Lancés le 5 septembre dernier dans la capitale nigériane, les premiers jeux de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest, se poursuivent sur les installations du National Stadium. Après le hand-ball et le volley-ball qui ont ouvert le bal, les deux disciplines restantes que sont la lutte traditionnelle et l'athlétisme sont également entrées en scène cette semaine.
A cette occasion, l'équipe nationale masculine du Niger s'est illustrée lors de sa première sortie en infligeant une sévère correction à la formation du Bénin. Le premier set de cette rencontre a été âprement disputé par les deux équipes. En effet, Nigériens et Béninois se sont adonnés à un véritable chassé-croisé. Plus adroits, et certainement mieux aguerris que leurs adversaires béninois, les poulains de Yacouba Harouna ont fini par remporter ce set sur le score étriqué de 26 points contre 24.
Le même scénario a caractérisé le second set, à l'issue duquel les Nigériens ont une nouvelle fois pris le dessus par 25 points contre 21. Le troisième set a pratiquement scellé le destin des Béninois, qui ont finalement perdu le match par 3 set à 0. Vingt quatre heures plus tard, les volleyeurs nigériens, décidément seuls maitres à bord, vont réaffirmer leur suprématie devant la redoutable formation du Nigeria, qu'ils envoient au tapis sur le score de 3 sets à 2. Une victoire qui consacre le Niger premier de sa poule et le qualifie pour les demi finales face à la Sierra Leone, deuxième de son groupe.
Les jeunes Etalons du Burkina Faso, quant à eux, se sont frottés à la formation de la Sierra Leone. Après un match à couteaux tirés, les Burkinabés se sont débarrassés de leurs adversaires par 3 sets contre 2. La formation du Nigeria, qui passe pour être l'équipe favorite de ce tournoi, a dicté sa loi à son homologue du Bénin battu sur le score de 3 sets à 0. En hand-ball féminin, les Nigériennes ont, pour la deuxième fois consécutive, courbé l'échine, en perdant face à l'équipe du Ghana. Chez les garçons, le Nigeria l'a remporté sur le fil du rasoir face au Ghana. Une courte victoire, qui ouvre cependant largement le chemin des phases finales au pays hôte.
Les combats de lutte traditionnelle ont débuté, mercredi dernier, dans le gymnase du National Stadium. Autant dire que les conditions sont loin d'être favorables à la pratique de la lutte traditionnelle. En effet, il n'y a ni public qui exulte à l'apparition des gladiateurs, ni tam-tam pour provoquer l'orgueil des lutteurs. C'est dans cette atmosphère maussade et totalement fade que se sont déroulées les confrontations de la journée. Le Niger était dans le groupe B, en compagnie du Nigeria, de la Guinée Conakry, et du Bénin.
La deuxième poule était composée du Sénégal, du Mali, du Burkina Faso et du Togo. En compétition par équipe, le Niger a laminé la Guinée Conakry et le Bénin par 5 victoires contre 0. Issia Oumarou en 66 kg, Tassiou Ibrahim en 76 kg, Yacouba Adamou en 86 kg, Oumarou Bindigaou en 100kg, et Harouna Abdou en 120 kg n'ont pas fait de détail devant leurs adversaires guinéens et maliens.
En revanche, c'est leur confrontation avec les colosses du pays hôte qui a pratiquement tourné court pour les Nigériens. Deux (2) victoires de Yacouba Adamou et Oumarou Bindigaou devant Marvel Bibo et Lucky Opiah, et trois (3) défaites de Issia Oumarou, Tassiou Ibrahim et Harouna Abdou qui a écopé d'un avertissement face à Sunday Oliyah, ont scellé le destin des Nigériens battus par 3 à 2. Dans l'autre groupe, le Sénégal s'est facilement débarrassé du Mali et du Burkina Faso par 5 victoires contre 0 lors de chaque match, avant de battre le Togo par 4 victoires contre 1.
Le Nigeria a réalisé un parcours sans faute à l'occasion de cette première journée. Après sa victoire face au Niger, il a infligé une sévère 5 victoires à 0 à la Guinée Conakry et au Bénin. Les combats des phases finales en individuel et par équipe se disputeront ce vendredi au gymnase du National Stadium d'Abuja. Quant à l'athlétisme, à l'issue des premières épreuves, le Niger s'en sort avec trois médailles dont une en argent remportée par Nadia Boureima sur 3000m et deux en bronze remportées sur 800 m et 5000 m par Aminata Kimba et Anelka.


























