Niger 24

mercredi 19 juin 2013

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Environnement

Diminution du stock fourrager au Niger : Forte pression en perspective sur le cheptel

photo : niger24Au moment où les yeux sont rivés vers le ciel, la situation du cheptel attire l’attention. Il faut penser à soutenir le secteur de l’élevage. L’hivernage 2012-2013 à permis de constituer un stocks fourrager relativement importants mais pas assez pour effacer la situation de déficit créée par des années successifs de sécheresse.

Selon Harouna Abarchi, responsable pastoralisme et environnement au niveau de l’Association pour la redynamisation de l’élevage au Niger (AREN), « au sortir de la précédente campagne pastorale, on était avec un excédant relativement bon, ce qui  ne voulait pas dire que tout était uniforme dans le pays puisque il y a des poches qui ont connu un déficit ». À cela, poursuit-il, « il y a eu des pluies qui ont donné dans certaines zones de petites pousses. Malheureusement, ces pousses n’ont pas fait long feu puisqu’il n’y a pas eu de poursuite de pluie ».

C’est pour dire que, le peu de paille qui restait en son temps a été détruit ou a pourri avec les pluies, à tel point, «  que l’herbe nouvelle n’a pas pu atteindre un niveau où les animaux peuvent le manger. C’est pour dire aussi que la situation pastorale a particulièrement besoin d’attention en ce moment ».

L’élevage au Niger est tributaire de la pluviométrie, mais même si la nature est peu clémente ces dernières années, la forte concentration de bétail, souvent en provenance de pays voisins, notamment le Mali, agit sur énormément sur nos maigres réserves.

Selon Harouna Abarchi, à cause de la crise qui sévie dans ce pays, les éleveurs nigériens qui avaient l’habitude de s’y rendre pour faire paître leurs animaux sont restés au pays. Mieux, ceux du Mali ont fui, craignant pour leur sécurité et celle de leur bien se sont rabattus sur les zones frontalières où, du fait de l’importante concentration de bétail, le pâturage commence déjà à manquer.

Certes, la situation n’est pas encore désespérée dit-on, mais plus la pluie tarde à tomber, plus la paille se raréfie et dans les deux mois à venir, si la situation reste telle, le scénario catastrophe est à redouter.

L’année dernière, il faut noter que le Niger a connu un important déficit fourrager qui s’élève à plus de 10 millions de tonnes de matières sèches. Soit 50% des besoins sur le plan national. Pour résorber ce déficit, les autorités en charge du secteur ont du inciter les éleveurs à procéder au déstockage qui constitue à abattre les animaux épuisés par la crise en contrepartie d’une aide financière versée aux propriétaires.

Le Niger qui est l’un des plus grands pays d’élevage de la sous région compte pas moins de 35 millions de têtes de bétails, toutes espèces confondues.

Environnement : Le RNJE se félicite de l’interdiction d’usage des déchets plastiques

Réuni ce mardi 05 Mars 2013, le Réseau Nigérien des Journalistes de l'Environnement (RNJE) s'est penché sur la décision du Conseil des ministres du vendredi 1er Mars 2013, relative à l'interdiction de la production, l'importation, la commercialisation, l'utilisation et le stockage des sachets et des emballages en plastique sur toute l'étendue du territoire national.

Après analyse, le RNJE salue cette décision sage et courageuse, en ce sens qu'elle constitue une avancée notable dans la préservation de l'environnement au Niger.

En effet, il y a longtemps que le RNJE plaide, aux côtés des autres acteurs de défense de l'environnement, en faveur d'une mesure efficace de lutte contre le phénomène des sachets et emballages plastiques au Niger. Comme l'a du reste reconnu le Conseil des ministres, dans les villes comme dans les campagnes nigériennes, on assiste à une prolifération grandissante des déchets plastiques, avec tout ce que cela comporte comme conséquences sur la santé humaine, animale et celle de l'environnement.

Toutefois, le Réseau Nigérien des Journalistes de l'Environnement estime que tout n'est pas d'adopter et de faire voter une loi portant interdiction de la production, de l'importation, de la commercialisation, de l'utilisation et du stockage des sachets et emballages plastiques.

