier, la police, aujourd’hui, n’est ni plus ni moins qu’une « machine huilée par l’argent ». Une cohorte d’individus arborant fièrement la tenue et le béret mais qui, par leurs actes, creusent chaque jour un fossé grandissant entre eux et les populations. La corruption menace dangereusement cette institution et selon Le Canard déchainé, si vous vous faites arrêter sur une moto ou dans un véhicule sans aucune pièce, et bien 2000 francs, voire 5000 francs selon la gravité du cas, et le tour est jouer.

Vous avez un litige avec quelqu’un, arrangez-vous pour le devancer au commissariat et voilà, le tour est une fois de plus joué. Combien de personnes, se demande notre confrère, se sont ainsi retrouvées en prison du fait de rapports policiers tronqués et respirant l’argent ? Dieu seul le sait !

Et notre confrère de prendre soin d’émailler chaque cas qu’il évoque, d’exemples concrets, ce qui rend davantage plus intéressants cet article.

Pour mettre fin aux dérives constatées dans le milieu, Le Canard préconise la création d’une police des polices avec des éléments qu’on aura au préalable ciblé pour leur intégrité. Il urge selon lui, de prendre les dispositions qui s’imposent car on ne peut prétendre assurer la sécurité de la population avec une police corrompu. Or, sécuriser la population, c’est cela même la vocation de la police.

« Commerce illicite du plumpy nut dans la région de Maradi : La traque des marchands de la malnutrition se poursuit » titre La Roue de l’histoire pour évoquer le trafic de cet aliment nutritif fabriqué à base d’arachide qui a contribué à réduire considérablement le taux de mortalité infantile du fait de la malnutrition. Une malnutrition qui est endémique dans notre pays notamment, suite à la crise alimentaire qui a sévi en 2005 et qui a affecté des milliers d’enfants âgés de 0 à 5 ans dans la région de Maradi. C’est à partir de cette période nous apprend La Roue, que le Plumpy nut a été distribué massivement par les partenaires comme l’Unicef, le PAM et Médecins sans frontières. Il fait partie de ce qu’on appelle les Aliments thérapeutique prêts à l’emploi (ATPE).

Selon notre confrère, ce produit, très efficace dans la lutte contre la malnutrition, a vite suscité la recherche du gain car à peine découvert, ce produit est devenu en peu de temps un produit prisé même par les personnes bien portantes. D’où l’origine de sa commercialisation. Un commerce qui donne lieu depuis 2008 à un marché noir autour des centres de prise en charge des enfants malnutris.

Ce marché est en partie alimenté par des femmes qui se permettent d’y écouler les rations hebdomadaires de leurs enfants soit souvent, de 14 à 20 sachets de Plumpy nut. Des tontines de Plumpy nut ont même été instituées par les femmes à différents endroits de la ville afin de disposer de plus grandes quantités à mettre sur le marché.

On ne connait pas la source de la fuite de ces produits d’autant plus que les gérants desdits centres de récupération se disculpent et disent ne pas savoir d’où viennent tous ces cartons qui inondent le marché. Toujours est-il que face à l’ampleur de ce trafic, les autorités régionales ont mis en place un comité de lutte contre le trafic de ce produit. Comité qui, depuis sa mise en place à saisi pas moins de 3000 sachets de plumpy nut.

Revue de presse du 25 novembre 2012

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L’objectif est atteint ! C’est du moins ce qui transparait des différents commentaires des confrères cette semaine quant-à la table ronde des Partenaires techniques et financiers sur le financement du Plan de développement économique et social (PDES) qui s’est tenu à Paris les 13 au 14 novembre derniers. Au cours de cette réunion, présidée par le président Issoufou Mahamadou, il s’est agi pour la partie nigérienne d’amener les partenaires du Niger à participer au financement du Plan d’intervention prioritaire (PIP) qui se chiffre à 5421,6 milliards de francs. Une partie du financement, à savoir les 3009,5 milliards étant acquis, c’était un gap de 2 355milliards de Fcfa qui était recherché pour le financement du PDES et du Plan d’investissement de l’initiative 3N pour la période 2012-2015.

