Niger 24

dimanche 19 mai 2013

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Les sujets de politique au Niger : les institutions, la vie des partis politiques, les élections et tous les autres sujets liées à la politique.

Mali : Décès subit de l’adjoint au commandant de la MISMA à Bamako

Photo maliweb.net

Le général de Brigade Yayé Garba, adjoint du commandant de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA,) a été retrouvé mort dans son lit à Bamako, samedi dernier, a annoncé un communiqué du ministère de la Défense du Niger. Selon ce communiqué, le décès serait du à une cause naturelle, même si par ailleurs, certaines sources évoquent une crise cardiaque.

Au cours d’une réunion du comité restreint des Chefs d’État-major des pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), tenue à Abidjan ce week-end, en vue de définir les modalités de la transformation de la MISMA en une Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), le général de corps d’armée, Soumaïla Bakayoko, par ailleurs chef d’état major général des forces armées ivoiriennes a demandé d’observer une minute de silence en la mémoire du disparu. Il a ensuite apprécié les qualités de l’homme avant de présenter au nom de la MISMA, ses condoléances les plus attristées au Niger et à l’ensemble des populations du Niger.

C’est en décembre dernier que le général de brigade Yayé Garba avait été nommé commandant adjoint de la MISMA par le comité des chefs d’état major de la CEDEAO. Il occupa se poste au côté du général major nigérian Shehu Usman Abdulkadri, jusqu’à sa mort, ce samedi 11 mai 2013.

Visite du Président Issoufou en France : Imouraren et le Mali à l’ordre du jour

Photo DRL'exploitation de la mine d'uranium géante d'Imouraren, dans le nord du Niger, débutera "au plus tard" en septembre 2015, a déclaré vendredi le chef de l'Etat, Mahamadou Issoufou, à l'issue d'un entretien à l'Elysée avec le président François Hollande.

« C'est vrai qu'il y a eu des retards (dans l'exploitation) pour des raisons qui ne dépendent pas totalement d'Areva. Il y a eu la situation sécuritaire (...) qui a contribué à allonger les délais de réalisation du projet », a reconnu le président Issoufou devant des journalistes, faisant allusion à l'enlèvement en 2010 de travailleurs français d'Areva à Arlit, dans le nord du pays.

« Mais là, a poursuivi M. Issoufou, nous sommes sur un agenda sur lequel nous nous sommes entendus avec Areva. Nous pensons qu'à la mi-2015, ou au plus tard en septembre 2015, débutera l'exploitation du gisement d'Imouraren ».

Le président Issoufou a également estimé que les discussions en cours entre le Niger et Areva évoluaient « dans la bonne direction. Nous trouverons un compromis qui permettra d'équilibrer le partenariat entre le Niger et Areva dans le cadre de l'exploitation de l'uranium ».

Interrogé sur les otages enlevés à Arlit et ensuite conduits au Mali, François Hollande a assuré que le sujet avait été évoqué avec M. Issoufou.

« Nous avons évoqué tous les contacts que nous pouvons établir pour permettre la libération de nos otages. Cela reste l'objectif que nous poursuivons. L'intervention militaire au Mali n'a rien changé par rapport à cet enjeu », a dit le président français.

Le président Mahamadou Issoufou, a expliqué qu’au Mali l’objectif est maintenant politique. Il considère que les jihadistes ont été vaincus et que ce qui compte, désormais, c’est d’organiser des élections au plus vite.

« Nous tenons à ce que ces élections aient lieu le plus rapidement possible et il est important que ces élections s’organisent sur l’ensemble du territoire malien », a déclaré le président nigérien. « Tous les Maliens, quel que soit leur lieu de résidence, doivent jouir de leur droit de vote », a insisté Mahamadou Issoufou.

Son homologue français, Français Hollande, a pour sa part souligné le droit de vote également pour les habitants de Kidal, ville située dans le nord-est du Mali et qui est tenue par la rébellion touarègue du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) qui refuse toujours, pour l’heure, de déposer les armes.

«J’ai dit que toutes les factions du territoire malien devaient être capables d’organiser des élections : Kidal, comme le reste des villes maliennes », a tenu à préciser le président français avant d’ajouter : « Il ne peut pas être accepté, je l’ai toujours dit, que des groupes armés demeurent au Mali, coupés de la souveraineté du Mali, représenté par ses autorités légitimes».