Le plus important reste la mise en application de cette loi et son respect par l'ensemble des citoyens. A ce sujet, le RNJE demande au gouvernement de mener une intense campagne de sensibilisation à l'endroit des populations et des opérateurs économiques intervenant dans le secteur des sachets et emballages plastiques, afin que tous comprennent la nécessité de débarrasser notre pays de ces substances nocives.

En tout état de cause, de nombreux pays africains ont depuis longtemps interdit l'introduction des sachets et emballages plastiques sur leur territoire.

En outre, le Réseau Nigérien des Journalistes de l'Environnement demande au Gouvernement et à ses partenaires techniques et financiers sur les questions de l'environnement, de trouver un mécanisme pour récupérer et détruire les milliers de tonnes de sachets et emballages plastiques qui inondent le territoire nigérien.

Pour le RNJE

Le Coordonnateur Illa Kané

 

Environnement : Le Niger fait entendre sa voix à la Conférence de Doha

DR

La 18e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et 8e Conférence des Parties siégeant en tant que Réunion des Parties au Protocole de Kyoto s’est tenu du 26 novembre au 7 décembre 2012 à Doha (Qatar).

Dans une allocution M. Issoufou Issaka, Ministre de l'Hydraulique et de l'Environnement qui représentait le Niger à cette rencontre mondiale, a indiqué que : « Face aux défis du climat, l'évènement qui nous réunit ici doit en apporter des solutions urgentes, concrètes, pertinentes et consensuelles. Cet évènement me donne l'occasion de réaffirmer que mon pays demeure entièrement solidaire à la position commune africaine ».

Selon lui,  le Niger estime que, c'est notre planète à Tous, qui est menacée, quel que soit le continent où l'on habite. A ce titre la lutte contre le réchauffement climatique nous incombe Tous, mais bien évidemment, en application du principe de la responsabilité historique, commune, mais différenciée. Aussi, la protection de notre planète ne peut se réaliser que dans un contexte de solidarité mondiale, d'équité, de justice et de paix.

« C'est pourquoi, le Niger appelle à une réelle prise de conscience de toutes les parties du monde sans exception, afin que cette 18ème Conférence de Doha ne soit pas une conférence de plus », a-t-il ajouté.

Aussi, le ministre Issaka a formulé le vœu de voir se réaliser à la fin de nos travaux, entre autres : (i) la conclusion d'une deuxième période d'engagements du Protocole de Kyoto qui entrera en vigueur le 1er janvier 2013, par le biais d'une application provisoire ; ces engagements doivent bien sûr comporter des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre plus ambitieux de la part des Parties Annexe I ; (ii) des engagements fermes et conséquents, en ce qui concerne les moyens de mise en œuvre de la convention et de son protocole, notamment dans les domaines de l'atténuation, l'adaptation, du financement, du transfert de technologies, du renforcement des capacités et de la veille et fourniture des services climatiques.

Source : ONU

Niger : C’est parti pour la saison touristique 2012-2013 !

DR

Depuis quelques années, le secteur touristique au Niger vit dans une certaine morosité. C’est pour mettre fin situation causée notamment par l’insécurité dans le nord du pays, la prise d’otages, la situation en Libye, au Mali et au Nigeria que les nouvelles autorités ont décidé de la relance et de la redynamisation de se secteur qui procure au Niger plusieurs avantages.

Donner un nouveau souffle au tourisme nigérien tel semble être le leitmotiv de la saison touristique 2012-2013, lancée dimanche dernier, dans le campement touristique de Moli-Haoussa, aux abords du parc W, dans le département de Say.

Procédant à ce lancement la ministre du Tourisme et de l'Artisanat, Mme Yahaya Baaré Aoua Abdou, a souligné la ferme volonté de son département ministériel d'instaurer un tourisme dynamique, caractérisé par une durabilité dans ses dimensions environnementales, économiques et sociales.

Il s'agit, a-t-elle dit, « de favoriser le développement durable par la promotion de l'écotourisme aux fins de l'élimination de la pauvreté et de la protection de l'environnement, dans ce pays où le tourisme peut être un grand moyen de lutte contre la pauvreté et une filière porteuse qui contribue de manière plus significative à l'essor de l'économie nigérienne ».