Et bien, nous apprend Le Canard déchainé, c’est désormais chose faite car selon lui : « Les annonces de contributions se chiffrent à plus de 2 401 milliards de Fcfa ». Soit plus de 100% des besoins de financement extérieur du PDES. Ce qui équivaut, selon Le Courrier, à la validation de ce PDES qui met résolument le Niger sur la voie du développement.

Toutefois, pour Le Républicain, il y a lieu de tempérer puisque nous apprend ce confrère, la libération effective des ces fonds qui ne sont que de l’ordre des engagements est soumise à conditions. Même si par ailleurs, le ministre du plan Amadou Boubacar Cissé, artisan de cette Table ronde à tenu à rassurer dans la conférence de presse qui a suivi cette rencontre en expliquant que « les partenaires n’ont aucun intérêt à annoncer des financements et à les geler sans aucune autre utilisation ». Pour lui, « les lenteurs dans la mise en place des ressources proviennent pour une très large part de notre propre incapacité à les utiliser à temps et avec l’efficacité nécessaire pour avoir les résultats attendus ».

Toujours est-il que pour l’hebdomadaire La Griffe, « après le succès éclatant de cette Table ronde, il y a nécessité de d’imprimer une nouvelle dynamique à la gestion du régime de la 7ème république. Une nouvelle dynamique qui doit se traduire, selon lui, dans un premier temps, par la formation d’une nouvelle équipe gouvernementale mieux adaptée à faire face aux nouveaux défis. Ceci étant d’autant plus nécessaire qu’à son sens, « qu’on le veuille ou non, après plus d’un an de gestion, l’équipe du Premier ministre Brigi Rafini a besoin d’une vidange sérieuse pour l’extirper de tous ses membres qui ont été assignés ou qui ont même posé des actes contraires à la bonne gouvernance ».

Du gouvernement, et plus particulièrement du Premier ministre Brigi Rafini, il en est question dans La Source qui, dans un article intitulé : « Gestion du gouvernement : Le Premier ministre au bord du précipice », croit savoir que ce dernier se prépare pour rendre le tablier, et ce pour raison de santé. Argument auquel notre confrère ne semble pas trop donner de crédit car à y regarder de près, selon lui, il y a bien longtemps que le capitaine ne commande pas son navire. Pour lui, cela peut-être une des raisons justifiant l’échec du premier gouvernement de la 7 ème république. Un gouvernement qui, poursuit-il, se caractérise par, « …l’incohérence dans les prises de position, le manque de rigueur dans la gestion et l’amateurisme dans les négociations avec les acteurs sociaux… ».

Toutefois, toujours par rapport à cette « affaire » de démission du Premier ministre, et dans le doute, L’Enquêteur dans sa parution du 21 novembre avait dans son interview fictive, comme invité : le Premier ministre en personne ! Lorsque le journaliste animant cette rencontre fictive avait félicité Brigi Rafini pour le courage qu’il a eu en déposant sa démission, celui-ci a semblé très surpris : « J’ai présenté ma démission à SEM Issoufou Mahamadou ? Moi ? Première nouvelle ! Et quand ça ?...c’est faux, j’ai juste dit à Issoufou que j’étais fatigué et que je désirais me reposer… Où est ma prétendue démission dans ça ? »  

Les états généraux de la justice, c’est du 26 au 30 novembre. À cette occasion, l’hebdomadaire gouvernemental Sahel Dimanche à consacré tout un dossier à la justice nigérienne. Un dossier qui débute par une interview du ministre de la Justice Marou Amadou qui, d’entrée de jeu affirmait que « les états généraux ne sont ni un tribunal de règlement de compte, encore moins un tribunal où on peut régler son affaire ». Ceci pour lever toute appréhension sur cet événement majeur qui va consacrer le renouveau de la justice nigérienne.

Au préalable, celui-ci est revenu sur le processus qui a mené à l’organisation effective de cet événement qui devrait faire le point sur les problèmes qui minent le secteur afin d’y apporter les solutions appropriées.

S’en est alors suivi une série de petits articles faisant l’état des lieux de la justice notamment en débutant par l’historique du ministère de la Justice. Un ministère qui, de sa création en 1959 à nos jours a vu passé pas moins de 29 ministres à sa tête nous apprend Sahel Dimanche.

