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jeudi 23 mai 2013

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Mali : 3,250 milliards d’euros mobilisés en faveur de la paix

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Après l'arrêt des opérations militaires dans le nord du Mali, une conférence des donateurs s'est tenue mercredi à Bruxelles pour financer la reconstruction du pays.

Réunis au chevet du Mali, une centaine de pays et d'organisations internationales ont mis 3,250 milliards d'euros sur la table pour remettre le pays sur pied après la guerre.

C'est bien plus que les 2 milliards initialement attendus pour contribuer au financement du «plan de relance durable» élaboré par Bamako.

Intervenant à la tribune de cette conférence, le Président Issoufou Mahamadou a rappelé que la Mali avait connu des moments particulièrement difficiles, mais grâce à l’intervention de la France et des pays africains, le Mali a été sauvé, avec lui l’ensemble du Sahel.

« Aujourd’hui, nous sommes en mesure de dire que la guerre contre le terrorisme est enfin gagnée, il reste devant nous le défi du développement du Mali qu’il va falloir prendre en charge sans perdre de temps, afin de mettre fin au terrorisme et aux crimes organisés avait souligne Issoufou Mahamadou.

«Si la conférence avait duré une semaine, nos problèmes budgétaires auraient été réglés», a même plaisanté François Hollande qui a salué une «grande réussite». Au nom de la France, première contributrice bilatérale et co-organisatrice de la conférence avec l'UE, François Hollande a annoncé une somme de 280 millions d'euros pour les années 2013-2014. L'UE devait offrir 520 millions.

En ce qui concerne la forme, Paris avait souhaité que cette conférence des donateurs, une première pour l'UE, se déroule à Bruxelles.

Les diplomates français ne cachaient pas une certaine fierté de voir les projecteurs se braquer sur le Mali à Bruxelles. «Il y a trois ans, lorsqu'on parlait ici du Sahel, certains nous riaient au nez», se souvient l'un d'eux. L'Europe, désormais, contribue aussi à la formation de l'armée malienne.

Fin janvier, Bamako a présenté sa feuille de route. La démarche, «globale», prévoit de mener de front les trois chantiers, dans le domaine politique, sécuritaire et de développement. Dans l'idéal, il s'agit de rétablir l'accès à l'eau, à l'électricité, de relancer l'éducation, la santé et les infrastructures, en même temps que la menace djihadiste s'éloigne et que l'administration reprend ses droits au nord du pays. La tenue d'une élection présidentielle sur tout le territoire, projetée en juillet, doit être le premier marqueur d'un retour à l'État de droit. Quelque 225 millions d'euros ont été alloués pour son organisation. Aux côtés du président par intérim Dioncounda Traoré, François Hollande a réaffirmé que le scrutin «doit se tenir à la date prévue».

Sources : Le Sahel/RFI

Bruxelles : la communauté internationale au chevet du Mali

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Photo DRCe Mercredi 15 mai 2013, la communauté internationale se réunit à Bruxelles pour une vaste conférence visant à rassembler des fonds pour soutenir le Mali dans les mois et les années à venir.

Au total, une centaine de pays et les principaux bailleurs internationaux, comme la Banque mondiale ou l'Union européenne, vont tenter de s'engager à fournir 1,96 milliard d'euros au Mali. Cette somme s'ajoutera à une enveloppe similaire débloquée par les autorités maliennes. Ces quelque 4 milliards d'euros sont les crédits prévus par le Plan de relance durable du Mali (Pred), présenté en janvier dernier, et qui ambitionne de remettre sur pied le pays en deux ans.

«Il y a d'abord les urgences de la reconstruction, notamment dans les régions du Nord touchées par l'occupation islamiste et la guerre. Il s'agit de remettre en route l'eau, l'électricité et certaines infrastructures. Il faut ensuite activer la croissance économique pour éviter les erreurs commises ces dernières années. La crise malienne n'est pas née seulement des islamistes mais aussi d'années de mauvaise gestion», souligne un diplomate.

La France devrait, à elle seule, donner 280 millions d'euros. Paris, après avoir très largement conduit les opérations militaires, reste très en pointe dans le dossier malien. La France est aussi le principal organisateur de la conférence de Bruxelles, qui est officiellement coprésidée par François Hollande, José Manuel Barroso et le président malien, Dioncounda Traoré.