Mme Yahaya Baaré Aoua Abdou a en outre rappelé l'adoption par le gouvernement, en février 2012, de la Stratégie nationale de développement durable du tourisme, comme cadre de référence, d'orientations et d'interventions, étalé sur 5 ans, pour permettre une meilleure mise en œuvre des conditions idoines de développement du secteur.

Le Niger dispose d'atouts qui font de lui un pays touristique, au regard des nombreuses potentialités naturelles, historiques et socioculturelles qui le prédispose, aujourd'hui, à plusieurs formes de tourisme grâce au concours appréciable de l'Etat, du secteur privé et de l'hospitalité des populations.

Le produit touristique nigérien se décline en trois grands ensembles : le désert, essentiellement situé dans le nord du pays et de la région d’Agadez, qui attire le plus grand nombre de visiteurs chaque année ; le fleuve, localisé à Niamey et aux alentours ainsi que la célèbre zone de Kouré, qui constitue le dernier refuge des "dernières" girafes d'Afrique de l'ouest.

 

Une partie de l'aide aux sinistrés aurait été volée

DRLe ministre de l'Intérieur du Niger soutient qu'on a dérobé une partie de l'aide internationale destinée aux victimes des inondations ayant récemment frappé le pays.

Abdou Labo a affirmé samedi aux journalistes qu'«à plusieurs endroits où sont hébergées les personnes déplacées, il a été déterminé que l'aide alimentaire et les produits (envoyés) n'étaient pas arrivés dans leur intégralité».

Les pluies torrentielles survenues au cours des dernières semaines ont provoqué d'importantes inondations. Les autorités ont rapporté plus de 60 victimes.

À la suite de ces inondations, la communauté internationale a fait parvenir des millions de dollars en aide internationale afin d'aider les victimes et de contribuer au bon fonctionnement des centres qui accueillent les enfants souffrant de malnutrition.

Dans l'un des endroits touchés par ces inondations, le quartier de Lamordé, dans la capitale de Niamey, seulement 10 des 30 tonnes de céréales prévues sont arrivées à destination, selon Dodo Jafarou, un résidant.

Au moins 68 personnes sont mortes et près de 500.000 ont été sinistrées après des inondations, causées par de fortes pluies tombées depuis juillet au Niger, selon un nouveau bilan du gouvernement.

 

Inondations au Niger: des spécialistes de la Sécurité civile française en mission de reconnaissance

Des pluies diluviennes ont durement frappé le Niger faisant 52 morts et affectant près de 400 000 personnes, selon un dernier bilan officiel provisoire. Il y a quelques jours, le Niger a fait appel à l’aide internationale. Une forte équipe Reconnaissance et d’Evaluation (ERE)est déjà à Niamey depuis samedi 1er septembre avec cinq experts dont deux sapeurs sauveteurs de l’Unité d'Instruction et d'Intervention de la Sécurité Civile N° 1 (UIISC1), leur rôle étant de déterminer les besoins et de prioriser les actions à mener.

Engagée partout où des catastrophes naturelles frappent, cette unité s'adapte en permanence pour secourir vite et loin, comme au Japon (tsunami) en 2011.

L'unité est également spécialisée dans les risques technologiques et elle est fortement impliquée dans ce domaine en participant aux dispositifs préventifs déployés pour des évènements tels que le G8, les sommets de chefs d'État, jeux mondiaux, mais aussi lors de catastrophes technologiques comme à Toulouse (usine AZF) en 2001, apprend-on.

Exploitation uranifère : Des ONGs vertes contre la pollution d’Areva au Niger

DR

Dans quelques mois, Areva commencera l’exploitation d’une mine au Niger. Un projet très pollueur pour bien d’organismes de protection de l’environnement. Dès 2014, le géant français du nucléaire civil va tirer l’uranium de la mine d’Imouraren.

Celle-ci est extrêmement riche, les réserves estimées à 179 000 tonnes d’uranium, l’exploitation aura une durée de vie allant jusqu’à 35 ans pour une production de 5.000 tonnes par an.

Cependant, des ONG vertes s’inquiètent par rapport aux éventuelles pollutions que va engendrée l’exploitation de la plus grande mine uranifère d’Afrique et au 2ème du monde.

