Les suites de l’affaire opposant les deux ténors de la CDS, la lutte contre l’insécurité, plus que jamais, et les déboires du 1er gouvernement de la 7ème république sur fond d’insécurité, justement ! Tels sont entre autres, les sujets traités par les confrères de la presse écrite cette semaine.
Il vous souviendra que le 6 juin dernier, la Cour de cassation à rendu un jugement annulant le congrès des 3 et 4 septembre 2011 du parti qui s’est tenu à Zinder et qui avait consacré l’exclusion de plusieurs ténors dont, notamment, le vice président, Abdou Labo qui, contrairement au mot d’ordre du parti, qui était de soutenir le candidat du MNSD, M. Seini Oumarou – aujourd’hui chef de file de l’opposition –, a préféré soutenir celui du PNDS, Issoufou Mahamadou, actuel président de la république.
Ce jugement en a fait réagir plus d’un. A savoir, les concernés mêmes, mais également les confrères de la presse dont L’Evénement du 10 juin 2013 qui estime qu’avec ce verdict, on ne peut que constater un « Retour à la case départ », sans plus, tandis que Le Républicain constate pour sa part que : « La ligne de démarcation entre les deux camps se précise davantage ». Ce qui n’a d'ailleurs pas empêché certains de commenter et de voir la victoire de l’une ou l’autre des partis. C’est le cas, notamment, du Monde d’aujourd’hui, qui estime que : « Le vrai CDS n’est pas dans l’opposition mais à la majorité ». En somme, du côté d’Abdou Labo. Pour appuyer ces propos, L’Actualité va plus loin en énumérant « Les 4 points de non respect de la parole donnée imputable à Mahamane Ousmane » et qui auraient été cause de son échec. Vous l’aurez compris, la tendance est du côté de Labo. Toutefois nous apprend La Griffe, dans sa publication de la semaine, même si Mahamane Ousmane dit prendre acte de ce verdict, celui-ci n’est pas pour autant prêt à laisser tomber. C’est pourquoi explique-t-il, « Désavoué par la justice, Mahamane Ousmane veut porter son différend avec Abdou Labo devant la cour de la CEDEAO ».
En somme, pour Le Canard déchaîné, le verdict de la Cour d’Etat dans cette affaire ne fait certes pas l’affaire de Mahamane Ousmane, mais il fait encore moins celle de Issoufou Mahamadou. D’où ce titre : « Le président Issoufou toujours dans l’embarras ». En effet, celui-ci est d’autant plus dans l’embarras que dans cette affaire, les dissidents en question ont été exclus à cause du soutien qu’ils lui ont apporté lors de la dernière présidentielle. Ce pourquoi, poursuit notre confrère, celui-ci hésite à « lâcher un ami politique ». Ce qui, non seulement, ne donnera pas une bonne image de lui, mais surtout, amènerai d’autres à beaucoup réfléchir avant de le soutenir. Pour Le Canard déchainé, « les relations privilégiées que le parti du Président Issoufou tente d’avoir avec l’opposition ne peuvent se construire sans le CDS de Mahamane Ousmane, lequel n’acceptera pas un quelconque deal sans ‘’la tête’’ du ministre Labo dans la balance ». Du coup, conclue notre confrère, « le cas Abdou Labo reste donc une patate chaude entre les mains du Chef de l’Etat ».
De toute évidence, cette affaire CDS, n’est certainement pas la seule qui cause des soucis au président de la République. Surtout en ces temps de psychose, due à la situation sécuritaire difficile que vit notre pays depuis un certain temps. Ce qui donne un peu de grain à moudre à certains journaux, qui ne se sont pas du tout gênés pour critiquer. C’est le cas du Monde d’aujourd’hui qui trouve que « Le ‘’guri système’’ est en panne » tandis que L’Evénement du 10 juin 2013 va plus loin en proposant : « La cohabitation ou recomposition comme alternative ». Dans cette affaire, Le Canard déchainé lui, nous annonce même comme ont dit, qu’à quelque chose malheur est bon, puisque selon lui, au moment même où se sont déroulés les attentats d’Agadez et d’Arlit, du 23 mai dernier, une motion de censure était en gestation en vue de renverser le gouvernement de Brigi Rafini. Une motion qui devait être déposée le 31 mai. Une arme qui est brandie chaque fois qu’une partie veut créer une nouvelle majorité et imposer une cohabitation comme ce fut le cas en 1996 et le 31 mai 2007 et qui, aux dire des analystes politiques aurait eu toutes les chances d’aboutir, eu égard aux résultats du récent vote du statut autonome de la Douane qui a recueilli 54 voix pour et 40 contre. Toutefois, face aux attentas précités, et à la psychose naissante dans le pays, « la motion fut rangée dans les tiroirs mais certainement pas abandonnée », conclue Le Canard.