«Nous aurions pu tirer la couverture à nous et l'organiser à Paris mais nous avons préféré l'ouverture internationale», dit-on à l'Élysée. Une manière aussi pour la France de se faire plus discrète dans son ancienne colonie.

«On est en train de gagner la guerre, il faut maintenant gagner la paix», a résumé Laurent Fabius, le ministre français des affaires étrangères.

En effet, les problèmes maliens sont loin d'être réglés. Comme tous les conflits, la guerre au Mali comporte, outre une dimension purement militaire, deux autres volets: l'un politique et l'autre économique.

Les fonds sollicités à Bruxelles serviront essentiellement à traiter ces deux dernières étapes. «Contrairement à ce qui se fait dans la plupart des guerres, le Mali a choisi de faire vite et de traiter les trois problématiques de front et non pas l'une après l'autre», rappelle un spécialiste français.

Pour relancer rapidement l'économie, des aides seront accordées à certains secteurs. Les réfugiés et les déplacés, dont le nombre est estimé à 490.000, doivent en théorie être rapidement rapatriés. Grâce à ces mesures, et à de bonnes récoltes, Bamako table sur une croissance de PIB de 4,8% dès 2013 contre une récession de 1,2% l'an dernier.

Le président Dionconuda Traoré compte ‘‘tout faire’’ pour l’organisation des élections en juillet

Le président malien de transition, Dioncounda Traoré, a assuré mardi à Bruxelles qu'il "ferait tout" pour que l'élection présidentielle, réclamée par la communauté internationale, débute le 28 juillet.

« Nous ferons tout pour que le 28 juillet, les élections commencent », a dit M. Traoré au cours d'un point de presse avec le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, à Bruxelles. Il a précisé que ni lui ni aucun membre du gouvernement, ne serait candidat à l'élection dont le second tour devrait se tenir début août.

« Cela peut paraître très proche" mais "c'est un pari que nous devons tenir, que nous sommes obligés de gagner car nous sommes convaincus que les véritables problèmes qui se posent au Mali (...) ne peuvent être réglés que par un gouvernement élu, légitime et disposant de plus de temps », a expliqué M. Traoré.

« Je ne serai pas candidat, le Premier ministre ne sera pas candidat, les ministres ne seront pas candidats », a-t-il ajouté.

« Nous voulons donner le maximum de chances au peuple malien d'avoir des élections transparentes », a-t-il ajouté. Car « si ces élections sont ratées, elles vont créer encore plus de problèmes ».

Source : malinet.org

Mali : l’ONU donne son feu vert pour l’envoi des casques bleus au Mali

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Photo DRLe Conseil de sécurité de l'ONU a autorisé, hier jeudi, la création d'une force de maintien de la paix de 12.600 casques bleus au Mali, la Minusma, la Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali. Elle prendra le relais de la Misma.

Il est prévu qu’elle soit déployée le 1er juillet prochain, si les conditions de sécurité le permettent, et « pour une période initiale de 12 mois ».

Dans les 60 jours à venir, le Conseil devra déterminer si la sécurité sur le terrain est suffisante, indique la résolution 2100, mise au point par la France et adoptée à l’unanimité.

La Minusma comprendra au maximum 11.200 soldats et 1.440 policiers, dont des «bataillons de réserve capables de se déployer rapidement».

Les forces françaises seront autorisées «à intervenir en soutien à des éléments de la Minusma en cas de danger grave et imminent les menaçant et à la demande» du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.

Un millier de soldats français doivent rester au Mali pour contrer une éventuelle guérilla des groupes islamistes armés. L’armée française dispose aussi de bases arrière au Sénégal, en Côte d’Ivoire ou au Tchad.

Le contingent français au Mali doit passer de 3.850 soldats aujourd’hui à 2.000 en juillet et un millier fin 2013. Au plus fort de l’opération Serval, lancée le 11 janvier, il comptait près de 4.500 hommes.