Premièrement, elles s’inquiètent de la profondeur du gisement. Cela contraint Areva à enlever des roches afin d’atteindre le minerai : ainsi, pas moins de 3,8 milliards de tonnes de roches assez radioactives devront être dégagées au moyen d’eau et de produits chimiques.

La crainte des écolos, émise notamment par la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (CIIRAD), est d’aboutir à une raréfaction de l’eau, ce qui aura un impact sur l’agriculture. A cela, Areva répond que l’installation de puits à pompe solaire est prévue.

Mais, cela ne suffit pas à une autre ONG, Survie, dont un des membres estime que ce n’est pas la bonne solution : l’eau sera tirée d’une nappe fossile, se renouvelant « à un rythme millénaire ».

En plus, la gestion des roches et des déchets pose problème : stockés à l’air libre, ils seront dangereux non seulement pour cet air ambiant mais aussi pour le sol. Là encore, Areva prétend tout contrôler : séchage des reliquats, maîtrise de la qualité du revêtement et protection par des digues. Des systèmes de gestion utilisés dans ses autres mines nigériennes.

Pourtant, la CIIRAD a mesuré des niveaux de radioactivité 100 fois supérieurs aux normes dans certains lieux proches des exploitations d’Areva. Et, d’après Survie, les environs de ces mêmes endroits comptent deux fois plus de personnes atteintes de maladies pulmonaires que le reste du pays.

On rappelle que le gouvernement du Niger et AREVA ont signé le 5 janvier 2009 à Niamey la convention minière attribuant à AREVA le permis d’exploitation du gisement d’uranium d’Imouraren, situé au nord d’Agadez . Selon AREVA, il s’agit du « plus grand projet industriel jamais envisagé au Niger.

Imouraren est la mine d’uranium la plus importante de toute l’Afrique et la deuxième du monde » « Le démarrage de sa production  permettra au Niger de doubler sa production actuelle et de se placer au deuxième rang mondial des pays producteurs d’uranium ».

Selon l'étude d’impact initiale, le gisement s’étend sur 8 km de long et 2,5 km de large et le site industriel couvrira une surface de 200 km2. La CRIIRAD et l’ONG locale AGHIR IN MAN demandent donc la révision de l’étude d’impact concernant le projet d’exploitation de la mine d’Imouraren par AREVA au Niger.

Soutien aux populations sinistrées : Un téléthon en faveur de plus de 400.000 personnes

Photo CNLes pluies diluviennes qui ont durement frappé le Niger ont fait, selon un bilan officiel mais non définitif, 52 morts et 55.840 ménages sinistrés, affectant près de 400.000 personnes sur l'ensemble du territoire national.

Le ministre d'Etat nigérien en charge de l'Intérieur et de la Sécurité publique, Abdou Labo, également vice-président du Comité national de gestion des inondations, a fait cette déclaration lors du téléthon organisé samedi dernier à Niamey, en solidarité avec les victimes des inondations. Selon lui, ce téléthon est organisé en appui aux différents soutiens qu’apportent l’Etat et ses partenaires.

En outre, cette furie des eaux a occasionné d'autres conséquences dont plusieurs blessés graves, les destructions des biens essentiels, des habitations, des écoles, des centres de santé, des infrastructures routières, et son corollaire de maladies tels que le choléra et le paludisme.

Le ministre d'Etat a fait savoir que le besoin financier pour couvrir l'ensemble des sinistrés est estimé à environ 6 milliards de francs CFA (plus de 11 millions USD).

Dès le 1er jour de cette mobilisation qui durera un mois,  déjà au niveau nationales de bonnes volontés tant à Niamey qu’à l’intérieur du pays et au niveau de la diaspora se sont prononcés pour répondre à cette récolte de fonds en espèce et en nature en faveur des sinistrés.

Par ailleurs, plusieurs partenaires notamment Unicef, PAM, OMS, Plan Niger, la Croix rouge nigérienne, CIR, se sont aussi manifestés, notamment en vivres, en kits, tentes, moustiquaires et couvertures.

