Niger 24

mardi 21 mai 2013

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Rougeole : Forte augmentation de cas à Zinder et à Agadez

Un total de 2.171 cas de rougeole, dont 9 décès ont été enregistrés depuis le début de l’année, contre 1.175 cas et 4 décès à la même période en 2012, indique le dernier bulletin de OCHA. Selon la direction de la surveillance et de la riposte épidémiologique (DSRE), cette augmentation de 85% serait liée aux mouvements des populations réfugiées et déplacées qui ne sont pas vaccinées en ce qui concerne la zone de Tillabéry.

La même source d’ajouter qu’une épidémie de rougeole de grande ampleur sévit dans le Nord Nigéria et a pu du fait des mouvements des populations amplifier la situation dans les régions de Maradi et de Zinder.

Le nombre de cas à Zinder a atteint 154 (0 décès) signalés du 1er janvier au 5 mai 2013, contre 18 cas (0 décès) en 2012 et à la même période. Selon la direction régionale de la santé publique (DRSP), le district sanitaire de Magaria a totalisé à lui seul 53 cas dont la majorité, en provenance du Nigéria, a été enregistrée au (CSI), frontalier de Dan Tchiao où ces personnes sont venues se faire soigner. Le district sanitaire de la ville de Zinder a enregistré 42 cas, suivi de celui de Tanout (22 cas) et Mirriah (17 cas), essentiellement composés de talibés qui n’ont pas été vaccinés pendant la campagne de vaccination de masse de 2012, parce qu’ils n’étaient pas sur place.

Tous ces districts ont pourtant été couverts par la campagne de vaccination. Cependant, il ressort que le vaccin a une efficacité se situant entre 85 et 90% à cause de ces temps de forte canicule qui accentuent la maladie. Selon la DRSP, tous les malades sont actuellement pris en charge par les districts sanitaires concernés.

Quant à Agadez, elle a aussi enregistré 29 cas de rougeole, dont zéro décès du 1er janvier au 5 mai 2013, contre sept cas et zéro décès à la même période en 2012. Le nombre élevé de cas enregistrés en 2013 s’explique par le foyer enregistré à Ingall avec à lui seul 15 cas dans une communauté nomade, les semaines précédentes et que les services sanitaires de la région ont rapidement jugulé.

Source : OCHA

Téléphonie mobile au Niger : Plus de 3 millions d’abonnés rechignent à se faire identifier

Photo DREn application du décret n°2012-433 du 4 octobre 2012, les opérateurs de téléphonie mobile disposent de six mois pour procéder à l’identification de l’ensemble de leurs clients sous peine de devoir mettre en réception les lignes non identifiées, les suspendre provisoirement, voire, le cas échéant, les suspendre définitivement.

Cette opération qui a débuté en février dernier est prévue pour prendre fin ce 14 mai 2013. Malheureusement, à ce jour, des 5 470 914 abonnés, recensés pour l’ensemble des sociétés de téléphonie mobile opérant au Niger, le comité de suivi des opérations d’identification des abonnés, mis en place à cet effet, constate que 1 607 116 d’abonnés seulement se sont fait identifiés. Soit un taux 29,38 abonnés. C’est dire dans ce cas, qu’au moins 3 240 492 abonnés, correspondant à 59,23% d’abonnés ne sont pas touchés par le processus d’identification, si l’on considère les 623 306 qui sont en cours d’identification.

C’est du moins ce qui ressort du point de presse animé par le dit comité ce jour 14 mai 2013, au siège de l’Agence de régulation multisectoriel (ARM). Comité qui, après investigation, s’est rendu compte que ce faible taux d’identification est du à un certain nombre de problèmes constatés sur le terrain. Parmi ceux-ci, on peut noter la non détention de pièces d’état civil par la majorité des nigériens, notamment en zones périurbaines ; la réticence encore affichée par certains abonnés à se faire enregistrer ; le rapatriement tardif des données recueillies par les agents identificateurs, en région, vers les différentes bases pour traitement et saisie, mais par delà tous ces problème, il y a la question de l’identification par témoignage qui est devenue pour certains détenteurs de cartes d’identité, un fond de commerce car monnayant leur témoignage contre de l’argent.

Ce pourquoi, le comité dans son rapport de fin de mission a jugé nécessaire d’émettre quelques recommandations à l’intention du ministre de tutelle, à savoir le ministre de la Communication.

Ainsi, au terme de son bilan portant sur l’opération d’identification des abonnés de téléphonie mobile, le comité, constatant l’affluence des abonnés – encore visibles sur les différents points d’identification –, pour ne pas estomper cet élan, et surtout, vu le taux élevé d’abonnés non encore identifiés et les conséquences socio économiques qui pourrait découler de la mise en réception d’appel, recommande une ultime prolongation du délai imparti, de trois mois, à compter du 15 mai 2013, « pour la mise en réception des abonnés n’ayant pas été identifiés ». En termes simples, il recommande aux autorités compétentes de repousser la date butoir pour mettre fin à cette vaste opération d’identification.

Epidémie de choléra à Ayorou : 123 cas détectés dont 2 décès

Après plusieurs mois d’extinction, l’épidémie de choléra aurait fait sa réapparition dans la région de Tillabéry où 123 cas seraient confirmés à la date du 11 mai 2013. 2 personnes en seraient décédées, selon le Bulletin hebdomadaire humanitaire des Nations Unis.

‘‘Les premiers cas ont été détectés depuis le 06 Mai au niveau du district d’Ayorou et pris en charge par un centre de traitement du choléra (CTC) installé à environ 3 Km de la ville d’Ayorou’’, indique le Bulletin.

Selon le Directeur de la Surveillance et de la Riposte aux Epidémies au Ministère de la Santé publique, il s’agit du Vibrio cholerae sérogroupe 01 sérotype ogawa, suite aux résultats des analyses fournis par le Centre de Recherche Médicale et Sanitaire (CERMES) de Niamey.

Tous les malades enregistrés jusque-là seraient des habitants d’Ayorou et de ses environs, a indiqué une source proche du Ministère de la Santé publique.