Dans le cadre de ce dossier, il a donc été question de l’accès à la justice (moderne bien entendu) mais également de la justice coutumière dans ses compétences et ses limites. Tout ceci est donc à découvrir dans le Sahel dimanche de cette semaine.

« Le Niger perd le siège du holding du groupe BRS ». C’est bien ce que nous apprend La Roue de l’histoire qui évoque un avis de la BRS Côte d’Ivoire, en date du 9 novembre qui propose un projet de Fusion – absorption du Holding du groupe qui a son siège à Niamey, de même que ses 8 filiale implantées dans les différents pays de l’UEMOA.

Et notre confrère de se demander ce qui a bien pu motiver ce choix et surtout le pourquoi du silence de nos autorités qui n’on jusqu’à présent pas réagi.

En fait, La Roue se pose d’autant plus ces questions, que la BRS a été créée à l’initiative de l’ancien président Tandja en vue de lutter contre le chômage endémique des jeunes dans les pays membres de l’espace UEMOA. Pour celui-ci, même si aujourd’hui, cette banque semble en banqueroute, cela justifie-t-il pour autant le fait qu’une filière puisse prétendre « absorber » tout le Holding ?

Car, là encore, selon notre confrère de La Roue, il faut se dire que le seul fait que le siège de la BRS soit au Niger, cela a coûté à notre pays plusieurs postes et avantages au sein de l’UEMOA. C’est le cas notamment du poste de gouverneur de la BCEAO, ou encore celui du président de la Commission de l’UEMOA.

Le plus grave dans cette affaire selon La Roue de l’histoire, c’est que si cette absorption se concrétise, la Côte d’Ivoire aurait l’intention de créer seulement trois filiales. Une en Côte d’Ivoire, une autre au Bénin et la troisième au Togo, le Niger étant exclu de ce schéma.

Dans le cadre de la mise en œuvre du volet de construction de 5000 logements sociaux du Président de la république, une convention pour la construction d’une première tranche de 1000 logements a été signée le 9 septembre 2011 avec la FEDERAL GROUP INTERNATIONAL, une société américaine et le ministère de l’Urbanisme, du Logement et de l’Assainissement, représentant l’État.

Juste quelques jours après la conclusion de ce partenariat public-privé, le chef de l’État à procédé personnellement au lancement des travaux de cette première tranche. Malheureusement, relève notre confrère, depuis lors, aucune réalisation n’est visible sur le terrain. D’où ce titre du Républicain : « Construction de logements sociaux : Le chantier a du plomb dans les ailes ».

Il faut savoir qu’à la signature de ce partenariat, la société FEDERAL s’était engagée à construire 5000 logements, à raison de 1000 par an et ce, pour un coût global de 55 milliards de francs. Grâce à ce projet, selon Le Républicain, ce sont quelques 70 000 Nigériens qui devaient bénéficier de maisons construites et quelques 15 000 autres qui auraient une opportunité d’emplois durant les travaux de construction.

Et notre confrère de se demander s’il faut encore compter sur cette entreprise qui, nous apprend-il, a depuis quelques temps coupé court avec ses partenaires.

Et dire que dans le business plan qu’elle avait soumis aux autorités au début du processus, il était question de 20 000 logements sociaux !

« Chaque année, la route tue plus d’1 millions de personnes à travers le monde, provoquant blessures graves et handicapant plus de 30 millions d’autres dont 65% des victimes sont des piétons ». Ce sont là quelques chiffres donnés par le ministre du Transport, Ibrahim Yacouba, dans un message qu’il a livré le dimanche 18 novembre dernier à l’occasion de la Journée africaine de la sécurité routière. Un message dont notre confrère de L’Actualité nous donne la substance dans sa livraison de la semaine.

Ainsi, plus loin, parlant de notre pays, celui-ci nous apprend que selon les statistiques, au Niger, en 2009, 4500 accidents causant la mort de 563 personnes ont été enregistrés contre 8000 accident ayant causé la mort de 645 personnes en 2010. En effet, contrairement à la situation dans le reste de l’Afrique qui est de 28 décès pour 100 000 habitants, au Niger on enregistre 37,7 tués suite aux accidents de la route, pour 100 000 habitants.