Sources : RFI, BBC

Conférence de presse du PPG : La réponse du berger à la bergère !

Photo DRLe ministre de la Justice, Porte-parole du gouvernement, Marou Amadou a animé, hier, 9 mai 2013, une conférence de presse. Une conférence de presse convoquée en réponse au bilan fait par le chef de file de l’opposition, lors d’une émission diffusée la veille sur une télévision de la place. Au cours de cet exercice, Seini Omar, s’est en effet, attelé à démonter point par point les chiffres donnés par le président de la république lors de son discours-bilan à l’occasion de l’An II du régime de la 7ème république.

D’entrée de jeu, Marou Amadou s’est d’abord étonné des propos tenus par Seini Omar  car, selon lui, « ce n’est pas de ses habitudes d’être dans la démesure, les contrevérités et le mensonge ». Cependant, a-t-il tenu à lui rappeler, « en matière de bonne gouvernance, de liberté et de démocratie, le régime actuel n’a pas de précédent dans l’histoire de ce pays, surtout pas leur régime à eux, encore moins la 6ème république qu’ils ont fondé sur l’imposture, le mensonge et le parjure de leur sermon confessionnel ».

Pour le ministre Marou, nonobstant ce qu’affirme Seini Omar, il est clair qu’en terme de réalisation, dans le domaine des mines et du pétrole, de l’éducation, des infrastructures ou encore de l’agriculture,  aucun gouvernement n’a fait autant que celui de 7ème république en deux ans. Idem en matière de respect des libertés ou en matière de justice car pour lui, « …la justice n’a jamais été autant impartiale et indépendante qu’aujourd’hui et l’assainissement suit son cours sans cibler qui que ça soit, sans manipulation des juridictions ». Pour lui, l’opposition est tout simplement de mauvaise foi et ne ferait rien de plus que manipuler les chiffres.

En ce qui concerne la prétendue violation de l’ordonnance portant accès aux documents administratifs et à l’information publique dont se seraient rendus coupables certains ministres, Marou Amadou se demande tout simplement ce que quelqu’un qui n’a pas cru au président de la république et à un document officiel, qui donne dans les détails ce que le gouvernement a fait, en terme de réalisation dans les deux ans, chercherait-il dans un ministère ? « Si ce n’est de la mauvaise foi, explique-t-il, parlant du chef de file de l’opposition, chercherait-il à trouver des fonctionnaires qui vont démentir le président de la république ? » Ce qu’il demande, ce sont des informations publiques. Du coup, poursuit-il, « nous avons décidé que plus personne ne va plus lui répondre puisque ça n’est pas le sens de l’ordonnance qu’il vise ».

Après avoir relevé quelques contradictions entre les chiffres livrés par le chef de file de l’opposition et ceux du gouvernement en matière d’éducation, celui-ci est passé à la question de l’énergie en évoquant la question des rétrocessions des 15% aux régions, imposée par la loi. Rétrocessions qui, selon Marou ont bel est bien été effectuées notamment à Agadez, Tillabéry et autre…

Comme autre contrevérité amené en exemple, pour montrer que ces informateurs lui donnent des chiffres faux, le ministre Porte parole du Gouvernement a évoqué le cas de certaines routes dont le chef de file de l’opposition conteste l’état d’exécution alors que selon lui, celles-ci sont bel et bien en cours.

Évoquant une fois de plus la question des soi-disant accords secrets entre le directeur de cabinet du président de la république et AREVA. En l’occurrence, devait repréciser Marou Amadou, « Il s’agissait pour le mandant du président de la république, de dire les attentes du chef de l’État, par rapport aux grands projets afin que le moment venu, les autorités compétentes et les ministres techniques finalisent les accords ».

C'est dire que les propos du ministre Porte-parole du gouvernement ont été très durs en direction de l'opposition. Néanmoins, celui-ci a conclu en appelant les uns et les autres à la retenue en rappelant notamment que le président Issoufou a fait 10 ans d’opposition et que personne ne l'a jamais entendu dire que telle ou telle personnalité mentait.  

Bilan An II de la Renaissance : L’Opposition conteste les chiffres avancés par le Président Issoufou

photo DRUn mois après la présentation du bilan de l’an 2 du Président de la République Issoufou Mahamadou, le chef de file de l’opposition, Seïni Oumarou a réagi, en présentant un "contre-bilan" avec des chiffre, autres, que ceux livrés officiellement.