A la suite d’une mission effectuée jeudi 9 Mai 2013 dans la zone, le Ministre de la Santé publique, accompagné du Représentant de l’OMS au Niger, des autorités administratives et sanitaires et des autres partenaires, a présidé une réunion des cadres au cours de laquelle il a demandé la réactivation du comité technique départemental de gestion des épidémies pour conduire la riposte.

Il a en outre exhorté les populations à un changement de comportement. Pour lutter contre la propagation de la maladie, les autorités communales ont de leur côté limité l’accès au fleuve à la population.

Source : OCHA

Niger/Télécommunication : Les agents de SahelCom fustigent l’octroi de nouvelles licences 3G et 4G au détriment de leur société

Photo niger24C’est l’intervention du ministre de la Communication au cours de deux précédents conseils des ministres qui est à la base du ras le bol des agents de SahelCom. Dans sa communication, le ministre propose l’octroi de licences 3G et 4G à de nouvelles compagnies de téléphonie. Ce qui n’est visiblement pas du goût du personnel de la dite société qui, dans une déclaration rendue publique hier, 7 mai 2013, a tenu à le faire savoir.

Ainsi, d’entrée de jeu, dans leur déclaration, les agents de ladite société s’étonnent du fait que ces licences sont en train d’être introduites sur le marché alors même que le cas de SahelCom n’est pas résolu. Nous voulons comprendre, explique Maïmouna Yadiga Boubacar, délégué du personnel, « quelle est la politique en matière de télécommunication que le ministre de la Communication a proposé au gouvernement ? » « Vendre des nouvelles licences et laisser les entreprises nationales disparaître », telle est, selon elle, l’interrogation qui taraude l’esprit de tous les employés de cette compagnie qui, par la présente sortie, attirent l’attention du gouvernement et du président de la république, pour empêcher l’amalgame que le ministre de la Communication est en train de créer dans ce secteur qui, selon eux, « est plus porteur que le pétrole ».

En poussant la réflexion, les agents de SahelCom se demandent même pourquoi, « l’État du Niger ne peut pas gagner les énormes bénéfices qui se font dans ce secteurs, comme dans les pays de sous région, à l’exemple de : ONATEL au Burkina, SONATEL au Sénégal ou MALITEL, au Mali ? » Mieux, poursuit Maïmouna Yadiga, comment comprendre, « qu’une entreprise qui n’arrive pas à payer les salaires peut-elle être redressée sans investissement dans un domaine hautement concurrentiel où, seuls les investissements peuvent créer la différence ? »

Pour le personnel de SahelCom, la réponse est toute trouvée : si le ministre est plus préoccupé à chercher à octroyer de nouvelles licences, alors même qu’en l’occurrence, plus de 11 partenaires se sont manifestés pour une éventuelle reprise de la société, c’est tout simplement parce que ce dernier est plus préoccupé à gagner des commissions importantes pendant que SahelCom arrive à peine à payer ses 129 employés.

Ce pourquoi, le personnel de la société demande impérativement au gouvernement et au président de la république, en particulier, d’user de leurs prérogatives, en vue d’arrêter le processus d’octroi de licences jusqu’à nouvel ordre et de procéder à la reprivatisation immédiate de SahelCom. À cet effet, ils souhaitent vivement que tout soit mis en œuvre dans le cadre d’une éventuelle privatisation, « pour éviter les erreurs du passé, qui ont conduit à cette situation ».

La Société Sahélienne de Télécommunication, SahelCom, est l’une des quatre sociétés de téléphonie mobile à œuvrer au Niger. Créée en 2001, elle fut la première à débuter ses activités, avant d’être reprise par le consortium sino-libyen, DATAPORT. Suite à une gestion cahoteuse qui à conduit la société au bord du gouffre, l’État a décidé, au grand dam du personnel, de la renationalisation de ladite société. Depuis lors elle est sous la coupe du ministère de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information.

Niger : Les agents de la santé en grève à partir du 8 mai prochain

L'ensemble du personnel médical du Niger comprenant les médecins, pharmaciens, chirurgiens, dentistes, infirmiers et techniciens de la santé, envisage de déclencher, à partir du mercredi 8 mai prochain, une grève de 48 heures, avec service minimum, à l'appel de leurs syndicats, pour protester contre la remise en cause par le gouvernement de certains de leurs acquis.

Selon le secrétaire général du Syndicat des pharmaciens, médecins et chirurgiens-dentistes du Niger (Synphamed), Oumarou Maidadji, il s'agit essentiellement de la diminution drastique du taux des ristournes versés au personnel sur l'ensemble des prestations des formations sanitaires, de 35% à 5%, en dépit du protocole d'accord intervenu entre les deux parties sous la médiation de l'Assemblée nationale.

Ce principe qui a commencé depuis les années 1960, vient d'être remis en cause suite à une inspection d'Etat opérée au niveau des différents services de santé en janvier 2012, sur instruction du gouvernement.

Plusieurs agents de la santé ont été, par la suite, arrêtés et incarcérés à la Maison d'arrêt de Kollo et sommés de rembourser le "trop perçu".

« Nous entendons à travers cette grève rentrer dans nos droits ; parce que nous considérons que ce sont des acquis », estime le SG du Synphamed qui exige « une régulation à l'effet rétroactif pour faire revenir la sérénité dans le secteur de la santé ».

Par ailleurs, cette grève intervient au moment où une vingtaine d'agents sont en prison pour d'autres affaires liées à des détournements.

 

Fête du 1er mai 2013 : Des défilés, des revendications en ordre dispersé

A l'instar de la communauté internationale, notre pays a célébré ce mercredi, le 127ème anniversaire des événements sanglants de Chicago. Et c’est à la mémoire des victimes de ce mouvement rudement réprimé par la police que la date du 1er mai a été retenue pour la célébration de la fête du travail.

A Niamey, les différentes centrales syndicales ont donné rendez- vous à leurs sièges aux militants de tous les syndicats affiliés afin de vivre à travers des défilés riches en couleur, ces moments de fête.

Les grands artères de la capitale ont vu défilés des milliers de travailleurs, tantôt à pied tantôt en voitures.