 

Exploitation uranifère : L'exploitation d'Imouraren inquiète la CRIIRAD et Aghir in man

La Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) et l'ONG nigérienne Aghir in man ont exprimé mercredi dernnier à Valence (France) leurs inquiétudes sur le démarrage de l'exploitation par Areva de la mine d'uranium géante d'Imouraren, prévue pour la fin 2013, ainsi que ses conséquences sur l'environnement et la santé des populations, nous apprend l'AFP.

En mi-juin, à l'issue d'un entretien à Paris avec le président Mahamadou Issoufou, François Hollande, le président français s'était prononcé pour une accélération de la mise en exploitation de cette mine, qui doit produire quelque 5.000 tonnes d'uranium par an à plein régime.

Mais pour la (CRIIRAD) et Aghir in man, l'exploitation de cette mine va conduire « à l'assèchement et à la contamination des ressources en eau et à la disparition des espaces pastoraux sur des centaines de kilomètres carrés ».

Selon la même source, citant le président de l'ONG, Almoustapha Alhacen, la mine aura aussi des conséquences sur la faune et la flore. Pour le « responsable laboratoire » de la CRIIRAD, Bruno Chareyron, la teneur en uranium de la roche, à Imouraren, « est très faible. Il faudra extraire 3,8 milliards de tonnes de roche pour atteindre cet uranium ».

Conséquence, pour ce dernier, au niveau de cette mine à ciel ouvert de 8 km de long et 2,5 de large, ce sera « un immense trou » bordé par « des collines de roches » qui va voir jour. Il y aura également des collines qui vont s'élever à nouveau avec l'extraction de « roches stériles », peu exploitables car de faible teneur en uranium, a-t-il prédit.

Ces roches stériles, a-t-il estimé, seront stockées à l'air libre, comme à Arlit, à 80 km d'Imouraren, où « on estime qu'il y a 45 millions de tonnes de roches radioactives », autour des deux mines exploitées depuis 40 ans par Areva.

Des roches et leurs poussières exposées au vent et aux pluies, selon la CRIIRAD et Aghir in man qui déplorent, aussi la présence de matériaux radioactifs dans les rues et certains lieux publics, les conséquences sur la santé des populations et sur les eaux souterraines.

 

Niger : Près de 275.000 personnes sinistrées par les fortes précipitations

DRLes fortes pluies enregistrées la semaine dernière au Niger ont occasionné d'importants dégâts sur le territoire national. Elles ont notamment occasionnées de nombreuses pertes en vies humaines, sans compter les cultures inondées, les habitations détruites,de même que d'innombrables routes coupées et ponts emportés.

L'espoir des premiers jours suscité par la régularité des pluies, synonyme de bonne campagne agricole, a tôt fait de laisser la place à l'anxiété. A Maradi comme à Dosso ou Tillabéry, en passant par Agadez et Niamey, partout les fortes précipitations n'ont fait que semé sur le passage espoir et désolation.

On estime à environ 275.000, le nombre de personnes affectées - dont une vingtaine de morts -, avec plus de 70 000 à Dosso et à Niamey, la capitale. Niamey et Dosso qui semblent être les deux localités les plus touchées par les inondations.

« Devant cette douloureuse situation, le gouvernement en relation avec ses partenaires est en train de prendre des mesures nécessaires afin de faire à des besoins estimés à environ 600 millions de franc CFA », indique un communiqué du Conseil des ministres tenu vendredi dernier. Un bilan établi par les services du gouvernorat de Dosso rapporte que dans la région, ce sont pas moins de 10 365 maisons qui se sont effondrées, tandis que 5 892 champs et jardins ont été inondés depuis début août.

C’est au total 29 000 ménages qui sont touchées par les inondations sur l’ensemble du territoire national. Une mission d’évaluation composée des représentants de OMS, UNICEF, OCHA et Plan Niger s’est rendu sur le terrain ce mardi 15 août. Elle devait approfondir et compléter les premières conclusions d’une mission d’évaluation rapide qui avait estimé les besoins prioritaires en nourriture, abris, couvertures, médicaments et moustiquaires. D’autres équipes sont également en visite dans les autres régions affectées.

