Après l'arrêt des opérations militaires dans le nord du Mali, une conférence des donateurs s'est tenue mercredi à Bruxelles pour financer la reconstruction du pays.
Réunis au chevet du Mali, une centaine de pays et d'organisations internationales ont mis 3,250 milliards d'euros sur la table pour remettre le pays sur pied après la guerre.
C'est bien plus que les 2 milliards initialement attendus pour contribuer au financement du «plan de relance durable» élaboré par Bamako.
Intervenant à la tribune de cette conférence, le Président Issoufou Mahamadou a rappelé que la Mali avait connu des moments particulièrement difficiles, mais grâce à l’intervention de la France et des pays africains, le Mali a été sauvé, avec lui l’ensemble du Sahel.
« Aujourd’hui, nous sommes en mesure de dire que la guerre contre le terrorisme est enfin gagnée, il reste devant nous le défi du développement du Mali qu’il va falloir prendre en charge sans perdre de temps, afin de mettre fin au terrorisme et aux crimes organisés avait souligne Issoufou Mahamadou.
«Si la conférence avait duré une semaine, nos problèmes budgétaires auraient été réglés», a même plaisanté François Hollande qui a salué une «grande réussite». Au nom de la France, première contributrice bilatérale et co-organisatrice de la conférence avec l'UE, François Hollande a annoncé une somme de 280 millions d'euros pour les années 2013-2014. L'UE devait offrir 520 millions.
En ce qui concerne la forme, Paris avait souhaité que cette conférence des donateurs, une première pour l'UE, se déroule à Bruxelles.
Les diplomates français ne cachaient pas une certaine fierté de voir les projecteurs se braquer sur le Mali à Bruxelles. «Il y a trois ans, lorsqu'on parlait ici du Sahel, certains nous riaient au nez», se souvient l'un d'eux. L'Europe, désormais, contribue aussi à la formation de l'armée malienne.
Fin janvier, Bamako a présenté sa feuille de route. La démarche, «globale», prévoit de mener de front les trois chantiers, dans le domaine politique, sécuritaire et de développement. Dans l'idéal, il s'agit de rétablir l'accès à l'eau, à l'électricité, de relancer l'éducation, la santé et les infrastructures, en même temps que la menace djihadiste s'éloigne et que l'administration reprend ses droits au nord du pays. La tenue d'une élection présidentielle sur tout le territoire, projetée en juillet, doit être le premier marqueur d'un retour à l'État de droit. Quelque 225 millions d'euros ont été alloués pour son organisation. Aux côtés du président par intérim Dioncounda Traoré, François Hollande a réaffirmé que le scrutin «doit se tenir à la date prévue».
Sources : Le Sahel/RFI



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