Pour la Coordination Démocratique des Travailleurs nigériens (CDTN), le défilé est parti du siège de ladite centrale pour se terminer au Stade Général Seyni Kountché de Niamey où le SG de la CDTN, M. Issoufou Sidibé, a prononcé son discours bilan de l'exercice syndical écoulé. Pour ce qui est de la Confédération Nigérienne du Travail (CNT), la longue file de militants et autres engins et véhicules, conduite par le Secrétaire général de la CNT, M. Mamadou Sako, est partie du Rond point Main-d’œuvre à la Place de la Concertation, en passant par le Rond point Petit Marché, le Rond point Trésor et le Rond point Maourey.

Quant à la Confédération générale des syndicats libres du Niger (CGSL-Niger), elle a mobilisé son armada de militants et autres matériels motorisés pour un défilé qui s'est déployé du Rond point Terrain musulman jusqu'au Château 9.

Pour leur part, l'Union des Syndicats des Travailleurs du Niger (USTN) et l'Union générale des Travailleurs du Niger (UGTN) ont uni leurs forces pour marquer la célébration de cette 122ème édition de la fête des travailleurs à travers un défilé géant.

De son côté, l'Union Générale des Syndicats de l'Economie informelle (UGSEIN) conduite par sa Secrétaire générale, Mme S a l a m a t o u Mariko, a également mobilisé sa base pour défiler du Bar Ludo au Stade Général Seyni Kountché.

Peu après le défilé, certaines centrales syndicales se sont retrouvées autour de la ministre de la Fonction Publique et du Travail pour la traditionnelle remise des cahiers de doléances. Même s’ils ont fêté en ordre dispersé, ils ont tout de même réussi à « populariser » leurs revendications et exigé des autorités de satisfaire leur plate-forme revendicative. Toutes confédérations confondues, la mobilisation était de taille.

Dans leurs déclarations, les travailleurs sont revenus sur la situation socio-économique de notre pays. Ainsi, la crise du système éducatif est aujourd’hui révélatrice de la « politique de deux poids deux mesures des autorités de la 7ème république ! », a martelé le SG de la Confédération générale des syndicats libres du Niger.

En fait, « le système éducatif est obstrué car désormais, acquérir un savoir ou un diplôme ne sert plus à rien au Niger ». Moussa Ismaelou, un responsable au ministère en charge de l’éducation rassure les travailleurs nigériens sur d'importantes mesures prises par le gouvernement, cette année, « tendant à assurer de meilleures conditions de vie et de travail à la population en général et aux travailleurs, en particuliers ».

Selon lui, il s'agit, entre autres, l'adoption de plusieurs textes dont le statut général de la fonction publique consacrant la mise en place d'une nouvelle grille indiciaire et une augmentation de plus de 10% des salaires. « A celles-ci, viennent s'ajouter la poursuite de l'opération de recrutement sans concours des contractuels dans la fonction publique, la modernisation de la gestion des ressources humaines de l'Etat, la construction de logements sociaux pour les travailleurs », a conclu M. Ismaelou.

La population du Niger franchit la barre des 17 millions en 2012

L’Institut National de la Statistique (INS) a réalisé le dénombrement général du quatrième (4ème) Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) 2012, du 10 au 24 décembre 2012.

Selon le Directeur général de la Statistique Alichina Kourgueni, à la date du 24 décembre 2012 et selon les résultats préliminaires la population du Niger est estimée à 17.129.076 habitants, dont 8.461.444 hommes (49,4%) et 8.667.632 femmes (50,6%).

Répartition des habitants par région et selon l’ordre démographique :

Zinder : 3,5 millions ; Maradi : 3,4 millions ; Tahoua : 3,3 millions ; Tillabéry : 2,7 millions ; Dosso : 2,6 millions ; Niamey : 1,01 million ; Diffa : 591.788 et Agadez : 481.982.

En 2012, notre pays a organisé le quatrième recensement général de sa population pour se conformer ainsi aux fortes recommandations de la communauté statistique internationale qui font obligation à chaque Etat de se soumettre à cet exercice, une fois tous les dix ans. Mais, en raison du contexte politique, le Niger dut déroger à la règle.

Le RGPH de 2012, selon l’INS devrait permettre au Niger : De connaître l’effectif total de la population résidente et sa répartition géographique sur l’ensemble du territoire nigérien, selon la localité habitée ; d’actualiser les connaissances sur les phénomènes démographiques et les caractéristiques économiques, sociales et culturelles de la population et particulièrement des groupes vulnérables ; de collecter les données de base nécessaires à l’appréciation des conditions de vie des populations, notamment  l’estimation de la pauvreté ; de mettre à jour la base de sondage pour appuyer les différentes enquêtes de la période intercensitaire ; de mettre à jour le Répertoire National des Communes (RENACOM), à travers la collecte des coordonnées géographiques de chacune des localités du Niger en vue de faciliter l’élaboration des cartes thématiques.

Dans les faits, cette opération permettra  au Bureau Central du Recensement dont la mise en place a été annoncée par le Conseil des ministres du 14 février 2011, d’actualiser les données sur la situation démographique et les facteurs qui sous-tendent sa dynamique au Niger.

 

 

Sécurité : Les 7 otages français enlevés par Boko Haram au Cameroun enfin libérés

Photo DRLibérés hier vendredi sains et sauf après deux mois de captivités aux mains du groupe islamiste Boko Haram, les sept Français d’une même famille, dont quatre enfants, sont arrivés samedi matin en provenance de Yaoundé à l’aéroport d’Orly, au sud de Paris, où le président François Hollande est venu les accueillir.

La famille Moulin-Fournier a voyagé à bord du Falcon du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius qui a fait un aller-retour au Cameroun pour aller les chercher.

L’appareil s’est posé à 6 heures sur le tarmac où attendaient aussi une dizaine de membres de la famille des ex-otages et une soixantaine de journalistes.

Les sept anciens otages, souriants, des couvertures sur les épaules pour se protéger du froid vif du petit matin, sont descendus de l’avion et tombés immédiatement dans les bras de leurs proches, avant de s’acheminer vers le pavillon d’honneur.

Les trois adultes et quatre enfants âgés de 5 à 12 ans avaient été enlevés le 19 février alors qu’il étaient en vacances dans un parc national dans l’extrême-nord du Cameroun. Paris a attribué l’enlèvement à la secte Boko Haram, très active dans le nord-est du Nigeria.