Le fleuve Niger menacé par le changement climatiques et la pression démographique

DRConditions climatiques, pression démographique et rejets de déchets industriels, inondations, extraction de sable, ensablement ne sont que quelques uns des dangers qui planent actuellement sur le fleuve Niger, menaçant sa survie. Et malgré les ressources potentielles considérables qu’offre ce cours d’eau aux 9 pays qu’il traverse, aucune réaction concrète de ces derniers n’est visible à l’heure qu’il est.

Le fleuve Niger traverse en effet la Guinée, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Niger, le Bénin, le Nigeria, le Tchad et le Cameroun. Le fleuve est, comme il l’a toujours été dans le passé, un élément incontournable de la vie des populations vivant dans son bassin, dont le nombre avoisine aujourd’hui les 100 millions.

Les données de la WWF, l’Organisation mondiale de la protection de la nature, l’illustrent parfaitement. Potentiellement, le fleuve Niger met à la disposition des populations vivant dans son bassin des terres agricoles dont la superficie est estimée à 2.5 millions d’hectares, un potentiel hydroélectrique de 30.000 Gigawatt/heures, 7.5 tonnes de poisson exploitable par kilomètre de cours d’eau et par an ainsi qu’une voie de communication navigable sur 3.800 kilomètres.

La valeur écologique du fleuve est également considérable. Il compte 266 espèces de poissons d’eau douce, dont 20 sont spécifiques à cette région, ainsi que 35 aires d’importance pour diverses espèces d’oiseaux d’eau.

Tout cela est sur le point de disparaître. La WWF estime que les 3% de croissance démographique par an devraient faire doubler la population du bassin du fleuve Niger d’ici 2025, faisant croître encore plus la pression démographique.

Avec ses 4.200 km, le fleuve Niger est une ressource naturelle inestimable pour tous ces pays qu’il traverse. Pourtant c’est le fleuve des paradoxes. À certains endroits il y a trop de sable à d’autres le problème au contraire ce sont les hommes qui extraient ce sable. Ces activités humaines compromettent aujourd’hui l’avenir du fleuve. Des travaux de recherches menés depuis 2007 par des hydrologues de l’institut de recherche pour le développement (IRD), viennent de révéler que le lit amont du Niger se creuse du moins surtout dans sa partie malienne et nigérienne.

« Durant toute l’année on extrait le matériel à la main, souvent en apnées et à des profondeurs pouvant atteindre 3 mètres. Puis le sable et le gravier sont transportés dans les pinasses, les bateaux d’une capacité de 2 à 3 m3 à traction humaine ou à moteur, jusqu’aux principaux ports de stockage, Djoliba, kalaban koro Koulikoro », note Cheick Konaté, pécheur de sable malien.

Ainsi l’extraction de sable, c’est la vie de milliers de Bamakois. C’est le gagne-pain de près 150.000 personnes, selon le Syndicat national des transporteurs routiers urbains et interurbains du Mali. De Kangaba à Koulikoro, en passant par Djicoroni Para, sans oublier Sébénicoro, toute une activité économique s’est développée autour du fleuve Niger. Ainsi entre 2000 et 2006 près de 20 millions de m3 de matériels auraient été extraient des 60 sites situés le long du fleuve. Des chiffres qui inquiètent Luc Ferry. Ce scientifique est directeur de l’institut de recherche pour le développement (IRD) basé à Bamako.

Depuis 1980, le Niger, le Mali, le Burkina Faso et le Tchad se sont regroupés dans une organisation baptisée ABN (Autorité du Bassin du Niger). L’objectif était de lutter pour la préservation de cet espace, mais peu de succès ont été enregistrés à l’actif de l’ABN. L’incapacité des pays de la région à préserver le fleuve Niger s’ajoute à l’échec de l’exploitation optimale de son potentiel.

Source : ABN et Organisation mondiale de la protection de la nature (WWF).

Insalubrité à Niamey : Des populations accusées de verser des déchets ménagés dans les caniveaux

caniveaux ok

Moins d’un mois avant l’installation de la saison hivernale, les caniveaux de Niamey, la capitale nigérienne, sont envahis par des eaux usées, des plastiques et autre déchets solides. Les agents de l’assainissement de la mairie accusent les citoyens.