De la sécurité, parlons-en ! En effet, de l’avis de plusieurs de nos confrères, l’heure n’est plus à relater les faits, encore moins au bilan mais à la mobilisation. Ainsi, pendant que Le Monde d’aujourd’hui annonce que dans ces affaires d’attentats, les Nigériens attendent encore des réponses, pour L’Evénement du 10 juin, cette question est dépassée et on serait plutôt : « A l’heure de la mobilisation générale » tandis que L’Actualité appelle à « Un sursaut patriotique » et que dans la même foulée, La Griffe nous annonce que le générale de division Seini Garba, chef d’état major général des forces armées nigériennes, en visite dans les casernes de l’intérieur du pays appelle les militaires à la vigilance face à la menace terroriste. C’est d’ailleurs dans ce contexte que L’Evénement du 13 juin 2013 annonce en Une que dans le cadre des attaques d’Agadez et Arlit le téléphone portable pris sur la dépouille de l’un des assaillants livre ses secrets. Un téléphone portable de marque Nokia, répondant au numéro 91 18 63 89 qui avait appelé plusieurs numéros au Niger et à l’extérieur notamment en Algérie et au Mali. Ce qui aurait fait considérablement avancé l’enquête et conduit à l’arrestation d’un individu dans la dite localité.
Autrement, la vie suit son cours au pays, avec les petites révélations comme cette interpellation de Me Lirwan Abdourahamane, rapportée par La Griffe qui précise que celui-ci a passer 48 heures dans les locaux de la police, du jeudi 6 au samedi 8 juin. Selon l’intéressé, qui s’est exprimé dans les colonnes du journal, il aurait été interrogé sur la répartition de la première tranche de l’argent destiné aux populations dont les terres ont servi à la construction de l’usine et de l’administration de la Société de raffinage de Zinder (SORAZ). Selon La Griffe, « l’argent en question a été versé après une longue procédure que le jeune avocat avait engagé pour ramener l’Etat du Niger à dédommager les populations expropriées de leurs terres ».
En somme, il serait accusé de détournement de deniers publics. Une poursuite qui serait selon lui, l’œuvre de l’un de ses collègues avocat, aujourd’hui bien placé dans les rouages du pouvoir. Une affaire sur laquelle L’Actualité donne un peu plus de détails en expliquant que suite à sa désignation comme membre de la Cour constitutionnelle, ce dernier estimant que vis-à -vis de sa position, ne pouvait être en même temps juge et arbitre dans cette même affaire, décida de confier la gestion du dossier à son confrère et ami Me Illo Issoufou. Pour L’Actualité, il n’y a pas de doute, cette affaire sent la manipulation ! D’où ce titre quelque peu expressif : « Interpellation de Me Lirwan Abdourahamane : Me Illo Issoufou aurait jeté une peau de banane à son confrère ? »
Cette semaine, il faut également noter la tenue de deux événements sportifs majeurs au Niger. Il s’agit en l’occurrence du déroulement de la 9ème édition du Tournoi de lutte africaine de la communauté (TOLAC) et du match Niger/Burkina Faso entrant dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde Brésil-2014. Pour le premier événement nous apprend Le Républicain, le Niger s’en sort en arrachant une difficile 6ème place en équipe. Toutefois, chose inadmissible pour ce confrère, il n’a glané aucune médaille en or au cours de cette compétition. Une débâcle à domicile que Le Républicain justifie par le mauvais choix de nos ambassadeurs et aussi leur manque de préparation sérieuse. Pour ce qui est du match MENA/Etalons du Burkina, pour ce confrère, malgré sa défaite, le MENA a convaincu.
Un mot de culture avant de terminer, avec cette conférence de presse animée par le styliste Seidnaly Sidi Ahmed dit Alphadi. Une conférence de presse au cours de laquelle ce dernier a annoncé la tenue en novembre prochain de la 9ème édition du Festival international de la mode africaine (FIMA). Un festival qui se déroulera sous le thème : « La créativité au service de la paix en Afrique » et qui se propose comme vous l’aurez compris, en l'occurrence, de contribuer, en ces temps de trouble, à ramener la paix et la sérénité au Niger.






Les suites du détournement des fonds publics au ministère de la Santé, le remplacement de Mahamane Hamissou à la vice-présidence de la HALCIA, les remous au sein des partis de la majorité mais également une pointe de nostalgie qui transparait dans les papiers de certains de nos confrères qui se prêtent à rêver d’un éventuel retour de l’ancien président Tandja Mamadou aux affaire… tels sont les principaux sujets traités par nos confrères de la presse écrite cette semaine.
La crise au Mali voisin et la conférence de presse/réponse du ministre des Mines Omar Hamidou Tchiana, tels sont, entre autres, les sujets qui ont retenus l’attention de nos confrères de la presse écrite cette semaine.