Le père, la mère et leurs quatre garçons résidaient depuis 2011 à Yaoundé, où Tanguy Moulin-Fournier est employé comme expatrié par GDF Suez. Cyril Moulin-Fournier, le frère de Tanguy, qui vit en Espagne, les avait rejoints pour des vacances.

Les autorités françaises et camerounaises ont indiqué que la famille avait été libérée dans la nuit de jeudi à vendredi à la frontière entre le Cameroun. Très peu d’informations ont filtré sur les conditions de cette libération, annoncée dès vendredi matin par la présidence camerounaise.

François Hollande, qui avait remercié vendredi les autorités camerounaises et nigérianes ayant «travaillé à cette issue heureuse», avait fait valoir que «c’est en étant le plus discret possible que nous pouvons être les plus efficaces».

Il avait également assuré que la France ne changeait pas son «principe», qui est «le non versement de rançons». L’Elysée a également affirmé que la libération des otages n’était pas «une action de force» mais le fruit de «contacts multiples».

«On commence à réaliser que c’est fini et c’est une joie immense (...) C’était très dur. C’est la fin de la saison sèche en ce moment. Il fait une chaleur terrible», avait déclaré Tanguy Moulin-Fournier à la presse lors d’une rencontre vendredi avec Laurent Fabius à la résidence de l’ambassadeur de France à Yaoundé.

«Aujourd’hui, c’est la vie qui a gagné», a déclaré le chef de l’Etat, en faisant part de «l’émotion» du pays avec la libération des sept membres de cette famille dont quatre enfants. «C’est la famille de la France qui est soulagée et heureuse», «c’est la joie qui nous saisit», a dit François Hollande.

Le père de famille Tanguy Moulin-Fournier à ses côtés, le président a souligné que «les autorités françaises avaient fait leur devoir dans la discrétion». Il a «remercié aussi bien le Cameroun que le Nigeria», avec une «pensée particulière pour le président (camerounais Paul) Biya, qui a eu ces derniers jours un rôle important». François Hollande a salué le courage des ex-otages qui, «dans des conditions très difficiles», ont «fait face, «une famille rassemblée qui a attendu patiemment».

Il a dit avoir «des pensées particulières pour les enfants», quatre garçons âgés de 5 à 12 ans. «C’est comme si de rien n’était (...). Ils ont été des appuis solides. S’ils (la famille Moulin-Fournier) ont pu retrouver leur liberté, les enfants y sont pour beaucoup. Ils s’en souviennent et on s’en souviendra», a ajouté le président de la République.

Tanguy Moulin-Fournier a pris la parole pour dire son «immense émotion» et son «immense bonheur». «C’est fini, on en est sortis...», a-t-il déclaré, en remerciant tous ceux qui ont oeuvré à la libération de sa famille et en saluant «l’immense solidarité» qui s’est manifestée autour d’eux.

«Je suis très heureux d’être de retour en France, c’est un grand moment, après on retournera également au Cameroun, qui est un très beau pays où on se plaît beaucoup».

Huit Français sont retenus en otage en Afrique par des groupes islamistes, dont six par al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Le 16 septembre 2010, sept collaborateurs du groupe Areva, dont cinq Français, sont enlevés sur un site d’extraction d’uranium nigérien. Trois otages ont été libérés (dont une Française malade) mais quatre Français sont encore aux mains d’Aqmi : Thierry Dol , Daniel Larribe , Pierre Legrand et Marc Féret.

Le 24 novembre 2011, rappelle t-on, Serge Lazarevic et Philippe Verdon, en voyage d’affaires, sont enlevés par Aqmi dans leur hôtel. Philippe Verdon pourrait avoir été exécuté en mars dernier par ses ravisseurs. Le 20 novembre 2012, Gilberto Rodriguez Leal est enlevé par le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) dans l’ouest du Mali.

Le 19 décembre 2012, Francis Collomp est enlevé par une trentaine d’hommes armés du groupe Ansaru qui attaquent la résidence de la société pour laquelle il travaille.

Sources : RFI, AFP et REUTERS

Médias : L’ONC sortant inflige une amende de 300.000 FCFA au journal L’Evènement

Par décision N° 00011/P/ ONC en date du 29 mars 2013, l’Observatoire national de la communication (ONC) sortant, a infligé une amende de trois cent mille (300.000) FCFA au journal L’Evènement ‘‘pour inobservation de la mise en demeure qui lui a été adressée par lettre N° 000251/P/ONC/SG du 8 juillet 201, consécutive à la publication sans preuves et sans réserve, dans ses livraisons n° 588, 589 et 590 respectivement du 18, 21 et 25 février 2013, d’articles de nature à jeter le discrédit sur Monsieur Hama Amadou, Président de MODEN-FA/LUMANA-AFRICA.’’

L’on se rappelle que Hama Amadou avait par lettre en date du 27 février 2013, introduit une plainte auprès de l’ONC contre ledit journal pour jet de discrédit sur sa personne.

Déjà le 8 juillet 2011, par lettre N° 000251/P/ONC/SG, l’institution de régulation des médias a adressé une mise en demeure au même journal. En plus, le 31 décembre 2012, par Décision N° 00059/P/ONC/SG le journal L’Evènement a écopé d’un avertissement écrit, rappelle t-on.

Cette sanction intervient a la veille de la mise en place du Conseil supérieur de la communication (CSC) qui a remplacé l’ONC mis en place au lendemain du renversement du régime de Tandja Mamadou en février 2010.

Installation du CSC : Abdourahamane Ousmane élu président

photo DRAbdourahamane Ousmane, président sortant de l’Observatoire national de la communication (ONC) vient d’être élu par ses pairs, président du Conseil supérieur de la communication (CSC). C’est par 11 voix contre 4 qu’il a battu son challenger, Mme Aïssata Adamou Mayaki. À l’issue des votes, c’est Ali Ousseini Sountalma – vice président sortant de l’ONC – qui a été désigné pour le seconder. Comme rapporteurs, les conseillers au CSC se sont choisi Ismaël Laoual Salaou et Fadimou Moumouni.

