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Revue de presse du 26 mai 2012

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Photo Niger24

« Découverte d’une importante quantité d’armes de guerre à Kobagué », nous apprend cette semaine le bimensuel La Colombe. En effet, selon ce bimensuel, c’est dans la nuit du mardi au mercredi dernier, au cours d’un contrôle ordinaire de douane, que cette cargaison d’armes en provenance de Bouaké a été découverte. D’ores et déjà, les trois convoyeurs de cette cargaison, tous de nationalité nigérienne ont été interpellés et une enquête est ouverte mais pour Le Républicain, « Les armes de guerre saisies à Torodi sonnent l’alerte » car, « aujourd’hui, plus que par le passé, la vigilance est de mise car le Niger est entouré par plusieurs pays confrontés à une insécurité multiforme ». le cas au Nord, avec les effets indésirables du conflit armé qui a brutalement mis fin au règne de Kadhafi ; au Sud avec le Nigeria qui est confronté à la menace islamiste de Boko Haram. À ces deux foyers ardents devait ajouter notre confrère, est venu se greffer la crise politico-militaire née au Mali avec la rébellion armée dans le Nord du pays.

Dans cette situation, conseille Le Républicain, « seul un renforcement du dispositif sécuritaire à tous les niveaux peut permettre au pays qui partagent des frontières avec les foyers de confit d’amoindrir les risques auxquels ils sont exposés… et dans le cas précis, n’eut été la vigilance des agents des douanes de Torodi, le véhicule transportant ces armes aurait poursuivi sa route jusqu’à sa destination finale ».

Parlons justement de destination avec Le Canard déchaîné qui, lui, s’est lancé « Sur les traces des destinataires » de ces armes. Des armes qui selon lui, pourraient être destinées à Alqaïda au Maghreb islamique (AQMI), à la rébellion touareg au Mali ou encore aux groupes armés sous traitants d’AQMI. Entendez par là, les anciens rebelles touaregs du Niger qui se seraient reconvertis en trafiquants en tous genres.

Cette semaine, dans les colonnes de nos confrères, il a été également question de Seïni Oumarou et du statut du Chef de file de l’opposition. En effet, après avoir réclamé à corps et à cris un cabinet en tant que chef de file de l’opposition avec les avantages y afférant, celui-ci obtiendra gain de cause car un projet de loi allant dans ce sens sera soumis à l’Assemblée nationale. Cependant, saisi pour avis en interprétation des dispositions de la constitution, relatives au statut du chef de file de l’opposition, le Conseil constitutionnel de transition, émettra un avis des plus défavorables en déclarant, nous explique La Roue de l’histoire, que, « seuls les responsables des institutions de la république sur lesquels s’exerce l’autorité de l’État sont concernés par les traitements avantages et indemnités accordés au titre de l’article 102 de la constitution ». D’où ce titre : « Statut du chef de file de l’opposition : Ça foire pour Seïni Oumarou ».

Le gouvernement va-t-il être remanié ? C’est en tout cas ce que croit savoir l’hebdomadaire Le Courrier qui titre en Une : « Gestion de la 7ème République : Imminence d’un remaniement ministériel ». Et celui-ci d’annoncer le nom des ministres de l’Éducation Nationale, de la Fonction Publique, du Tourisme et de l’Urbanisme qui ne tiendraient plus, selon lui, le rythme du travail présidentiel.

Ce que confirme La Griffe qui, sans s’avancer sur les noms explique que c’est le Président Issoufou Mahamadou même qui est arrivé à la conclusion qu’en un an d’exercice, beaucoup de ministres ont montré leurs limites objectives face aux défis de l’heure.

Il parait que le président de la république voyage beaucoup, beaucoup trop même. C’est du moins ce qui se dit dans les couloires. Pour répondre à ces supputations, La Griffe, dans un article intitulé : « A propos de la polémique sur les voyages du président Issoufou Mahamadou… », explique, en substance, que ce dernier est bien obligé. Sinon, « comment peut-il mobiliser les 6000 milliards de Fcfa qu’il a promis de mobiliser au cours de son premier quinquennat en restant cloitré dans son palais ? » Et faisant le parallèle avec son prédécesseur Tandja Mamadou, celui-ci de poursuivre en expliquant que, « lorsque celui-ci s’est enfermé dans son palais et refusait de prendre part même à des rencontres sous-régionales…, certains lui ont même reproché d’avoir peur de s’exprimer en français devant ses homologues des autres pays ». Tout ceci, pour dire que, « ceux qui, aujourd’hui accusent Issoufou Mahamadou de voyager beaucoup, seront les mêmes à lui reprocher de n’avoir pas honoré ses promesses, si à la fin de son mandat il ne parvenait pas à mobiliser les 6000 milliards promis. »  

10 mai 2011, 10 mai 2012, voilà exactement un an que l’ancien président Tandja Mamadou est sorti de prison. Cependant, constate Le Canard déchaîné, « …aucun mot, aucune bribe de phrase, encore moins une activité publique pour fêter cet anniversaire tant au niveau de son parti politique, le MNSD-Nassara, que de l’Alliance pour la réconciliation nationale ». Ce qui fait dire à ce confrère que : Le MNSD-Nassara jette Tandja aux oubliettes.

Savez-vous ce que gagnent par mois nos dirigeants ? Et bien, cette semaine, Le Miroir vous invite à le découvrir. À en croire celui-ci, nos dirigeants sont bien payés. Très bien payés même car, nous apprend-t-il, le Président de la république au Niger, gagne en numéraire, quelques 3 500 000 Fcfa, sans compter la gratuité de logement, de transport, d’électricité et autres, auxquels il a droit. Idem, pour le Premier ministre qui touche un salaire d’environ 1 892 000 Fcfa tandis que ses ministres ont droit chacun à quelques 1 700 000 Fcfa.

Même le traitement du chef de file de l’opposition a été passé au peigne fin par ce confrère qui nous révèle que celui-ci devrait toucher par mois, environ 1 700 000 Fcfa. Presqu’autant que le Premier ministre.