Ces records d’accidents ont amené l’OMS à classer le Niger en tête de peloton des pays enregistrant les taux les plus élevés d’accident.

Selon le ministre Ibrahim Yacouba, ces accidents ont coûté 42 milliards à l’État au cours de l’année 2006, soit, l’équivalent de 4000 francs par habitant représentant 25% du budget national.

Une situation qui interpelle à plus d’un titre est qui est qualifié par le ministre du Transport, « d’insupportable tragédie ». Pour lui, la responsabilité de cette situation incombe à tous, mieux, c’est même un enjeu de gouvernance et de société.

C’est pourquoi, selon lui, « il est du devoir et du pouvoir de chacun d’agir pour inverser la tendance et adopter de meilleurs comportements sur nos routes pour sauver des vies humaines et également les biens ».

 

 

Revue de presse du 11 novembre 2012

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Photo DRRarement un projet de loi n’a fait couler autant d’encre et de salive. Ce projet de loi, c’est celui portant protection de la jeune fille en cours de scolarité qui, pendant qu’il était examiné les députés à l’Assemblée il suscitait la colère de certaines associations islamiques qui n’hésitent pas à qualifier ce texte de « satanique » et contraire aux prescriptions du Coran.

Face au tollé provoqué par ce projet de texte, explique Le Républicain dans un article intitulé : Assemblée nationale : Le projet de loi sur la jeune fille scolarisée soulève des vagues, « les députés ont jugé utile de le renvoyer à la commission des affaires sociales et culturelles afin que celle-ci y porte quelques correctifs avec la contribution des associations religieuses ». Toujours selon ce confrère, comme le texte relatif au statut de la femme, cette loi est perçue par les oulémas, « comme une astuce du gouvernement pour faire passer certaines dispositions de la Convention pour l’éliminations de toutes formes de violences à l’égard des femmes ». Lesquelles dispositions ont été jugées, il y a quelques années comme contraires à aux enseignements islamiques et aux coutumes nationales.

Du coup, nous apprend l’hebdomadaire L’Actualité, qui publie en intégralité la déclaration du collectif des associations islamiques contestataires, ces dernières dont l’ANASI, demandent aux députés le rejet pure et simple de ce projet de loi qui, selon ses initiateurs, vise à créer les conditions favorables à l’instruction de la jeune fille au Niger, « en demandant à l’État aux puissances publiques d’apporter la protection nécessaire pour un déroulement normal de la scolarité de la jeune fille jusqu’à 18 ans ».

Il faut néanmoins préciser que parmi ces dispositions, la plus incriminée par les associations islamiques porte, selon Le Courrier, sur le mariage de la jeune fille en cours de scolarité, qui est soumis à autorisation dans les conditions définies par le décret d’application de la dite loi alors même que pour celles-ci, « l’Islam ne reconnait que les parents ou tuteurs reconnus de la jeune fille comme seuls habilités à lui contracter ou à la donner en mariage ».

Autre actualité cette semaine, c’est bien entendu la libération des travailleurs humanitaires enlevés dans la nuit du 14 au 15 octobre à Dakoro (au Nord-est du Niger, dans la région de Maradi) en direction du Mali voisin. Contre toute attente, ces derniers ont été libérés le 2 novembre dernier, c'est-à-dire 18 jours plus tard, par leurs ravisseurs qui à en croire leurs récits, ne sont autres que des éléments du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) – l’un des mouvements islamistes qui tient la ville de Gao au Mali. Ils étaient au nombre de 6, en l’occurrence quatre nigériens, un guinéen et un tchadien, malheureusement, le sixième, un tchadien dénommé Aimé Soulembaye a succombé aux blessures par balles qui lui ont été infligées lors de l’enlèvement. Ce qui inspire au Républicain, le titre « Libération des humanitaires enlevés à Dakora : Un dénouement heureux assombri par la mort du tchadien », même si par ailleurs, selon Le Canard déchainé, l’issue de cette prise d’otage est le fruit, « d’une laborieuse négociation nigérienne ». Toujours est-il que, pour L’Événement du 5 novembre 2012, il ne pouvait en être autrement pour le MUJAO car ces otages étaient devenus tout simplement encombrants depuis qu’ils avaient compris qu’ils n’étaient pas tombés sur les bonnes personnes mais sur des frères, musulmans comme eux, avec lesquels ils faisaient les cinq prières quotidiennes.