« C’est une mission solide. C’est une mission de stabilisation, ce n’est pas une mission anti-terroriste. Ils ne vont pas pourchasser les terroristes dans le désert », a expliqué Gérard Araud, l’ambassadeur de la France auprès de l’ONU.

Le passage de relais entre les forces françaises et les caques bleus est donc acté. Le contingent de 3850 soldats français déployé au Mali devrait se réduire progressivement.

La France avait lancé l’opération Serval le 11 janvier dernier pour lutter contre l’avancée des islamistes dans le pays. Lundi, le parlement français a donné son feu vert au prolongement de cette opération.

Plusieurs pays africains dont le Niger ont envoyé des contingents au Mali pour la reconquête des ¾ du territoire occupés par des groupes armés.

Sources : Euronews, RFI

Mali : Vers un retrait tchadien

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Le chef de l’Etat tchadien, qui a déployé quelque 2.000 soldats au Mali, a annoncé que ceux-ci rentreraient progressivement dans leur pays. S’exprimant dimanche dans la presse française, il a déclaré que la confrontation directe avec les djihadistes est terminée.

'' L’armée tchadienne n’a pas de compétence pour affronter l’action d’une nébuleuse, du type guérilla, tel que cela est en train de se produire dans le nord du Mali '', a-t-il ajouté.

Selon Idriss Deby qui révèle avoir déjà procédé au retrait du bataillon d’appui lourd, ses troupes ont déjà accompli leur mission.

Le Président n’a pas donné de calendrier pour le retrait mais a assuré que les troupes tchadiennes seraient disponibles pour prendre part à une force des Nations Unies à déployer une fois les opérations militaires seront terminées.

Vendredi matin, un attentat suicide sur un marché de Kidal a provoqué la mort de trois soldats tchadiens.

Le Tchad est en première ligne aux côtés de l’armée française dans le massif des Ifoghas, ou se sont retranchés les groupes djihadistes après avoir été dispersés dans des villes comme Gao et Tombouctou.

Le Président Déby a déjà appelé les dirigeants ouest-africains à accélérer le déploiement de la force de la Cédéao, la Mission internationale de soutien au Mali ( Misma ) dans le nord du Mali pour combattre avec les soldats français et tchadiens les groupes djihadistes.

Dans le cadre d’un sommet des chefs d’État de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), le président tchadien avait déclaré que ''l’heure n’est plus aux discours (…) mais plutôt à l’action''.

Selon plusieurs experts, en plus d’avoir payé le plus lourd tribut dans les combats au Mali, le Tchad supporte difficilement le coût financier de l’opération.

Les autorités de N'Djamena qui jugent le déploiement des troupes africaines lent, tenteraient aussi d’éviter l’enlisement au Mali.

Sénégal : Karim Wade arrêté par des gendarmes à Dakar

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Photo DRL'ancien ministre sénégalais de la Coopération internationale, des Infrastructures, des Transports aériens et de l'Energie, fils de l'ancien président Abdoulaye Wade, Karim Wade a été interpellé.

Ce sont des gendarmes qui sont venus le chercher au domicile familial du quartier résidentiel du Point E.

Il a déposé, peu avant, par l'intermédiaire de ses avocats, une réponse à la mise en demeure de justifier ses avoirs adressée au procureur spécial de la Cour de Répression de l'Enrichissement illicite (CREI), Alioune Ndao.

Selon les dispositions légales au Sénégal, il avait un délai d'un mois pour prouver l'origine licite de ses biens.

Le travail des enquêteurs aurait permis de déceler les avoirs de l'ancien ministre des Transports qui seraient de 694 milliards de francs CFA.

Selon Me Amadou Sall, l'un des avocats de Karim Wade, il est reproché à Karim Wade d'être le propriétaire de Dubai Ports World, de la Banque marocaine du commerce extérieur, des sociétés AHS (Aviation Handling Service) au Sénégal, au Niger, au Ghana et en Jordanie.

Le fils Wade fait aussi l'objet d'une enquête en France à la suite d'une plainte de l'Etat du Sénégal pour recel de détournement de fonds publics, recel d'abus de biens sociaux et corruption.

"C'est une épreuve de force que le régime nous impose, mais nous avons le droit avec nous", a souligné Demba Ciré Bathily, également avocat de Karim Wade.

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