Sur tous les plans les chiffres du président de la République ont été contestés. Ainsi, sur le plan de l’éducation, selon Seini Omar, les vérifications sur le terrain indiquent un total de 2.833 classes dont bon nombre sont toujours en cours de construction, au lieu de 3.207 classes annoncées. "Soit une différence de 374 salles de classes’’, explique ce dernier aux journalistes. Tout au plus poursuit-il, "seulement 53 classes ont été construites sur les 3.000 prévues sur le budget 2012, soit un taux de réalisation de 2,12 %".

Dans le domaine de la santé, le chef de file de l’opposition, fait constater que 1.530 agents ont soi -disant été recrutés l’année dernière, ce chiffre est loin des 2.912 recrutements annoncés par le gouvernement. Là encore, nuance-t-il, à la lumière des investigations effectuées par l'opposition, seuls 647 agents recrutements étaient effectivement enregistrés en 2012.

Dans le domaine de l’agriculture, la contestation a essentiellement porté sur les superficies aménagées et l’atteinte de la sécurité alimentaire.


Diplomatie : Fin de la visite du président Issoufou en Allemagne

Photo DRC'est en principe aujourd'hui que s'achève la visite du Président de la République, Issoufou Mahamadou en Allemagne. Une visite d'amitié et de travail qui débute le 7 dernière à Berlin et qui se poursuivra le lendemain, le 8 mai, avec un entretien en tête-à-tête avec la Chancelière allemande Angela Merkel.

A son arrivée à la Chancellerie Fédérale, le Chef de l’Etat a été accueilli par la Chancelière avant de passer en revue les différents corps militaires qui lui rendaient les honneurs et de suivre l’exécution des hymnes nationaux des deux pays. A l’issue de l’entretien, les deux personnalités ont animé une conférence de presse.

cette visite est axée sur le renforcement des relations de coopération entre Niamey et Berlin et sur le Mali. Dans l'agenda du président Issoufou : des rencontres avec des officiels allemands pour aborder des questions liées à la coopération. Avec la chancelière Angela Merkel, il a surtout été question de la situation au Mali.

Mahamadou Issoufou plaide pour le Mali

Le retour à une situation stable au Mali, un sujet qui préoccupe aussi bien Berlin que Niamey. Il faut dire que la sécurité du Niger, compte-tenu de sa situation géographique, passe aussi par une stabilité de la région sahélo-saharienne. Raison pour laquelle le sujet a été évoqué durant cette rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel. Mais il a aussi été question des relations bilatérales entre Berlin et Niamey comme le précise le président nigérien Mahamadou Issoufou au cours d'un point de presse qu'il a animé à l'issue de la rencontre.

« L'Allemagne a toujours accompagné le Niger dans des secteurs qui sont prioritaires. Par rapport au Mali, on peut dire aujourd'hui qu'on a obtenu de bons résultats sur le plan militaire, mais le processus doit se poursuivre sur le plan politique. Il faut pour sortir de la transition dans de bonnes conditions créer les conditions pour l'organisation d'élections libres et transparentes. Et sur l'ensemble du territoire malien, j'ai demandé l'appui de la chancelière afin que l'Allemagne pèse de tout son poids pour que les prochaines élections se déroulent sur l'ensemble du territoire sans exception.»

Des relations renforcées

Les relations entre le Niger et l'Allemagne semblent donc être au beau fixe. Depuis la reprise de la coopération en 2011, suite au scrutin qui a permis à Mahamadou Issoufou d'accéder au pouvoir, l'appui de l'Allemagne s'élèverait selon les autorités nigériennes à plus de 106 millions d'euros. Une aide dont bénéficient plusieurs secteurs d'activités dont l'agriculture, la bonne gouvernance et l'éducation.

Sources : DW et BBC

 

Assemblée nationale : Le Député Ibrahim Foukori incarcéré à Kollo

Après la levée de l’immunité parlementaire de huit députés le 2 avril 2012, un d’entre eux a déjà été emprisonné. Il s’agit de Ibrahim Foukori incarcéré à Kollo.

Il est reproché à Foukori Ibrahim d’avoir laissé derrière lui un trou de 51.000.000.000 FCFA, en 10 ans de gestion de la NIGELEC.

