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mardi 18 juin 2013

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Présentation des activités liées à l'agriculture

Sécurité alimentaire : OCHA redoute des pénuries alimentaires au Niger

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Photo DRMalgré les bonnes récoltes de l'an dernier, 800.000 personnes ont besoin d'une aide alimentaire d'ici à la saison des pluies au Niger du fait de problèmes d'approvisionnement en céréales et de l'afflux de réfugiés maliens, avertit le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'Onu.

L'organisation, qui s'appuie sur une étude gouvernementale effectuée en mars, juge la situation critique dans 13 localités où 83.000 personnes ont besoin d'une aide d'urgence. La saison des pluies débute d'ordinaire en juillet.

Les problèmes de livraison en céréales, qui poussent les prix à la hausse, touchent notamment les régions minières d'Arlit et de Tahoua, dans le Centre, ainsi que celle de Tillabery dans l'Ouest.

Lutte contre la malnutrition "chronique" au Niger : Un financement de l'UE annoncé

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Un financement de plus de 6,2 milliards de FCFA est annoncé par l'Union Européenne en ce début de semaine, selon l'Agence France Presse, pour financer la lutte contre la malnutrition "chronique" au Niger.

La malnutrition touche une bonne partie de la population du Niger. Cette situation alimentaire récurrente, du fait de la sécheresse, a atteint de nombreux enfants et de femmes (plus de 3 millions) à l'est, dans le sud et à l'ouest du pays.

Les organisations humanitaires ont maintes fois attiré l'attention de la communauté internationale sur les crises alimentaires récurrentes dans la partie du sahel en raison du manque ou de l'insuffisance de la pluviométrie.

Plus d'une vingtaine de millions de personnes sont ainsi exposées dans cette zone à la situation alimentaire "grave".

Source : afp

Installation précoce de la saison des pluies au Niger : La météo met en garde, les cultivateurs se fient à leur « instinct »

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photo niger24Suite aux fortes précipitations enregistrées ces derniers temps à Niamey et environs, beaucoup de cultivateurs ont l’esprit tourné vers les champs. Certains ont même pris le risque de semer, malgré les mises en garde des services de la météo, selon lesquels ce phénomène passager n’est pas synonyme d’installation de la saison des pluies.

De la pluie en avril, c’est rare au Niger et lorsque ça arrive, on parle de pluie des mangues. Mais lorsque le phénomène se répète et que par endroits les précipitations atteignent 50mm, voire plus, pour beaucoup, c’est un signe d’installation d’une saison des pluies précoce. C’est le cas de Souley Abaradine, fonctionnaire de son État et grand cultivateur de surcroit qui, très soucieux du temps qu’il fait, explique : « Mon champs se trouve à l’est de Tamou (département de Say) où la pluie n’a pas été suffisante pour semer mais je vous assure que depuis trois jours, je ne fais que téléphoner pour m’enquérir de la situation. »

Peu importe les prévisions de la météo, le travail de la terre, il s’y connait. Chez lui, c’est de père en fils et l’expérience est la meilleure conseillère. À ce propos poursuit-il, « nous croyons aux prévisions de la météo mais nous avons aussi une expérience concrète de la chose. Rappelez-vous en 1996! En début du mois de mai il a plu et nous avons semé. Il y a eu alors 55 jours sans pluies mais les semis ont résistés ».

Sentiment partagé par Idi Alou, un cultivateur des environs de Niamey qui lui, n’a pas perdu de temps pour semer. Pour tromper l’incertitude, ce dernier, un tantinet philosophe, préfère lui, s’en remet Dieu quant-à l’issue de cette campagne débutante que tous souhaite meilleure que la précédente à propos de laquelle des chiffres officiels font cas d’un déficit céréalier de l’ordre de 692 000 tonnes.

Mettre les populations rurales à l’abri des affres de la famine, tel est le véritable défi qui se pose aujourd’hui aux autorités nigériennes. Dans cette perspective, une transformer radicale des systèmes de productions agricoles s’impose.

Sécurité alimentaire : AREVA s’implique dans la mise en valeur des périmètres irrigués de la vallée de l'Irhazer

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Photo niger24La salle de réunion du Ministère du Plan a servi de cadre à une signature de convention sur le financement du projet pilote et de mise en valeur des périmètres irrigués dans la vallée de l'Irhazer et de la plaine du Tamesna. L'objectif principal du projet vise à contribuer à la sécurité alimentaire par le développement de l'irrigation en vue de faire de la zone de l'Irhazer et du Tamesna un grand pôle de développement économique et social pour notre pays. A ce titre, il contribuera à l'atteinte des objectifs de l'Initiative 3N.

C’est le Ministre d'Etat, ministre du Plan, de l'Aménagement du Territoire et du Développement Communautaire, M. Amadou Boubacar Cissé, et le Directeur général de la COMINAK, représentant du groupe Areva au Niger, M. Serge Martinez qui ont procédé le mercredi 10 avril dernier a cette signature.