À noter que ces élections se sont déroulées juste après la prestation de serment des 15 conseillers du CSC devant la Cour d’État représentée par son président M. Oumarou Yayé.

Cette prestation de serment vient ainsi entériner le rétablissement du CSC en tant qu’organe constitutionnel. Pour rappel, c’est après le coup d’État du 18 février 2010 que le CSC est devenu ONC. Malgré le retour à un régime constitutionnel normal, avec l’élection de Issoufou Mahamadou à la tête de l’État, en mars 2011, l’ONC continuera à exercer les attributions du CSC, avec à sa tête Abdourahamane Ousmane.

Aujourd’hui, trois ans plus tard, il est rebaptisé avec en son sein des acteurs issus de différentes couches socio professionnelles du pays. Après avoir contribué à la restauration de la démocratie en tant qu’ONC, le CSC de contribuer à son enracinement en tant que régulateur du secteur des médias.

Niger : Plus de 290 000 abonnés à dédommager par Airtel après le bug de mardi dernier

« Airtel, être libre » disait le slogan de cette société de téléphonie mobile qui, forte de ses millions d’abonnés se dit leader du secteur au Niger. Cependant, au regard des récents événements, notamment, le bug qui a déstabiliser le système de facturation de la société le 12 mars dernier, on est en droit de se demander ce qu’être libre peut bien signifier pour tous ces abonnés qui ont malgré tout fait confiance à cette société, jusqu’à la hisser au rang qu’elle occupe actuellement ?

Selon les estimations, ils seraient plus de 290 000 abonnés  à avoir été victimes du bug qui a déréglé le système informatique d’Airtel. 290 000 consommateurs qui garderont un souvenir amer de cette journée de mardi où, spontanément, des centaines d’abonnés désabusés ont décidé de marcher sur le siège d’Airtel. Tous ont vu leurs crédits partir « en fumée » en l’espace de…quelques secondes d’appels. Depuis lors, la société essaye de calmé le jeu en envoyant des messages d’excuse ou d’explication, ou encore des appels se faire enregistrer pour d’éventuels dédommagements.

Autant de gestes qui, pour Nouhou Arzika, défenseur des droits des consommateurs, ne suffisent pas car, selon lui, « dédommager les gens c’est une chose mais les remettre dans leurs droits en est une autre ». Aussi, pour ce dernier, « il faut qu’ils indiquent aux gens, la formule de dédommagement qu’ils envisagent de proposer aux consommateurs pour la situation qu’on leur a fait subir ».

Toujours est-il que pour ce dernier, trop c’est trop et en tant consommateur, explique-t-il, « nous avons été longuement abusés car ces gens là ne sont de gros tricheurs…Et dans le même temps, ils sont devenus de gros corrupteurs ». Suffisantes ou pas, on se demande bien si toutes les mesures prises depuis l’incident peuvent effectivement mettre les clients d’Airtel à l’abri d’un éventuel bug, et ce d’autant plus que selon les abonnés, cet incident n’est pas le premier en date.  

Quant-à l’autorité de régulation, elle demeure muette, plus que jamais impuissante face à la gloutonnerie de ces multinationales dite de droit nigérien mais qui, sans pitié, n’hésite pas à rapatrier régulièrement les capitaux vers d’autres horizons.

Niger : Hama Amadou appelle à un assainissement du secteur des médias

Photo DRLe président de l’Assemblée nationale, Hama Amadou a procédé, lundi dernier, au lancement des travaux de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale au titre de l’année 2013. Lors de cette cérémonie, Hama Amadou a prononcé un discours empreint de responsabilité touchant à certains aspect de la vie de la nation. dans ce discours, il a également dénoncé les travers de certains médias qui se baseraient sur des rumeurs pour véhiculer des fausses informations.

Ainsi, Hama Amadou, s'en est violemment pris à certains journalistes nigériens qu'il a tout simplement qualifiés de "mercenaires de la plume", tout en appelant à un assainissement du secteur.

Le 1er responsable de l’Assemblée national a d’abord regretté que suite à certaines rumeurs publiques ont fait croire que la session parlementaire qui s’ouvre est porteuse de périls graves pour la stabilité de nos institutions. ‘‘Mais sur quoi au juste se fonde-t-on pour faire de tels augures ?’’, s’est-il interrogé.

‘‘A l’analyse sur rien de sérieux. Rien de sérieux, car tout se résume à la rumeur publique et aux écrits pernicieux de quelques plumitifs de nos médias en mal de sensationnel, ou des propos de ces mercenaires de la plume au service d’intérêts extérieurs, qui sont payés pour faire l’événement qui ruinerait les capacités du régime à mieux défendre les intérêts du pays’’, a précisé Hama Amadou.

Ces médias, selon lui, "visent tout simplement à pousser à la rupture entre les partis politiques sur lesquels repose aujourd’hui la stabilité du Niger, en semant le doute et la suspicion dans les esprits, et en rendant l’atmosphère politique irrespirable, pour ceux à qui revient la responsabilité de décider du sort de la nation". Cela est bien triste.

‘‘Mais un journaliste, quel qu’il soit, ne peut troubler la sérénité politique du pays si la liberté de la presse telle qu’elle est aujourd’hui admise au Niger, n’a pas été conçue pour lui permettre de s’adonner en toute impunité aux turpitudes et aux excès, qui mettent en ce moment à mal, la sérénité  politique dans le pays’’, a-t-il indiqué.

Selon, toujours ce dernier, "sous prétexte d'une liberté de presse sans aucun garde-fou, certains médias s'autorisent à désinformer et désintoxiquer délibérément les citoyens, à diffamer aussi sans retenue et sans précaution aucune des hommes politiques".

Et Hama Amadou de souligné la nécessité d'insérer les garde-fous nécessaires dans la loi, qui contraindraient les uns et les autres, à une meilleure observance des principes, des règles et de l'éthique professionnelles dans le métier de presse.

Sécurité au Sahel : Des drones américains sont bien sur le sol nigérien

« Nous ne sommes pas loin du théâtre des opérations du Mali. Sans ces drones et sans la présence de ces avions de reconnaissance, avouons-le, nous sommes aveugles », a déclaré mardi dernier, Marou Amadou, ministre de la Justice et porte-parole du gouvernement, sur la télévision publique.