Foukori Ibrahim, était l’homme de confiance de l’ex-président Tandja Mamadou, et fervent promoteur du ‘‘Tazartché’’. Il faut dire que l’homme a mis en place un stratagème des plus rocambolesques pour pomper en toute tranquillité les deniers de la NIGELEC.

L’on se rappelle que le 2 avril 2012, après les travaux en Commissions spéciales, chargées de se pencher individuellement sur le cas de ces 8 députés, les parlementaires ont fait sauter le ‘’bouclier immunitaire’’ des députés Albadé Abouba, Amadou Djibo Ali dit Max, Bassirou Ibbo, Halidou Badjé, Hamani Harouna, Ibrahim Foukori, Lamido Moumouni Harouna et Mohamed Ben Omar. Poursuivis pour divers délits dans le cadre de la promotion du ‘’Tazatché’’, ces derniers attendaient leur comparution devant les tribunaux. Une fois devant les juges, deux cas de figure s’offrent aux députés incriminés, annonce-t-on.

Si le député est reconnu coupable, il perd définitivement son siège. Au cas échéant, c’est-à-dire que lorsque sa culpabilité n’est pas établie, il peut réclamer son siège. En outre, il faut relever que ces députés demeurent, jusqu’à preuve du contraire, des présumés innocents conformément aux dispositions de la constitution.

Avec cette nouvelle arrestation d’un député, il faut craindre la réactivation de la méfiance entre l’ARN et la MRN. Ce qui aura incontestablement des remous sur la scène politique, alors que le front social est déjà en ébullition avec la situation à Diffa, l’affaire des enseignants contractuels et les agents de santé qui viennent de s’engager dans un mouvement de grève.

Visite du ministre français de la Défense au Niger : Le Drian remercie le président Issoufou

Photo DRLe ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian est a effectué vendredi dernier une visite à Niamey (Capitale du Niger). Selon des sources proches de la diplomatie nigérienne, il est venu remercier le président nigérien Mahamadou Issoufou pour l’engagement militaire de son pays dans la guerre au Mali.

« Comme le Niger nous a beaucoup aidés dans le cadre de la MISMA au Mali, et comme il nous aide ici même à Niamey, j’ai tenu à venir saluer le président Issoufou pour le remercier au nom du président Hollande de sa coopération pour le maintien de la paix dans cette partie de l’Afrique et lui assurer mon soutien et mon amitié », a indiqué à la presse Jean-Yves Le Drian, à l’issue d’une audience avec le chef de l’Etat nigérien.

Cette tournée du ministre français qui l’avait conduit au Mali, au Niger et qu’il poursuivra ensuite au Tchad, intervient au lendemain du feu vert de l’ONU, pour l’envoi de Casques bleus, la Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) pour remplacer notamment l’armée française et les Forces de la MISMA, composées majoritairement de soldats tchadiens (2 000) et Nigériens (680), dans le Nord-Mali.

Par rapport au cas du Mouvement national pour la Libération de l’Azawad (MNLA, mouvement armé touareg), qui occupe encore la région de Kidal, dans l’extrême-nord du pays, le ministre français a indiqué « qu’il n’y a qu’un seul Mali ; donc l’intégrité territoriale est indispensable, incontournable ; il n’y aura qu’une seule armée et tout le monde devra se retrouver dans la même unité, sous la responsabilité d’une autorité civile ».

Par ailleurs, intervenant vendredi sur une presse internationale, il a précisé que « parallèlement à la Minusma, la France restera militairement présente au Mali, en gardant un ensemble d’un millier de soldats, permettant d’empêcher la reconstitution des groupes terroristes, et éventuellement de répondre aux demandes de soutien de la force des Nations unies ».

Selon M. Le Drian, la France soutient la candidature du Tchad pour diriger la future force onusienne.

Sources: Le Sahel, French.news.cn, RFI

Affrontements au Nigeria : Le ministre de la défense Karidjo dément la participation du Niger

Le ministre de la Défense, Mahamadou Karidjo, a affirmé hier mercredi que l’armée nigérienne n’avait « pas participé » aux affrontements très meurtriers de la semaine dernière entre l’armée du Nigeria et des islamistes du groupe Boko Haram dans une région voisine du Niger.