Pour Mahamadou Harouna, un agent d’assainissement de la Mairie, « il est bien triste de voir que les populations jettent tous types d’ordures dans les caniveaux et de voir les regards des égouts à des endroits hermétiquement  fermés par les marchandises de vendeurs ». Pire s’indigne ce dernier, « ils y en a qui font tous simplement leurs besoins naturels dans les caniveaux tandis que certaines ménagères vont jusqu’à décharger leur ordures ménagères dans ces endroits destinés à l’évacuation des eaux usées et celles des pluies ». Du coup, ces caniveaux sont devenus depuis quelques années de véritables dépotoirs et les émanations qui s’en dégagent provoque la pollution de l’air ambiant et donc beaucoup de désagréments aux populations.

En réalité, le plus difficile, c’est lorsque les conduits d’évacuation des eaux usées et celles des pluies sont bouchés. Ce qui provoque, des inondations et rend difficile la circulation en saison des pluies.

Il n’est pas rare de voir les rues et certains grands axes transformés en véritable marigots. Pour Maman Issa, un habitant du quartier populaire de Yantala, « l’assainissement joue un rôle déterminant dans le fonctionnement socio-économique de nos milieux, et Toute activité humaine nécessite un milieu propre pour aboutir à un résultat consistant, appréciable  et durable ». Ce faisant, « il est préférable que chaque individu y participe afin d’apporter sa modeste contribution citoyenne » conclue ce dernier.

L'achèvement de la 1ère phase de construction du barrage de Kandadji attendue pour fin septembre 2012

pict0016Les travaux de construction du barrage de Kandadji n’ont jamais été interrompus, ainsi que l’avaient laissé croire certaines personnes. Ingénieurs russes, agents des travaux, gros engins en marche, l’ambiance qui règne actuellement sur le site de Kandadji ne reflète pas les commentaires et autres critiques qui sont dirigés contre l’entreprise russe ZARUBEZHVODSTROY.

72 heures de sale temps au Niger

brumeDepuis hier, une épaisse brume couvre une bonne partie du territoire nigérien dont Niamey la capitale. Cette brume qui réduit beaucoup la visibilité à distance inquiète les populations qui redoutent des maladies liées à la respiration.

Le PNE-Niger sensibilise les acteurs de la Société civile nigérienne sur la gestion des cours d’eau

Le Partenariat national de l’eau (PNE) du Niger organise depuis ce matin, 3 novembre 2011, dans la salle de réunion de Africa Hall, une réunion d’information et de sensibilisation des représentants de la Société civile sur le processus de ratification de la Convention des Nations Unies sur les cours d’eau internationaux.

Conférence tripartite sur la lutte contre la désertification

L’institut de recherche pour le développement (IRD), l’agence panafricaine de la grande muraille verte et le Centre de gestion et d’études stratégiques du Brésil, tiennent depuis ce matin à Niamey et ce jusqu’au 25 octobre 2011, la Conférence tripartite Afrique-Brésil- France sur la lutte contre la désertification en Afrique.

16ème Conférence de l’ONU sur les changements climatiques au Mexique : quand Cancun suscite moins d’espoir que Copenhague…

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C’est ce lundi 29 novembre que s’ouvre à Cancun (Mexique), la 16ème Conférence des Parties à la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Mais aux dires de nombreux observateurs, la rencontre de Cancun suscite moins d’espoir que celle de 2009 à Copenhague (Danemark) sur la possibilité d’aboutir à un nouvel accord international sur les changements climatiques.

AREVA NC Niger : de nouveaux projets miniers

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AREVA est présent depuis plus de 40 ans au Niger, pays aux conséquentes ressources en uranium. Aujourd'hui, AREVA NC Niger représente le groupe auprès des autorités et conduit les activités d'exploration et d’intégration dans les territoires à travers le pays.

SOMAÏR : producteur d'uranium en pleine croissance

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SOMAÏR, filiale d'AREVA, exploite depuis 1971 plusieurs gisements d'uranium dans le Nord-Ouest du Niger, à quelques kilomètres de la ville d'Arlit. La société prévoit d’augmenter progressivement sa production pour atteindre 3 000 tonnes en 2012.