Le Niger confirme ainsi la présence de drones américains sur son sol, en invoquant la nécessité de « sécuriser les frontières » contre des infiltrations de groupes jihadistes venant du nord du Mali voisin.

« Le Niger n’est pas un terrain de football, c’est un vaste pays. (…) Nos capacités de renseignements sont faibles », a-t-il souligné. Selon lui, sans l’appui de « pays amis », le Niger pourrait difficilement « dormir en paix » dans « le contexte de cette guerre asymétrique » livrée dans le Nord malien par les jihadistes contre les forces franco-africaines.

Le président Mahamadou Issoufou « a fait le serment de sécuriser les frontières, on doit prendre toutes les dispositions avec nos propres moyens et le recours à des pays amis », appui qui « durera le temps de l’intensité du conflit », a poursuivi le porte-parole.

Pour autant, le Niger « n’a aucune intention de laisser s’installer des bases militaires de pays étrangers » sur son territoire, a-t-il assuré.

Marou Amadou a indiqué en outre que le Niger a porté de 500 à 675 hommes ses effectifs au sein de la Misma, la force africaine au Mali, un contingent essentiellement basé à Gao, la grande ville du Nord malien.

Les Etats-Unis ont annoncé la semaine dernière avoir déployé plusieurs drones au Niger, en soutien aux forces françaises au Mali, pour effectuer des vols de surveillance au-dessus de la zone de conflit.

Les appareils, des « Predators », sont déployés sur une base de Niamey, où sont stationnés une centaine de membres du personnel de l’armée de l’air américaine, selon un responsable américain.

Le conflit au Mali, la récente prise d’otages de masse en Algérie ou encore l’assaut donné contre le consulat américain de Benghazi (Libye) en septembre 2012 nourrissent les craintes de Washington, qui redoute depuis des mois une déstabilisation de l’Afrique du Nord par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Sources : Télé Sahel, RFI

Médias : Entretien à bâtons rompus avec Salifou labo Bouché, ministre de la Communication du Niger

Les rapports entre le ministère et les sociétés de téléphonie, la situation de la poste et les problèmes des médias, tels étaient les questions, entre autres, évoquées avec le ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information, M. Salifou Labo Bouché, invité de l’émission « Parler-franc », du service des informations de la télévision Niger24, le samedi 23 février dernier.

D’entrée de jeu, devait reconnaître le ministre Labo Bouché, « le secteur des télécommunications est un secteur difficile à gérer ». Difficile à gérer en ce qui concerne, notamment, le domaine de la téléphonie, eu égard aux soubresauts que connait le secteur à cause de l’interdiction faite à certains opérateurs de poser leur fibre optique en faveur d’une autre.

Ainsi, explique ce dernier, « il faut que les gens comprennent que je ne m’oppose à aucune des sociétés de la place. Au contraire, elles jouent un rôle important pour les populations mais il faut que chacun respecte les actes qu’il a signés ». Il y a par exemple, « les cahiers des charges, il y a les contrats, il y a des licences ainsi de suite. Donc, il faut que chacun fasse un peu attention et que tout le monde respecte l’État. Voilà en fait de quoi il s’agit ».

À la question de l’attribution des licences à ces opérateurs et de l’usage fait de ces licences, le ministre de la Communication explique : « Nous sommes entrain de revoir ces licences. Aussi, nous avons mis en place un comité constitué des représentants des secteurs concernés, y compris des sociétés de téléphonie afin de réfléchir sur la question. On va donc s’assoir avec eux autour d’une table en vue de parler de la révision des cahiers des charges, notamment, qui deviennent un peu dépassés. » De toute évidence a poursuivi ce dernier, ce qu’il faut retenir, « c’est que chaque licence a sa durée de vie qui va de 5 à 15 ans. Tout au plus on procède à une révision à mi parcours de ces licences, et la licence va courir jusqu’à son terme… D’ores et déjà, l’Autorité de régulation a lancé un appel d’offre pour donner deux licences de troisième génération ensuite, nous passeront à la 4G. Mais c’est les fréquences qui sont rares ce ne sont pas des substances que nous avons à notre portée, tout le temps et tous les jours. Il faut qu’il y ait ces fibres optiques à larges bandes qui vont nous permettre d’avoir suffisamment de fréquences pour aller vers les 3G et 4G ».

En ce qui concerne la forte concurrence que fait peser sur la poste les sociétés de téléphonie mobile et leurs messageries, de même que les sociétés de transport qui utilisent des services courrier depuis un certain temps au détriment du service courrier de la poste, Salifou Labo Bouché, a expliqué que le secteur étant libéralisé un texte de loi a été pris pour le réglementer. « Il  ne nous reste plus qu’à le porter à la connaissance des ces sociétés qui ont le droit de transporter les colis, les mandats et autres », devait-il poursuivre. Seulement, « il faut que cela se fasse dans les normes afin que le consommateur ou le client ne soit pas lésé ».

C’est dire, poursuit M. le ministre, « que nous avons d’ailleurs en projet de vouloir assurer le transport du courrier pour qu’il soit régulier mais aussi de faire du transport de voyageurs en même temps que celui des courriers ». En somme, faire d’une pierre deux coups en vue de couvrir l’étendue du territoire national. Toutefois, ceci n’est que de l’ordre du projet, poursuit-il, et une étude est en cours à cet effet. « Si à l’issue de cette étude, il s’avère que ce projet n’est pas utile pour les populations nigériennes, il sera abandonné ».

Pour ce qui est de la presse, le ministre de la Communication a évoqué les questions d’étique et de déontologie dans le secteur mais également le processus d’installation du Conseil supérieur de la communication (CSC), qui est en cours. De plus, il a aussi été question de la Convention collective interprofessionnel des médias qui selon lui n’attend plus que d’être signée par les directeurs généraux des groupes de presse tandis qu’en ce qui concerne la loi sur la publicité, elle est, explique-t-il, dans le circuit et pourrait très bientôt passer à l’Assemblée nationale pour adoption.