A travers cette convention de financement, le groupe Areva apporte un appui financier, sous forme de don, d'un montant de 2 milliards de FCFA destiné au financement du projet pilote d'aménagement et de mise en valeur des périmètres irrigués dans la vallée de l'Irhazer et la plaine du Tamesna. Elle s'inscrit dans le cadre du protocole d'accord signé entre l'Etat du Niger et le groupe Areva en 2006 pour un montant de 11,4 milliards de FCFA.

Cet appui vient s'ajouter à d'autres récents, notamment dans le domaine de la sécurité, a précise le ministre d'Etat Amadou Boubacar Cissé. La sécurité alimentaire constitue une préoccupation majeure du gouvernement à laquelle les plus hautes autorités de notre pays accordent un intérêt particulier. C'est pourquoi, la satisfaction des besoins alimentaires des populations constitue un des objectifs prioritaires du Plan de Développement Economique et Social 2012-2015, à travers l'Initiative 3N.

Aussi, avec la contribution attendue de 11,4 milliards de FCFA du groupe Areva, et si les résultats de la phase pilote sont concluants, le programme entend aménager et mettre en valeur 5 000 hectares dans la Vallée de l'Irhazer et de la plaine du Tamesna, pour environ plus de 2 000 ménages bénéficiaires et autres opérateurs privés, dans le cadre d'un partenariat public-privé. A cet effet, le ministre a rappelé que la problématique de mise en valeur de la Vallée de l'Irhazer a toujours été une préoccupation constante des autorités nigériennes.

Aujourd'hui, avec la matérialisation de l'opération pilote, cette volonté devient une réalité. Le financement de cette phase pilote d'un montant de 2 milliards de FCFA et d'une durée de 2 ans permettra d'aménager deux fermes agro-pastorales modernes sur 2 sites, notamment Agharouss et Tiguirwit.

Elle a pour objectif d'expérimenter des options visant l'augmentation de la productivité et des productions agricole et pastorale, afin de déterminer les modèles de production les plus rentables et durables pour la zone. Comme on peut le constater a indiqué le ministre d'Etat, le projet Irhazer-Tamesna est un programme très ambitieux, sur lequel le Président de la République Issoufou Mahamadou et le gouvernement de la 7ème République placent beaucoup d'espoirs.

Campagne agricole 2011-2012 : 5 à 17% d’accroissement de production par rapport à l’année dernière

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Même s’il y a des risques liés aux inondations et aux ennemis des cultures, « au regard de l’évolution actuelle de la saison, les perspectives des récoltes sont globalement bonnes dans la région », nous informe un communiqué relatif à la concertation régionale sur les perspectives agricoles et alimentaires au Sahel et en Afrique l’Ouest qui s'est tenue du 4 au 6 septembre 2012 à Dakar au Sénégal.

« Le niveau de production céréalière attendue dans la région Sahel et Afrique de l’Ouest pour la campagne agricole 2012-2013 se situerait entre 57 000 000 T et 64 000 000 T, ce qui correspondrait à un accroissement de production de 5 à 17% par rapport à l’année dernière », note le communiqué. Ce qui signifie une bonne perspective pour cette campagne.

Seulement, « (…) les pertes liées aux inondations des parcelles et les dégâts éventuels causés par les ennemis des cultures sont des facteurs de risque à considérer. Par ailleurs, au vu des indices de végétation, on note en particulier des zones à risque de faible production de biomasse, notamment dans la région de Matam au Sénégal, certaines zones du Sud Est mauritanien, la zone de Mopti au Mali, l'Est du Burkina, le Nord Ouest du Nigéria, les régions de Tillabéri, Dosso et Tahoua au Niger.

Ces chiffres sont indicatifs et doivent être confirmés par les résultats des enquêtes agricoles qui seront disponibles en octobre 2012 », poursuit le document. Côté échange on note « actuellement, le niveau d’approvisionnement des marchés est bon mais les prix sont très élevés. Ces prix pourraient connaître des baisses au vu du déroulement de la campagne agricole. Déjà des baisses de prix des céréales sont relevées dans la partie Est du Sahel, notamment au Tchad et au Niger ».

De même « la situation nutritionnelle reste toujours préoccupante dans de nombreux pays de la sous-région en particulier au Tchad, au Niger et en Gambie ». La réunion a par ailleurs, formulé plusieurs recommandations entre autres, « appuyer les programmes de réponses et accroître la surveillance sur le criquet pèlerin, renforcer les appuis aux prochaines cultures de contre-saison, poursuivre et renforcer les programmes d’assistance élaborés dans le cadre des plans de contingence, en faveur de la sécurité alimentaire et de la nutrition au profit des populations vulnérables… ».

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