Grogne dans le secteur judiciaire, dans le bras de fer qui oppose le ministre de la Justice et le Syndicat autonome des magistrats du Niger (SAMAN) l’hebdomadaire La Roue de l’histoire annonce un accord. Accord intervenu le jour même où les magistrats nigériens entamaient un mouvement de grève de cinq jours pour réclamé l’application des termes d’un protocole d’accord signé avec le gouvernement récemment.

À cet effet, L’Événement du 8 novembre 2012 se fait plus précis en annonçant, justement, que dans le cadre des négociations qui ont abouties à cet accord, « trois indemnités ont été revalorisées ». Il s’agit en l’occurrence de l’indemnité de judicature qui se trouve revalorisé de 35%, de celui de responsabilité revalorisé de 40% et enfin celle de roulage revalorisé de 45%. Ce qui n’empêche toutefois pas notre confrère de L’Actualité de se demander effectivement si avec cet accord c’est vraiment la fin de la bisbille ? Surtout si l’on tient compte du fait que la question de l’affectation de Abdoulaye Ahmed, substitut du procureur de la république près le TGI/HC de Niamey, par ailleurs trésorier adjoint du BEN-SAMAN au niveau de l’administration centrale reste toujours en suspens. Et notre confrère de se demander si celui-ci sera sacrifié par son syndicat au profit des avantages qui leur ont été alloués ?

Restons toujours dans le domaine judiciaire pour évoquer ce non-lieu que nous annonce Le Courrier en faveur du ministre Marou Amadou. Il vous souviendra à cet effet, qu’en 2009, Marou Amadou, actuel ministre de la Justice, à l’époque, président du Front uni pour la sauvegarde de la démocratie (FUSAD), avait fait l’objet de poursuites judiciaires suite à une déclaration de ladite structure par rapport à ce qui se devait alors d’être considéré comme les prémices du Tazartché. L’on se rappelle tous, la façon dont ce dernier a été appréhendé, ligoté et jeté à l’arrière d’un véhicule de police, avant de prendre la direction de la prison de haute sécurité de Koutoukalé. Et bien, c’est dans le cadre de cette affaire qu’un non-lieu vient d’être prononcé par le tribunal hors classe de Niamey le 25 octobre 2012.

Pour notre confrère, cette décision prise en toute indépendance par le juge vient davantage discréditer le Tazarché et ses partisans qui avaient voulu faire de la justice « un instrument de règlement de compte politique ».

Comme quoi, nonobstant les derniers événements qui ont eu cours ces derniers temps dans le secteur de la justice, la justice nigérienne sait faire preuve de discernement lorsqu’il le faut !  

Une fois de plus, le feuilleton juridico-politique se poursuit dans l’affaire opposant Moussa Keïta à Hama Amadou. Ainsi, prévu pour se tenir le mardi 30 octobre dernier, le procès en appel opposant ces derniers s’est finalement déroulé le 6 novembre 2012 et ce, à la demande du plaignant, en l’occurrence, Moussa Keïta.

Cependant, contrairement à ce qu’aurait bien souhaité celui-ci, L’Événement du 8 novembre 2012 nous apprend que le Procureur général près la Cour d’appel, à requis l’application de l’article 88 de la Constitution. Un article qui dispose que, « les membres de l’Assemblée nationale jouissent de l’immunité parlementaire et par conséquent, ne peuvent êtres poursuivis, recherchés, arrêtés, détenus ou jugés à l’occasion des opinions ou des votes émis par lui dans le cadre de ses fonctions… » En outre, ce même article dispose plus loin, « …aucun député ne peut, hors session, être arrêté qu’avec l’autorisation du bureau de l’Assemblée nationale, sauf cas de flagrant délit, de poursuites autorisées ou de condamnations définitives ».