Rapport RSF-2013 : Le Niger recule de 14 places

Photo DRSelon le rapport sur le classement mondial de la liberté de la presse 2012-2013, rendu public hier, 29 janvier 2013, par Reporters sans frontières (RSF), le Niger perd 14 places en se classant 43ème sur les 179 pays pris en compte par se classement. Différentes atteintes à la liberté de la presse constatées, en l’occurrence, l’affaire Marcus Issaka Lawson directeur de publication de l’hebdomadaire Jeunesse Info, emprisonné pour faux et usage de faux en écriture ne sont pas étrangères à cette dégringolade.

Toutefois, selon toujours RSF, mise à part cette affaire, le secteur de la presse et de la communication au Niger, se caractérise à la fois par sa diversité mais également par sa précarité, même si par ailleurs, comme il a été précisé dans le rapport de l'année dernière, « depuis la fin du régime de Mamadou Tandja en 2010, les atteintes à la liberté de la presse ont considérablement diminué ». Ce qui peut potentiellement faire du pays, un modèle régional de bonne gouvernance et de respect de la liberté des médias mais, à condition, toutefois, de pouvoir consolider ces acquis.

TNéanmoins, malgré ce recule, le Niger se maintient dans le peloton de tête des pays africains dans lesquels la liberté de la presse est le plus respectée. En effet, selon ce rapport, en Afrique, le Niger se classe 5ème en matière de liberté de la presse après la Namibie (20ème place), premier pays africain, le Cap Vert (25ème place), le Ghana (30ème place) et le Botswana (40ème place).

Crise au Mali : Mise au point des ministres nigériens et tchadiens sur le rôle des médias une fois sur le terrain

Photo DRL’Hôtel Gawèye de Niamey a servi de cadre, le lundi 28 janvier 2013, pour la tenue d’une conférence de presse sur la couverture médiatique des conflits dans le nord du Mali par les journalistes tchadiens et nigériens et la presse étrangère de manière générale.

Cette conférence a été animée conjointement par le ministres tchadien de l’Information et de la Communication, Porte parole du gouvernement, Hassan Silla Ben Bakary, en compagnie de son homologue du Niger, Salifou Labo Bouché et du ministre nigérien de la défense, Mahamadou Karidjo.

Introduisant ce moment d'échanges avec les hommes des médias, le ministre nigérien de la Communication et des Nouvelles Technologies de l'Information, Salifou Labo Bouché, a d'abord rappelé que c'est du fait de leur destin commun que le Niger et le Tchad ont décidé de venir au secours du Mali dont l'intégrité territoriale est menacée par des terroristes et des narcotrafiquants de tous genres.

Ces deux pays sont d'ailleurs en train d'acheminer, dans le cadre de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA), sous conduite de l'Union africaine, des militaires sur le front (650 pour le Niger et 2000 pour le Tchad).

« Cette implication directe du Niger et du Tchad a suscité un intérêt particulier chez les populations des deux pays qui désirent être informées sur le déroulement des opérations ». A en croire ce dernier, c'est donc pour donner suite à ces préoccupations qu'il a été décidé d'envoyer des journalistes sur le terrain des combats.

Pour cela, a indiqué le ministre tchadien de la Communication, Hassan Sylla Bakari, « le président de la République du Tchad entend dégager tous les moyens nécessaires pour une vraie information » Le but est surtout, devait-il poursuivre, « de rendre la presse africaine actrice des événements qui se passent en Afrique afin que, sur le terrain de la guerre au Mali, des journalistes africains rendent compte des événements, et ce, malgré les risques ».

L'important, a dit Hassan Sylla Bakari, « c'est de permettre aux journalistes africains de pouvoir rapporter des images qui traitent aussi bien de l'apport aux forces maliennes que de l'aspect social des forces qui interviennent dans cette guerre ».

Pour cela, l'expérience tchadienne, servira à une meilleure couverture des événements « pour que les Africains informent les Africains », selon toujours ce dernier.

Prenant la parole à son tour, le ministre nigérien de la Défense Nationale, Mahamadou Karidjo, a d'abord rappelé la situation prévaut au Sahel. une situation marquée des trafics en tout genre et une montée en puissance des terroristes qui veulent faire de cette région un véritable "no man's land".

Aussi devait-il poursuivre, « il n'y a donc aucune raison, pour que le Niger ne puisse pas participer à cette guerre, lui qui partage une si longue frontière avec le Mali et dont la situation d'insécurité des fortes chances de toucher le Niger plus que tout autre Etat ».

Le ministre nigérien de la Défense Nationale a informé les journalistes que, « nos forces ont déjà franchi les frontières du Mali pour dénicher tous les nids de ces malfrats qui écument la région sahélienne », annonçant par la même occasion, que des dispositions réglementaires sont prises pour permettre aux journalistes d'être sur le terrain.

A noter que d'ores et déjà, plus de 600 soldats des deux pays sont déjà sur le front. Aux dernières nouvelles, ces derniers contribuent à sécuriser la ville de Gao, libérée par les troupes françaises et maliennes qui poursuivent leur progression vers le Nord. Plusieurs centaines d'autres son en cours d’acheminement.

 

Coopération : L’ambassadeur de chine en visite au groupe Niger24

Photo DRVisiblement émerveillé par les prouesses du groupe Niger24, l’ambassadeur de Chine au Niger, M. Shi Hu, a effectué hier matin, une visite pour s’enquérir des conditions de travail dans ce groupe.

Après une visite guidée conduite par Moustapha Zongoma, le rédacteur en chef du groupe, visite qui les a conduit dans la salle de rédaction, en passant par la salle de montage, le plateau et la salle de diffusion, la délégation chinoise conduite par l’ambassadeur Shi Hu, s’est entretenu avec la directrice déléguée du groupe, M. Ismael Madina.

Au sortir de cet entretien, celui-ci a expliqué être venu pour voir les conditions de travail et le fonctionnement de la chaine. Une visite qui selon ce dernier ne sera pas la dernière. Et celui-ci d’apprécier les progrès enregistrés par cette chaine en moins d’un an de vie et ce, jusqu’à se hisser au rang des chaines les plus suivies et les plus appréciées de Niamey.

Par cette visite, l’ambassadeur chinois vient une fois de plus renforcer les liens de partenariat entre l’ambassade de la république populaire de Chine et le groupe Niger24.

