Au moment où les yeux sont rivés vers le ciel, la situation du cheptel attire l’attention. Il faut penser à soutenir le secteur de l’élevage. L’hivernage 2012-2013 à permis de constituer un stocks fourrager relativement importants mais pas assez pour effacer la situation de déficit créée par des années successifs de sécheresse.
Selon Harouna Abarchi, responsable pastoralisme et environnement au niveau de l’Association pour la redynamisation de l’élevage au Niger (AREN), « au sortir de la précédente campagne pastorale, on était avec un excédant relativement bon, ce qui ne voulait pas dire que tout était uniforme dans le pays puisque il y a des poches qui ont connu un déficit ». À cela, poursuit-il, « il y a eu des pluies qui ont donné dans certaines zones de petites pousses. Malheureusement, ces pousses n’ont pas fait long feu puisqu’il n’y a pas eu de poursuite de pluie ».
C’est pour dire que, le peu de paille qui restait en son temps a été détruit ou a pourri avec les pluies, à tel point, « que l’herbe nouvelle n’a pas pu atteindre un niveau où les animaux peuvent le manger. C’est pour dire aussi que la situation pastorale a particulièrement besoin d’attention en ce moment ».
L’élevage au Niger est tributaire de la pluviométrie, mais même si la nature est peu clémente ces dernières années, la forte concentration de bétail, souvent en provenance de pays voisins, notamment le Mali, agit sur énormément sur nos maigres réserves.
Selon Harouna Abarchi, à cause de la crise qui sévie dans ce pays, les éleveurs nigériens qui avaient l’habitude de s’y rendre pour faire paître leurs animaux sont restés au pays. Mieux, ceux du Mali ont fui, craignant pour leur sécurité et celle de leur bien se sont rabattus sur les zones frontalières où, du fait de l’importante concentration de bétail, le pâturage commence déjà à manquer.
Certes, la situation n’est pas encore désespérée dit-on, mais plus la pluie tarde à tomber, plus la paille se raréfie et dans les deux mois à venir, si la situation reste telle, le scénario catastrophe est à redouter.
L’année dernière, il faut noter que le Niger a connu un important déficit fourrager qui s’élève à plus de 10 millions de tonnes de matières sèches. Soit 50% des besoins sur le plan national. Pour résorber ce déficit, les autorités en charge du secteur ont du inciter les éleveurs à procéder au déstockage qui constitue à abattre les animaux épuisés par la crise en contrepartie d’une aide financière versée aux propriétaires.
Le Niger qui est l’un des plus grands pays d’élevage de la sous région compte pas moins de 35 millions de têtes de bétails, toutes espèces confondues.



Environnement

Le ministre de l'Intérieur du Niger soutient qu'on a dérobé une partie de l'aide internationale destinée aux victimes des inondations ayant récemment frappé le pays.
Les pluies diluviennes qui ont durement frappé le Niger ont fait, selon un bilan officiel mais non définitif, 52 morts et 55.840 ménages sinistrés, affectant près de 400.000 personnes sur l'ensemble du territoire national.
Conditions climatiques, pression démographique et rejets de déchets industriels, inondations, extraction de sable, ensablement ne sont que quelques uns des dangers qui planent actuellement sur le fleuve Niger, menaçant sa survie. Et malgré les ressources potentielles considérables qu’offre ce cours d’eau aux 9 pays qu’il traverse, aucune réaction concrète de ces derniers n’est visible à l’heure qu’il est.
Les travaux de construction du barrage de Kandadji n’ont jamais été interrompus, ainsi que l’avaient laissé croire certaines personnes. Ingénieurs russes, agents des travaux, gros engins en marche, l’ambiance qui règne actuellement sur le site de Kandadji ne reflète pas les commentaires et autres critiques qui sont dirigés contre l’entreprise russe ZARUBEZHVODSTROY.
Depuis hier, une épaisse brume couvre une bonne partie du territoire nigérien dont Niamey la capitale. Cette brume qui réduit beaucoup la visibilité à distance inquiète les populations qui redoutent des maladies liées à la respiration.
Le Partenariat national de l’eau (PNE) du Niger organise depuis ce matin, 3 novembre 2011, dans la salle de réunion de Africa Hall, une réunion d’information et de sensibilisation des représentants de la Société civile sur le processus de ratification de la Convention des Nations Unies sur les cours d’eau internationaux.
L’institut de recherche pour le développement (IRD), l’agence panafricaine de la grande muraille verte et le Centre de gestion et d’études stratégiques du Brésil, tiennent depuis ce matin à Niamey et ce jusqu’au 25 octobre 2011, la Conférence tripartite Afrique-Brésil- France sur la lutte contre la désertification en Afrique.