Toutefois, selon notre confrère, sentant peut-être que sa cause n’était pas suffisamment entendue, le plaignant, Moussa Keïta avait adressé, la veille de l’audience, une lettre au Procureur de la république, afin de dénoncer ce qu’il appelle, « l’immixtion du pouvoir exécutif dans les affaires judiciaires ». C’est pourquoi, il a demandé au président de la Cour d’appel, conformément à l’article 132 de la constitution, de surseoir à statuer jusqu’à la décision du Conseil constitutionnel, seule instance compétente pour interpréter les articles de la constitution et dire si effectivement, Hama Amadou, actuel président de l’Assemblée nationale mais qui n’était pas député au moment des faits pouvait comparaître devant la justice ?

Malheureusement pour lui, la Cour ne l’a pas suivi dans sa requête. Et comme l’a expliqué L’Actualité, après donc avoir entendu les plaidoiries des différentes parties, a annoncé le délibéré pour le 20 novembre prochain.  

Pour terminer, revenons au Le Courrier qui s’inquiète du fait que dans le cadre du désensablement du fleuve Niger « Les travaux s’éternisent ».

Aussi, pour conceptualiser, il faut rappeler que suite à un avis d’appel d’offre lancé en 2009 par le gouvernement nigérien, une société, en l’occurrence, la société M.F.W Dredging and Marine Niger Sarl, représentée par un certain Jamal A. Shahami, s’est engagé à « exécuter et à achever les travaux…de désensablement du fleuve Niger pour un montant de 5 milliards de Fcfa et ce dans l’espace de 6 mois ».

Aujourd’hui, 3 ans plus tard, constate notre confrère, rien ne s’est passé ! C’est donc cette situation qui a suscité quelques questionnements au Courrier qui se demande notamment, « comment cette société peut se comporter de la sorte malgré toutes les facilités qui lui ont été concédées et surtout, pourquoi en l’occurrence aucune sanction n’a été prise à son encontre ? »

Selon notre confrère, toujours, au vue du maigre résultat obtenu, non seulement le travail demandé à cette société est onéreux mais presque inutile car à en croire les techniciens en la matière, « pour désensabler le fleuve, il faut plus de que ces flotteurs jaunes que l’on aperçoit sur le fleuve à Farié. Ce que la société est en train de faire c’est tout simplement du cirque pour camoufler ‘’l’arnaque’’ ».

 

Revue de presse du 21 octobre 2012

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Photo Niger24« Qualification du MENA à la CAN 2013 : Rien à dire, c’est magnifique, tout simplement ! » C’est par ce titre de Une, sans aucun autre commentaire, avec juste une grande photo de notre équipe nationale en guise d’illustration que l’hebdomadaire Le Témoin exprimait sa satisfaction quant à la qualification de notre onze national à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2013. C’était face à la Guinée, le dimanche 14 octobre dernier, au cours d’un match comptant pour les éliminatoires de la CAN Afrique du Sud qui se déroulait au Stade Général Seyni Kountché devant un parterre de 30 000 supporteurs tous acquis à la cause. 2-0, c’était le score final en faveur du Niger. Une victoire qui, à l’instar du Témoin, a inspiré la plupart des confrères cette semaine.

C’est le cas notamment de L’Actualité qui titre : « Le MENA confirme sa place dans la cour des grands », ou encore « Le Niger décroche son billet pour l’Afrique du Sud » pour La Griffe, tandis que L’Événement, aux anges, titre dans sa parution du 15 octobre : « Le Niger et son peuple dans les étoiles du football africain ».

Toutefois cette victoire euphorisante ne doit pas nous faire oublier la réalité quotidienne du Niger notamment, la semaine dernière la grève des chauffeurs de taxis consécutive à la décision du gouvernement de maintenir les prix de la course en taxi et en minibus, respectivement à 200 Fcfa et 125 Fcfa au lieu des 300 Fcfa décrétés par ces derniers pour les premiers et 200 Fcfa pour les seconds.