À noter par ailleurs que dans le cadre de ce partenariat, niger24 diffuse déjà le journal de la CCTV, section francophone de la télévision centrale de Chine, du lundi au vendredi, à partir de 19 heures.

Médias : 2012, l’année la plus meurtrière pour les journalistes selon RSF

Avec 88 journalistes et 47 citoyens-journalistes tués, il n’y a pas à dire, pour Reporters sans frontière (RSF), l’année 2012 et l’année la plus meurtrière depuis 1995, date de la première publication de son bilan annuel. 2012 bat ainsi le record enregistré en 2007 où l’assassinat des professionnels des médias avait connu un pic historique de 87 tués pour revenir à 60 en 2008, 75 en 2009, 58 en 2010 et 67 en 2011.

Selon le rapport de RSF, « ce nombre historiquement élevé de journalistes tués en 2012 est principalement imputable au conflit en Syrie, au chaos en Somalie et à la violence des talibans au Pakistan ».

Selon toujours ce rapport, outre les 88 journalistes tués, on note l’assassinat de 47 citoyens-journalistes – dont 44, rien qu’en Syrie – contre seulement 5 en 2011. Les net-citoyens précise RSF, ce sont, « ces hommes et ces femmes qui exercent la fonction de reporter, photographes ou vidéastes pour documenter leur quotidien et la répression ». Sans leur action poursuit le rapport, « le régime syrien serait en mesure d’imposer un black-out total de l’information dans certaines régions et de massacrer à huis clos ».

Ainsi, en tête des pays les plus meurtriers, on retrouve la Syrie, avec 17 journalistes, 44 citoyens-journalistes et 4 collaborateurs tués ; la Somalie avec 18 journalistes tués ; le Pakistan avec 9 journalistes et un collaborateur de médias tués ; le Mexique avec 6 journalistes tués le Brésil et ses 5 journalistes tués en 2012.

À noter, toutefois, selon RSF, une baisse relative des arrestations et des enlèvements de journalistes qui passe respectivement de 1044 en 2011 à 879 en 2012 pour les arrestations et 71 en 2011 à 38 en 2012 pour les enlèvements tandis que dans le même temps, 73 d’entre eux étaient obligés de fuir leurs pays cette année contre 77 en 2011.

L’année 2012 a été marquée sur le continent africain par l’apparition de violences au Mali ou RSF dénombre pas moins de 13 arrestations ou interpellations, 8 agressions et menaces, 2 enlèvements et au moins 4 médias censurés. Les exactions et cas de censures connaissent une augmentation constante au Nigeria en République démocratique du Congo (RDC) et en Somalie tandis qu’une relative accalmie est enregistrée dans des pays comme l’Ouganda, le Malawi ou l’Angola, touchés en 2011, selon RSF, par une vague de répression de manifestations et de mouvements contestataires.

Santé : Le Niger lance une caravane de dépistage du VIH au sein des FDS

Photo DRRenforcer la lutte contre le sida et réduire davantage la prévalence du VIH au sein des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) au Niger, tel est l'objectif visé par la caravane nationale de dépistage et de sensibilisation, organisée du 11 au 31 décembre courant, selon la Radio nationale.

La caravane devra sillonner les huit régions du pays afin de procéder à des dépistages volontaires et gratuits au sein des FDS, ont expliqué les organisateurs.

Le sida est en net recul au sein des FDS et il est le nécessaire de continuer le travail pour maintenir cette tendance, a indiqué le coordonnateur du comité interministériel de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose au sein des FDS, le général de brigade Tahirou Djibo.

Le taux de prévalence, selon les résultats de l'enquête de surveillance, est passé de 3,8 % en 2002 à 1,56 % en 2008 et à 0,39 % en 2011, soit en dessous de la moyenne nationale qui est de 0,7 %, a-t-il expliqué lors de la cérémonie officielle de lancement de la caravane.

Cette baisse est la conséquence logique des efforts énormes déployés par les autorités nationales, les responsables des FDS et leurs partenaires, a encore ajouté le général de brigade Tahirou Djibo, affirmant que les FDS ne constituent plus un groupe à risque.

Source : Voix du Sahel

Société : Le 4ème RGP/H nigérien débutera le 7 pour finir le 24 décembre

A deux jours de début du 4ème Recensement général de la population et de l’habitat, le Directeur général de l’Institut national de la statistique, M. Idrissa Alichina Kourgueni, a animé, ce vendredi 7 décembre 2012, au siège de dudit institut, un point de presse sur l’état d’avancement de l’organisation du 4ème Recensement général de la population et de l’habitat (RGP/H) 2012.

M. Kourgueni a d’abord rappelé que les activités préparatoires dudit recensement ont pratiquement pris fin.

‘‘L’heure est maintenant à l’acheminement des équipes car la logistique et le budget sont déjà disponibles au niveau de chaque région. Tout sera fin prêt dès dimanche et le lundi 10 décembre comme prévu et le dénombrement va démarrer sur tout l’étendue du territoire national pour prendre fin le 24 décembre prochain’’, a rassuré M. Kourgueni.

‘‘Le budget total du 4ème recensement général de la population et de l'habitat 2102 est estimé à 11,196 milliards de FCFA. Les contributions du gouvernement nigérien pour 3,10 milliards de FCFA, l'UE pour 6,55 milliards de FCFA, l'UNFPA pour 1 milliard, la Banque mondiale pour 200 millions de FCFA, l'UNICEF pour 236 millions de FCFA et le PNUD, 200 millions, sont déjà disponibles’’, a-t-il indiqué.

‘‘La collaboration des autorités, des chefs coutumiers, des populations bref de tous les Nigériens, est nécessaire, a indiqué le DG de l’INS, pour garantir un bon succès du dénombrement, notamment à préparer les populations à accueillir les agents recenseurs et à répondre correctement à leurs questions’’.

En outre, la contribution des médias publics comme privés, est requise pour une meilleure couverture de ce grand évènement, ainsi que celle des ministères en charge de la sécurité pour assurer la sécurité des agents recenseurs au cours de leurs déplacements dans certaines zones sensibles du pays.

Ce recensement général de la population nécessitera la mobilisation de 26.400 agents de terrain et près de 5.000 véhicules.

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