« Aucun, je dis bien aucun élément de l’armée nigérienne n’a participé à ces affrontements », a déclaré M. Karidjo. « Notre armée n’a pas participé à un quelconque affrontement dans cette zone-là, ce sont uniquement des Nigérians », a insisté le ministre.

« Boko Haram n’est pas une menace directe pour le Niger, nous laissons les Nigérians traiter leur affaire », a-t-il souligné.

Cette sortie du ministre Karidjo dément ainsi certaines informations qui font état de la participation des soldats nigériens et tchadiens auprès des nigérians pour le démantèlement de Boko Haram.

Les combats qui ont fait 187 morts le 19 avril ont eu lieu à Baga, un village de pêcheurs situé sur les rives du lac Tchad, dans l’extrême nord-est du Nigeria aux confins des frontières du Tchad, du Niger et du Cameroun.

Selon un responsable nigérien de la région frontalière de Diffa, dans l’est du Niger, « des éléments de Boko Haram » avaient attaqué le 16 avril dans la zone de Baga « une patrouille des armées du Niger et du Nigeria », qui avait riposté et fait « des blessés » dans les rangs islamistes.

Des patrouilles mixtes des deux pays opèrent depuis quelques années dans cette zone connue pour son insécurité, a-t-il précisé, assurant cependant que l’opération sanglante qui a eu lieu trois jours plus tard à Baga a été menée par l’armée nigériane « seule ».

De son côté, le ministre Karidjo a affirmé que les militaires nigériens se bornent à « ratisser le lit du lac Tchad » dans sa partie nigérienne. « Nous n’intervenons pas dans des traques contre Boko Haram », a expliqué M. Karidjo.

Le président nigérian Goodluck Jonathan a ordonné mardi l’ouverture d’une enquête après le bain de sang survenu à Baga, localité de l’Etat de Borno, berceau de l’insurrection meurtrière menée par Boko Haram dans le centre et le nord du pays.

Sources : REUTERS, AFP, RFI

Journée nationale de la Concorde : Le Niger célèbre le 18ème anniversaire des accords de paix

Ce mercredi 24 avril, les Nigériens célèbrent, dans la paix et la communion des cœurs, le 18ème anniversaire de la signature des accords de paix entre les pouvoirs publics et les fronts de l'ex-rébellion touarègue armée, intitulé "Journée nationale de la Concorde".

Cette Journée a été institutionnalisée le 24 avril 1995, un an après la signature de l'accord de paix de Ouagadougou, le 9 octobre 1994, entre le gouvernement et la rébellion, consacrant la fin de plusieurs années d'hostilités qui ont marqué notamment la zone nord du pays, les régions d'Agadez et de Tahoua et une partie de celle de Zinder.

A ce long processus de paix du Niger s'ajoute le dernier accord intervenu en 2007 avec le Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ) d'Aghali Alambo.

Au programme de cette journée, il est prévu à Niamey et à l’intérieur du pays des conférences débats, une course hippique avec la participation des chevaux des pays voisins, à Niamey ainsi que plusieurs activités culturelles.

On rappelle, que dans le cadre de la recherche d’un mieux être et de la concorde nationale, le 7 mars 2011, précisément, un Pacte républicain a été signé à Niamey.

En effet, pour le peuple nigérien il s’agissait à travers ce Pacte, de réaffirmer les principes républicains et de faire observer aux représentants des pouvoirs publics, aux acteurs politiques, sociaux et économiques, aux forces de défenses et de sécurité, aux magistrats et auxiliaires de justice, aux professionnels des medias et enfin à l’ensemble des citoyens nigériens, un corps de principes et de valeurs.

Les initiateurs de ce pacte, dont Marou Amadou, alors président du Conseil Consultatif National présentaient le Pacte républicain «comme une chaîne de devoirs et d’obligations, un engagement moral solennel et unanime, voulu pour la réalisation du destin commun, un destin de liberté, d’égalité et de prospérité individuelle et collective».

Le Pacte républicain est donc le minimum commun, la rencontre des valeurs et préoccupations essentielles et partagées pour l'émancipation de tous et de chacun pour le présent et pour l'avenir du Niger.

Ce 18ème anniversaire intervient à quelques semaines de la libération du Mali par des forces franco-africaines, d’une occupation de ¾ de son territoire par des groupes armés.

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