Ce mouvement à causé beaucoup de désagréments aux usagers de ce genre de services mais elle a aussi occasionné, en fin de comptes, l’arrestation de plusieurs taximen et chauffeurs de minibus. Tous ces événements sont relatés dans les colonnes des différents hebdomadaires de la place, à commencé par Le Témoin pour qui, « Les chauffeurs de taxis tentent d’imposer par la force l’augmentation de 50% de la course en taxi ». Une situation qui amène La Griffe à se demander à se demander « Jusqu’où ira le bras de fer » avec les autorités. Toujours est-il que pour ce derniers, quelque soit la tournure que prend ces événements, en fin de comptes, « Force doit rester  à la loi ». En somme, pour celui-ci, visiblement convaincu par les arguments développés par les autorités, c’est à lui que revient le dernier mot en ce qui concerne la fixation des tarifs de la course des transports urbains. Toujours est-il que cette situation n’est pas forcement pour déplaire à tout le monde puisque nous apprend L’Événement du 15 octobre, pour pallier le manque de taxis, « Les taxi-motos prennent pied à Niamey ». La belle affaire donc pour ces derniers ! Toujours est-il qu’à cause de cette situation pour La Roue de l’histoire, dans le secteur des transports : « La chienlit s’installe ».

Cette semaine, c’est également l’enlèvement de six travailleurs humanitaires dans la nuit du 14 au 15 octobre 2012, à Dakoro (au Nord-est du Niger, dans la région de Maradi). Il s’agit en l’occurrence de quatre nigériens, un guinéen et un tchadien travaillant pour l’ONG Bien être de la femme et de l’enfant au Niger (BEFEN) et l’ONG tchadienne Alerte-santé.

Selon des sources locales, citées par notre confrère, ces derniers auraient été embarqués dans deux véhicules Tout-terrains par des hommes parlant le Tamasheq, l’Arabe et le Haoussa. Les poursuites engagées par les forces de défense et de sécurité n’ont rien donné jusqu’à présent mais d’ores et déjà, selon un communiqué du gouvernement, « l’acte s’apparente plus à un règlement de compte », même si par ailleurs selon toujours des sources locales, « le rapt visait au départ un ressortissant italien, un anthropologue, vivant depuis plusieurs années au sein de la communauté locale bororo ».

Le hic dans cette affaire, c’est que, au moment où le gouvernement annonçait un règlement de compte, le président de la république pour sa part réaffirmait, dès le lendemain de cet enlèvement sa détermination à lutter contre « ces terroristes » tout en appelant les populations à apporter leur contribution dans cette lutte contre cette ennemie, « qui vit déshonore la religion et qui vit…de l’industrie des otages ».

Autant de chose qui amènent Le Républicain à se demander si effectivement, il s’agit « D’un  Règlement de comptes ou acte terroriste ? » Une question à laquelle répond à demi mot L’Actualité qui pousse pour sa part la réflexion jusqu’à se demander si, en l’occurrence, les ravisseurs n’ont pas bénéficié d’une complicité  localement ?

Néanmoins, la direction prise par les véhicules des ravisseurs laisse croire selon Le Républicain, qu’il pourrait bien s’agir des représailles annoncées par le Mouvement pour le jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) qui sévit au Mali et qui aurait ouvertement laissé entendre il y a quelques semaines, « son intention de s’en prendre aux intérêts du pays en réponse à l’activisme des autorités nigériennes dans la recherche de solution militaire à l’occupation de la partie nord malien ».

« Le ministre Foumakoye tape du poing sur la table ! » C’est le titre choisi par notre confrère La Roue de l’histoire, pour évoquer cette visite du ministre du Pétrole, Foumakoye Gado, sur le site de SORAZ à Zinder. Visite au cours de laquelle celui-ci a eut la grande surprise de trouver les installations à l’arrêt et aucun interlocuteur en face de lui tout simplement parce que les responsables de la raffinerie étaient en Chine pour y suivre une formation.

Toutefois, ce qui mis le ministre Foumakoye plus en colère, c’est certainement le fait que les responsables chinois aient pris unilatéralement cette décision pour…soit disant procéder au curage de la tuyauterie de conduite du pétrole.

En effet, explique notre confrère, ni le gouvernement, encore moins la SONIDEP n’ont été informé afin qu’ils puissent prendre des mesures qui s’imposent en pareilles circonstances.

La colère du ministre était manifeste indique La Roue qui relayant ses propos, poursuit en expliquant que, « si la raffinerie avait un faible régime d’écoulement du pétrole, et que la tuyauterie s’en trouve du coup encastrée, c’est à cause des responsables de la CNPC qui ont voulu maintenir un prix élevé du carburant ». « Il faut donc mettre fin à cela », déclare le ministre !

Pour ce faire, annonce toujours notre confrère, « le débat va être ré ouvert sur les chiffre du coût des investissements, des charges réelles de fonctionnement et à terme, sur les calculs applicables à la structure des prix à la consommation des hydrocarbures ». Un comité composé de différents acteurs intervenants dans le secteur sera mis en place à cet effet. Ses conclusions devraient être déposées avant la fin 2012 afin que dès 2013, le gouvernement puisse tabler sur la réalité des prix des hydrocarbures destinées à l’exportation comme aussi sur le marché national. 

« Malaise généralisé : Le Niger serait-il très grand pour Issoufou Mahamadou ? » C’est bien la question que se pose Le Témoin qui, sur pas moins de deux pages a tenté de démontrer aux lecteurs qu’en moins de 18 mois de gestion des affaires publiques, le régime actuel tend à s’essouffler. Pour Le Témoin, « il donne tout comme l’impression de ne pas disposer de réponses concrètes aux attentes des populations ».

Le propre de ce régime selon notre confrère, c’est justement les beaux discours qui ne sont jamais suivis d’effets. Et le gros du problème, c’est qu’une bonne partie des structures pouvant réagir face à cette situation ont disparu de la circulation parce qu’une bonne partie de leurs élites a été « soudoyée » et se trouve au cœur du système.

En somme, pour notre confrère, après donc analyse de la situation, il est clair qu’Issoufou Mahamadou est « bien meilleur opposant que Président ».

Va-t-on assister dans un avenir proche à un rapprochement entre Tandja et son ancien « compagnon politique » ? De toute évidence, de plus en plus d’indices tendent vers cette réalité et le dernier événement en date allant dans ce sens c’est cette rencontre qui a réuni autour de l’ancien président Tandja Mamadou, les députés de l’Alliance pour la réconciliation nationale (ARN) qui regroupe les partis politiques de l’opposition.

C‘est du moins ce que nous rapporte L’Événement du 15 octobre 2012 dans un article intitulé : « Autour des députés de l’ARN : Tandja parle de Hama ! »

En effet, selon L’Événement, au cours de cette rencontre, pour la première fois Tandja aurait évoqué publiquement ses relations avec son vieux « compagnon » Hama Amadou. Un brusque regain d’intérêt qui, selon notre confrère, mérite attention, « au regard de certains bruissements qui font écho d’un clin d’œil entre ces anciens amis ».

Au cours de cette rencontre il semblerait que Tandja ait appelé les dits députés à, « rester soudés et à faire face à leurs responsabilités en tout temps et en tout lieu en ne mettant en avant que l’intérêt du Niger ». Il a également été question de l’exploitation du pétrole et de sa commercialisation qui fait grand bruit ces derniers temps avant que, comme le dit notre confrère, « contre toute attente, l’ancien président n’évoque ses relations avec Hama ».

Ainsi répondant à des articles de presse, qui faisait état d’un rapprochement entre les deux hommes sous les bons auspices de l’opérateur économique nigérian Aliko Dan Goté, Tandja é été clair, « il n’a jamais rencontré cette homme d’affaire et il n’a jamais été organisé de rencontre entre eux ».

Toutefois, l’ancien président à laissé entendre que sa porte restait ouverte pour son ancien premier ministre. Des propos qui, selon L’Événement, « sonnent comme un appel du pied de Tandja Mamadou pour celui qui était supposé être son dauphin jusqu’à son éviction de la prison suite à une motion de censure et son emprisonnement à la prison de haute sécurité de Koutoukalé ».

Toujours est-il que selon toujours ce confrère, il n’y pas de fumé sans feu et ces propos vont dans le sens de ceux tenus par le porte parole de l’ARN sur une radio de la place où il disait, que l’opposition politique saluait la relaxe de Hama Amadou dans le cadre de l’affaire du fonds d’aide à la presse.

Reste à savoir ce que va faire maintenant le concerné qui, il faut le rappeler lors d’un meeting à Maradi avait appelé les militants de son parti à ménager ceux de l’opposition politique.

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